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K. Moustafaeva : Rêve, Fierté, Bonheur

Kseniya Moustafaeva, 12ème à l’issue du concours multiple des Mondiaux de Stuttgart (GER), concrétise son rêve de petite fille en décrochant sa qualification pour les Jeux Olympiques de Rio. Elle nous livre ici son retour sur cette semaine éprouvante et sur sa préparation pour les mois à venir. Le début de la course olympique…

B : Comment s’est déroulée ta préparation contrairement aux mondiaux précédents ?
K.M. : Même si ces championnats du Monde à Stuttgart étaient mes troisièmes mondiaux, la pression était plus forte et montait de plus en plus avec l’échéance qui approchait. J’ai eu la chance de partir en stage en Russie quelques semaines avant, cela m’a permis de beaucoup progresser et d’engranger un maximum de confiance en travaillant avec les plus fortes gymnastes du monde. Nous travaillons toutes pour un même objectif, ce qui a représenté un réel avantage pendant cette période.

B : Comment as-tu géré le stress qu’un enjeu de cette taille implique ?
K.M. : L’objectif pour moi était de ne pas me mettre trop vite dans la compétition. J’ai vraiment essayé d’y aller par étape mais il fallait aussi gérer la fatigue. Il est très difficile de répondre à cette question car chaque jour était différent, le stress n’était pas le même à chaque engin, surtout le dernier jour. J’ai travaillé avec une préparatrice mentale et cela m’a beaucoup aidé.

B : Finaliste au ruban, tu espérais également te qualifier à d’autres spécialités. Ressens-tu de la déception malgré ta constante progression depuis trois ans ?
K.M. : Non je n’ai aucun regret, juste des remords. Mon but ultime était la qualification pour les Jeux même si j’aurais bien évidement voulu gommer quelques fautes sur certains engins qui m’ont sûrement coûté la finale mais j’ai atteint mon objectif et pour moi c’est le plus important.

B : De quelle manière vas-tu axer ta préparation pour cette nouvelle saison jusqu’à Rio ?
K.M. : Après deux semaines de repos, je suis de retour sur le praticable. Il faut désormais
que je planifie mon année, que je l’organise afin que tout soir clair dans ma tête. Je vais notamment changer mes enchaînements et faire davantage de stages en Russie.

B : Quels enchaînements vas-tu renouveler et/ou conserver ?
K.M. : Je change les quatre enchaînements.

Crédit photo © Fanny Cortyl

B : Que te reste-t-il à améliorer et à travailler pour intégrer la finale olympique voire le podium ?
K.M. : Mon objectif sera de réaliser de bonnes performances tout au long de l’année. Réussir à être stable à tous les engins pour arriver en meilleure condition possible aux Jeux Olympiques.

B : Tu es une gymnaste très complète qui présente des chorégraphies assez différentes d’un engin à l’autre. Une préférence ?
K.M. : Non, chaque enfin pour moi est différent. Chaque engin à un style, une histoire. Je prends du plaisir avec chaque engin différemment selon les compositions. J’ai une préférence pour le ballon en ce qui concerne l’engin en lui même… J’aime beaucoup trouver de nouveaux éléments et travailler avec.

B : Ton entraîneur est également ta maman, en quoi est-ce un avantage pour une athlète de haut niveau ?
K.M. : L’un des points positifs est que ma mère est toujours là pour moi, que ce soit dans les moments difficiles ou pour me remettre en question. Elle m’a poussé à ne pas abandonner lorsque je voulais baisser les bras. Ma mère est toujours avec moi et je suis fière que nous ayons atteint cet objectif ensemble.

B : Trois mots pour définir ton ressenti sur ton statut de future olympienne…
K.M. : Rêve, Fierté, Bonheur.