Rétro du moment...

10ème finaliste aux Jeux de Rio (BRA) et quadruple championne de France, plus besoin de présenter Kseniya Moustafaeva qui aborde, dès la rentrée 2017, un nouveau code de pointage et un cycle olympique qui la mèneront sans aucun doute à Tokyo (JPN) en 2020 pour une seconde qualification olympique. En tous cas, c’est tout ce qu’on peut lui souhaiter. Voici comment elle envisage les quatre années à venir.

Bodychou : Retour sur ta finale à Rio et sur tes premiers Jeux Olympiques, peux-tu nous faire part de cette incroyable expérience ?
Kseniya : C’est une expérience unique , aucune autre compétition n’est comparable aux Jeux Olympiques. Les émotions y sont décuplées. Le village olympique était comparable à celui des Jeux Européens, mais ce qui changeait vraiment c’était la compétition. Il y avait beaucoup de pression. Le plus dur a été le premier passage des qualifications, lorsque je suis sortie du praticable, j’avais envie de pleurer car j’avais réussi.

B : Qu’est ce qui se passe dans ta tête au moment d’entrer sur le praticable ? As-tu été amenée à gérer ton stress différemment que pour une autre compétition ?
K : Oui et non, j’ai essayé de prendre cette compétition comme n’importe quelle autre car je me suis dit que le travail sur le praticable reste le même, ce qui est vrai. Mais c’est surtout quand tu réalises à la fin que tu es vraiment aux Jeux que la magie opère, car pendant la compétition j’étais dans une concentration extreme, j’étais dans ma bulle, ce qui m’a permis de ne pas stresser énormément.

B : Comment vas-tu aborder ce nouveau cycle olympique ?
K : Déjà je vais avant tout me faire plaisir, car je sais que ces quatre années vont être les dernières de ma carrière. Je suis en ce moment même en Russie pour monter mes nouveaux enchaînements. Ma première sortie internationale sera le Grand Prix de Moscou mi février.

B : Quels sont, selon toi, les changements bons ou mauvais du code de pointage 2017-2020 ?
K : J’attends de faire une année pour pouvoir comparer avec l’ancien. Il n’y a pas de limites de points, pas de fiches… C’est une réelle évolution. Le travail a l’engin est plus valorisé ce qui est un point positif pour moi. On verra par la suite.

No word could leave my mouth explain , just sky away… ⚖ ©Tristan Hevin

Une photo publiée par Kseniya Moustafaeva ✨ (@ksucha_m) le

B : Je suppose que ton objectif est désormais de te qualifier une seconde fois dans quatre ans aux Jeux de Tokyo. Comment envisages-tu ta préparation ?
K : L’objectif de ma préparation sera de faire évoluer mon style, de proposer à chaque fois quelque chose de nouveau, de surprenant. Puis surtout d’être stable et régulière lors des compétitions.

B : Quels sont les thèmes chorégraphiques et que tu vas aborder dans tes nouveaux enchaînements ? Et comme prises de risque ?
K : Surprise 🙂

B : Aujourd’hui quelles sont encore tes forces et faiblesses, quel(s) point(s) penses-tu devoir travailler davantage ?
K : Ma force restera mon expérience et le fait d’avoir du soutien autour de moi. Le travail a l’engin et mon style je pense sont mes plus forts atouts. Quant à mes faiblesses, je dirais ma régularité et qu’il faudrait que je gagne davantage de confiance en moi.

B : Et à côté de la GR, quels sont les projets (universitaire ou tout autre) ou activités auxquels tu t’adonnes ?
K : J’ai commencé une école de journalisme l’année dernière, j’ai choisi de dédoubler mon année pour les Olympiades donc je vais la terminer en 2017. Donc logiquement, je prévois une reconversion dans les médias.

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Originaire du club d’Argenteuil (93) en FSGT puis intégrée au Pôle d’Evry (91) et enfin à l’INSEP au sein de l’ensemble France de 2010 à 2015, Océane Charoy se lance aujourd’hui dans un projet qui lui tient à cœur : la création de son propre club de gymnastique rythmique. L’Arena Sport Club a démarré ses activités à Nogent-sur-Marne (94) à la mi-septembre. Au bout d’un mois d’ouverture, Océane nous fait part des débuts du club et de son expérience en tant qu’entraîneur.

Bodychou GR : Pourquoi et de quelle manière as-tu décidé de te lancer dans ce projet ?
Océane Charoy : Pour moi, ce projet m’est apparu de manière naturelle, une suite logique dans mon parcours. Après l’arrêt de ma carrière de sportive de haut niveau, je ressentais une sorte de manque, un besoin. La création d’un club s’est imposé comme une évidence. Je suivais ma passion depuis des années, il était temps pour moi de la transmettre.
Le destin m’a donné un coup de pouce. Mon compagnon, ancien lutteur, résident de l’INSEP et ex-international français et monégasque, avait pour rêve de développer un club de lutte. L’union faisant la force, nous avons décidé d’un commun accord, de nous lancer dans ce projet et d’ouvrir un club proposant nos deux disciplines.

B : Comment se déroule l’organisation administrative et sportive d’une structure telle que l’Arena Sport Club ?
O.C. : Comme l’Arena est un tout nouveau club, nous endossons les différents costumes de président, gestionnaires administratifs, financiers et entraîneurs, en enseignant bien sûr nos disciplines respectives.

B : Désormais, tu portes la « casquette » d’entraîneur, quel est ton ressenti face à ce nouveau rôle ?
O.C. : Je n’ai pas le sentiment d’avoir connu la phase se situant entre l’athlète et l’entraîneur. Seulement quelques mois se sont écoulés entre ma carrière de gymnaste et mes débuts en tant que coach.
Mais cette nouvelle « casquette » me plaît. C’est tout autant gratifiant de tenir les rennes, d’enseigner ma passion, de construire quelque chose et de voir les résultats d’une équipe avec les yeux du bâtisseur.

B : Pour tout athlète de haut niveau, il y a un avant et un après carrière. Cette expérience te permet-elle de conserver un lien moins douloureux avec la GR sans renoncer à la salle et aux praticables ? Comment s’est passé l’après pour toi ?
O.C. : Avec le recul que j’ai pu prendre malgré le peu de temps dont j’ai disposé, je me suis rendue compte que ce n’était pas avec la GR en tant qu’entité que j’avais un lien douloureux, mais avec des éléments extérieurs devenus internes à mon sport. Heureusement, ces derniers appartiennent au passé. La deuxième chose dont j’ai pris conscience c’est qu’à l’instar d’une personne dépendante à une drogue, j’avais besoin de quelque chose, je ressentais un manque. Heureusement dans le sport, rien de nocif, la drogue dont j’avais besoin c’etait la GR. Quel bonheur de pratiquer, d’enseigner, d’être de l’autre côté du praticable.

B : L’Arena Sport Club est labellisé FFG ? Le choix de la fédération de rattachement s’est imposé logiquement ou as-tu hésité avec la FSGT au vu de ton club d’origine ? Pourquoi ?
O.C. : Notre affiliation récente à la FFG est lié à mon parcours. En effet, ayant évoluée dans cette fédération pendant la majeure partie de ma carrière, le choix a été fait par rapport à mon expérience.

B : Quel soutien ou quels sponsors as-tu reçus en ce qui concerne le financement, le fonctionnement et toutes les démarches qui découlent d’un tel projet ?
O.C. : Easy cab, Brasserie 175, Sushi Shop, la Société Générale, le cinéma « Le Palais », le bowling de Nogent, ce sont autant d’enseignes qui ont eu confiance en notre ambition. Je travaille à temps plein au Service des Sports de Nogent, avec lequel nous sommes en partenariat, qui est féru d’innovation, ainsi, l’introduction de deux disciplines olympiques dans son paysage sportif a aidé au développement du projet et a permis de faciliter les démarches.

B : Le premier cours de GR a eu lieu le 8 septembre 2016. Quel est le bilan au bout d’un mois ?
O.C. : Complet.
Sans prétention, apres le Forum des Associations, dont notre fierté est d’avoir été élus « plus beau stand », nous affichions complets.
Passée l’appréhension de mes premiers pas d’entraîneur, au bout d’un mois, je me sens épanouie et considère nos débuts comme un succès. Mes retrouvailles avec une amie, Manon Venot, ancienne membre du Pole d’Evry, et désormais coach au même titre que moi, ne sont pas innocentes à cette réussite.

B : Quels sont les niveaux / sections proposés (loisir, compétition, haut niveau…) ?
O.C. : Le club est ouvert à tous et à toutes, du loisir à la compétition. N’ayant que des débutants, cette première année est consacrée à la découverte de la discipline.

B : Quels objectifs as-tu déjà en tête pour ta structure ? Que peut-on te souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?
O.C. : Nous avons l’ambition d’aider, d’accompagner les filles, d’être un tremplin jusqu’à l’apogée de leur passion.
Au niveau du club, nous souhaiterions élargir à long terme notre projet et introduire d’autres disciplines afin de devenir un grand club pluridisciplinaire.
Si on peut me souhaiter quelque chose c’est que notre club soit pérenne et prospère.
D’un point de vue personnel, on peut me souhaiter de poursuivre mon chemin d’entraîneur, cousu d’envie, de passion, de m’épanouir dans ce rôle, en bref de réussir pleinement ma reconversion.

B : Un petit mot pour tous les fans de GR…
O.C. : Suivez vos ambitions, vos passions.
Une phrase que j’aime me répéter et qui est devenue un moteur : » A force de persévérance, on arrive toujours à ses fins. »

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Communauté / PresseObjectif Mondial pour Axelle

le 8 octobre 2016Commentaires fermés sur Objectif Mondial pour Axelle

Jeune représentante du Pôle de Calais, Axelle Jovenin, 16 ans, fait ses preuves en senior depuis déjà deux ans et espère se qualifier aux prochains Mondiaux de Pesaro (ITA) qui auront lieu en septembre 2017. Elle représenterait ainsi la France en individuel aux côtés de son aînée Kseniya Moustafaeva. Elle a accepté de répondre à quelques questions pour notre plus grand plaisir.

Bodychou GR : Quels sont tes objectifs pour cette nouvelle saison?
Axelle : Mes objectifs sont de me faire connaître au fil des tournois et surtout de décrocher une qualification pour les championnats du monde en septembre 2017.

B : A quels tournois et championnats va-t’on te retrouver cette année ?
A : Le calendrier n’est pas encore défini mais il se pourrait que je sois présente au Grand Prix de Thiais ainsi qu’à celui de Moscou en début d’année, ainsi que sur plusieurs étapes Coupes du Monde telles que Bakou, Kazan, Sofia, Guadalajara… j’espère faire plusieurs sorties internationales.

B : Avec quel engin te sens-tu le plus à l’aise et pourquoi ?
A : Depuis mes débuts, j’apprécie énormément les massues, c’est d’ailleurs mon engin favori, j’aime le mouvement et la technique que donne cet engin à la chorégraphie.

B : Sur quelles difficultés vas-tu axer tes nouveaux enchaînements ? Quels sont tes éléments clés ?
A : Sur mes nouvelles compositions je vais plus m’orienter sur l’interprétation des gestes, sur l’émotion. Mes points clés sont mes difficultés corporelles. (B : A l’image de ce fameux saut que tu réalises souvent dans tes enchaînements, ci-dessous en photo)
© Jérôme Auvard

B : Et en terme de chorégraphie et de musique ?
A : Je travaille sur quelque chose avec beaucoup plus de maturité que les années précédentes.

B : Pour revenir à tes débuts, comment as tu connu la GR ?
A : Suite à un dessin animé qui se nomme ‘Cynthia ou le rythme de la vie‘, que ma maman m’a fait découvrir, j’ai voulu essayer et j’ai toute suite accroché dès le premier entraînement.

B : Qui admires-tu comme gymnaste ou que tu aurais comme modèle ?
A : J’en admire beaucoup, mais pas pour les mêmes raisons ; l’ukrainienne Anna Rizatdinova que j’admire pour son interprétation corporelle qui est juste extraordinaire, la géorgienne Salome Phajava que j’admire pour sa démarcation envers les autres, son style bien à elle, et pour finir la russe Margarita Mamun qui possède toutes les qualités requises et qui m’impressionne énormément.

B : Selon toi, quelles sont les valeurs que communique la GR et quelles qualités requiert-elle ?
A : En premier plan, je dirais que la confiance en soi et le travail sont les deux premières qualités pour pratiquer la GR.

B : A côté de la GR, as-tu d’autres passions ou des projets en cours ?
A : Oui j’ai d’autres passions, comme la natation, le hiphop et comme toutes filles de mon âge, j’aime le shopping, les sorties entres amies…

B : Un selfie pour conclure ?
A :

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Circuit Grand PrixGP Eilat (Holon) 2016

le 24 septembre 2016Commentaires fermés sur GP Eilat (Holon) 2016

Le tournoi de Eilat (ISR), clôture, ce samedi, le circuit Grand Prix 2016 avec la victoire logique de la russe Aleksandra Soldatova qui décroche l’or à l’issue des qualifications ainsi qu’aux quatre finales.

Le podium du concours général est complété par ses coéquipières, les jumelles Dina et Arina Averina, respectivement seconde et troisième des qualifications. Chacune engagée à deux finales sur quatre, la première décroche l’argent au ballon tandis que la seconde s’empare aussi de l’argent, au cerceau et au ruban. Pas de seconde médaille pour Dina étant donné qu’elle rate son rattrapé final aux massues et ne termine qu’avec un seul engin.

Quant aux israéliennes, elles prennent leur revanche en finale avec des enchaînements innovants et dynamiques. Linoy Ashram, 4ème, remporte l’argent aux massues et Victoria Veinberg Filanovsky, 5ème, récupère le bronze à toutes les finales.

Résultats : cliquez-ici !

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