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Sport sans frontières 2013

En ce moment se déroule une série de stages de GR à Chypre, organisés en partenariat par les fédérations russe et chypriote de gymnastique. Cette organisation propose depuis maintenant deux ans, pour plusieurs disciplines sportives, des séjours d’une quinzaine de jours alternant séances d’entraînement et moments de détente dans un cadre idyllique.
Pour en savoir plus sur les modalités et le déroulement de “Sport sans frontières”, rendez-vous ici !

Lisa R. (période : 25 juillet – 7 août) a chaleureusement accepté de partager son expérience pour les françaises qui souhaiteraient s’inscrire l’année prochaine. Voici son témoignage :

Financement : Pour trouver le financement du stage, j’ai pu bénéficier d’une bourse de la mairie
(qui aide les projets jeunes) donc renseignez-vous auprès de la vôtre, il existe sûrement une bourse ou autres aides… J’ai également vendu mon ancien justaucorps. Puis, avec mon club, nous avons fait une tombola. Cela m’a permis de payer une très grosse partie. En ce qui concerne les billets d’avion, prenez les bien à l’avance afin d’économiser au maximum.

Le voyage : Après un long voyage d’environ 10h (à cause d’une escale en Allemagne), j’ai atterri enfin à Chypre vers 3h du matin. J’avais peur de me retrouver toute seule à l’aéroport, mais ma mère a appelé pour vérifier si on ne m’avait pas oublié. C’est Michalis, un chauffeur très sympa, qui est venu me chercher. Nous avons ensuite fait route vers l’hôtel (environ 1h de Larnaca). La circulation, ainsi que les voitures, sont les mêmes qu’en Angleterre, c’est-à-dire tout inversé.
Je suis arrivée à l’hôtel. Il était très grand et très bien situé. Il y avait un grand salon, une piscine, un restaurant et heureusement un ascenseur, car monter trois étages avec la valise, c’est très dur :). Il y avait également un établissement de gym juste à côté (piscine, salle de musculation…).
Je suis tombée avec une russe de 11 ans (qui ne parlait presque pas anglais et donc la communication était assez difficile). C’est d’ailleurs ses entraineurs qui nous ont entrainées (Ksenia Grigoryan et Elina Posevina, double championne olympique en ensemble).

Le gymnase : Le matin, nous nous levions à 6h30 pour déjeuner à 7h00. Puis vers 7h45 nous
partions pour l’entrainement. Le gymnase était à environ 5 min à pied, il se trouvait dans l’école où se déroulait les stages linguistiques. Il comportait des vestiaires, des tribunes, un praticable principal (qui ressemble plus à de la moquette, je me suis brûlée les coudes et le dessus des pieds, il m’a fallu
minimum 4 jours pour ne plus me brûler) et sur les côtés deux morceaux de moquettes. Et bien sûr, des ventilateurs et de l’eau fraiche à disposition, car il faisait très chaud. Il était très bien, seulement le plafond était assez bas, même pas le temps de faire deux déboulés+roulade.

1er entraînement : Une fois arrivées au gymnase, nous commencions à faire des étirements seules en
attendant que tout le monde arrive. Puis dès qu’il était 8h, nous courions autour du praticable, ensuite venait le moment de l’échauffement, étirements et musculation pendant environ 45 min. Après, soit nous faisions des diagonales ou bien nous prenions l’engin du jour. On alternait à chaque entraînement (Exemple : matin corde, soir cerceau). Nous apprenions de nouvelles manipes.

La plage : Puis venait l’heure d’aller à la plage (ce n’était pas obligatoire) à 11h. Une
navette de l’hôtel venait nous chercher devant l’école. Le trajet durait environ 10 min. La mer était la même qu’en France (niveau couleur), par contre plus chaude et avec plus de vagues.

Le repas : Vers 13h, nous reprenions la navette direction l’hôtel pour manger. Le restaurant marchait comme un buffet, nous nous servions comme nous voulions. Petite anecdote, les russes sont très fines et surtout ne mangent presque rien.
Cependant avis aux gourmandes pas de dessert pour les gymnastes (que des fruits pour le dessert), les autres personnes de l’hôtel (des jeunes du stage linguistique) avaient le droit à des gâteaux certains soir. Heureusement, il y avait un bar dans l’hôtel où nous pouvions acheter des glaces, milkshakes et surtout une supérette à 5 min (les prix ne changent pas trop comparés à la France). Après le repas du midi, nous étions libres de faire ce que nous voulions jusqu’à 15h45.

Temps libre : Pour ma part, j’allais à la piscine car je n’allais pas trop à la mer (seulement 2
fois) le soleil y est très très fort. Donc attention aux peaux blanches, les coups de soleil arrivent très vite malgré l’indice 50+ de la crème solaire.

2ème entraînement : 16h, l’heure du second entraînement a sonné. Nous courions quelques tours puis
direction les barres pour de la danse classique, ensuite nous faisions de nouvelles manipulations avec un nouvel engin.
Vers 18h, nous avions danse avec Ekaterina Chukalina pour le “gala” final. Je ne faisais pas cette partie à cause d’un problème au genou. La journée d’entraînement s’achève à partir de 19h. Nous allions dîner puis temps libre.

Impressions globales : Je vous conseille de partir avec une amie au minimum, car on se sent très vite
seule. Heureusement, j’ai fini par me faire des amis (qui faisaient partie du stage linguistique qui se déroule dans l’hôtel) et partagé des journées avec eux. Cela m’a permis de pouvoir parler anglais car ils étaient Israëliens (malgré mon faible niveau, j’ai pu communiquer). J’ai pu participer aux animations du soir avec eux. Les animateurs sont très sympas, j’ai aussi eu l’occasion de faire une partie de basket alors que c’était réservé pour les personnes du stage uniquement.
Il y a toujours de l’animation dans l’hôtel (boules quiès la nuit si le bruit
vous dérange), et il y a surtout beaucoup de russes que ce soit au stage de gym ou au stage
linguistique.
Il y a l’accès wifi dans le salon de l’hôtel, qu peut être par contre vite être saturé, car l’hôtel compte surtout des jeunes en cette période.

Pensez surtout à prendre un adaptateur ! Essayez aussi d’amener tous vos engins même si l’organisation en prévoit en supplément. Il est quand même préférable d’avoir un grand écart ainsi que de maîtriser la souplesse arrière et avant sinon on galère bien vite.
Les courbatures disparaissent au bout de 3-4 jours. Après 14 jours, on sent la fatigue arriver malgré les 10h de sommeil par nuit.

Je ne regrette pas du tout ce stage, malgré la dureté de celui-ci quand on n’est pas habitué à pratiquer pour un certain nombre d’heures. Cette expérience restera à tout point de vue inoubliable.” – Lisa R. –