Rétro du moment...

Le tournoi World Cup Challenge de Guadalajara (ESP) était une étape particulière puisque c’est dans cette même salle que se joueront les championnats d’Europe dans trois semaines. Si, stratégiquement parlant, toutes les gymnastes n’étaient pas présentes, cela a permis à certaines et notamment à nos françaises de prendre leurs marques !

Axelle Jovenin est d’ailleurs particulièrement confiante puisqu’elle signe une superbe 12ème place sur une cinquantaine de participantes et une finale au ballon en prime (8ème). Le passage des qualifications s’est nettement mieux passé qu’en finale mais ses résultats sont de très bonne augure pour la suite.

Quant à l’ensemble France, elles quittent l’Espagne après une compétition en demi-teinte. Très attendues aux cerceaux, elles passent à côté de leur passage mais se relèvent le lendemain au combiné cordes ballons en se hissant à la 13ème place du concours général. L’objectif sera bien entendu de réussir le sans chute aux deux passages dans trois semaines. On croise les doigts et on tombe sur elles !

Grosse pensée à la roumaine Ana Luiza Filiorianu qui s’est blessée gravement au genou pendant son passage au ballon en plein milieu d’un pivot renversement. Elle souhaite revenir à la compétition mais prendra tout le temps nécessaire pour être complètement rétablie. Olympienne aux Jeux de Rio (BRA) et médaillée de bronze aux J.O.J. de Singapour, c’est une gymnaste que j’affectionne particulièrement et que j’espère vivement revoir sur les praticables si possible !

En individuel, l’israélienne Linoy Ashram continue son ascension malgré l’absence de la championne du Monde Dina Averina. La médaillée de bronze des derniers championnats du Monde prend le lead au général à 0,05 points de la russe Aleksandra Soldatova. Elle décroche une seconde victoire en finale, au ballon et deux médailles d’argent au cerceau et au ruban. Elle doit par contre se contenter d’une 6ème place en finale des massues suite à des imprécisions sur ses rattrapés et un lâché tout bête sur une liaison.

© Tournoi de Guadalajara – Axelle Jovenin (FRA)

La russe Aleksandra Soldatova reste donc en seconde position lors des qualifications. Elle décroche pourtant l’or au ruban et l’argent aux massues en finale mais elle recule au cerceau suite à de grosses hésitations et un important déséquilibre sur un pivot renversement et termine 6ème. Au ballon, guère mieux avec une 7ème place due à un autre déséquilibre sur un pivot en I et un échappé sur le rattrapé suivant bloqué dans le dos en souplesse.
Sa coéquipière Arina Averina, vice championne du monde 2017, prend le bronze des qualifications avec une sortie au ballon suite au raté de son rattrapé roulade. Elle s’empare de l’or au cerceau et aux massues et du bronze au ruban.

4ème et en très nette progression depuis le retour de blessure de sa coéquipière Alexandra Agiurgiuculese (présente elle aussi sur ce tournoi), l’italienne Milena Baldassarri prouve de nouveau au petit monde de la GR que l’Italie n’est pas seulement forte qu’en ensemble. Elle décroche d’ailleurs l’argent au ballon et le bronze aux massues.

Plus timide, Anastasia Salos (BLR), 6ème, et Nikol Zelikman (ISR), 11ème, prennent respectivement le bronze au cerceau et au ballon.

En ensemble, les bulgares et les italiennes se talonnent de près. Les premières s’emparent de l’or au concours général et au combiné alors que les secondes sont sacrées aux cinq cerceaux et médaillées d’argent au général et au combiné.

Les russes sont 3èmes et passent complètement à côté de leurs finales permettant aux biélorusses, 4èmes, et aux azéries, 5èmes de récupérer le bronze respectivement à la finale des cerceaux et à celle des ballons/rubans.

Résultats : cliquez-ici !

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L’Italie est une nation qu’on ne présente plus en ensemble tellement elle s’y est forgé une place et une belle ! Pleine d’humilité et de bonne humeur, Alessia Maurelli, actuelle capitaine de l’ensemble et membre de l’équipe nationale depuis 2013, nous fait part de son expérience et de son rêve de participer aux Jeux de Tokyo (JPN). Un rêve qui pourrait bien devenir une réalité dans les prochains mois puisque les qualifications auront lieu dès le mois de septembre aux championnats du monde de Sofia (BUL).

Bodychou : Quelle est la composition actuelle de l’ensemble ?
Alessia Maurelli : Nous sommes dix à constituer l’équipe. Nous nous entraînons ensemble toute l’année loin de chez nous et partageons le même hôtel comme une grande et même famille ! Seules six d’entre nous partent en compétition : Martina Centofanti, qui a déjà participé aux Jeux de Rio 2016 à mes côtés, Martina Santandrea issue du même club que moi, Agnese Duranti présente depuis 2016, Anna Basta, la cadette de l’équipe, Letizia Cicconcelli, individuelle au préalable qui a remplacé Beatrice Tornatore après sa blessure aux championnats du Monde de Pesaro et enfin, moi, Alessia Maurelli, capitaine de l’ensemble. Je dois dire que c’est un très beau rôle de pouvoir soutenir chaque fille du groupe, et elles me le rendent bien.

B : L’année dernière, vous avez remporté le titre mondial aux cerceaux chez vous à Pesaro mais comment avez-vous surmonté le fait de ne pas monter sur le podium au concours général ?
A.M. : Ce n’est jamais simple de faire une compétition à domicile parce que tout le monde attend quelque chose de vous, aussi bien de remporter une médaille que de perdre. Mais malgré tout, on a réussi à tout donner et sûrement plus le jour des finales afin de démontrer le travail accompli, le travail de toute une année. Nous avons donc décidé d’oublier cette 4ème place afin d’être le plus sereines possible. Le stress ne mène à rien de toute façon, il est nécessaire de repartir de zéro chaque jour pour réaliser un bon enchaînement.

© Stefano Fagnani

B : L’Italie continue à être l’une des meilleures équipes au monde depuis le début des années 2000 avec trois titres de championnes du monde (2009, 2010, 2011), une médaille d’argent aux Jeaux d’Athènes 2004 et de bronze en 2012, quelles sont les clés d’un tel succès et de cette longévité que vous perpétuez à votre tour ?
A.M. : Le facteur commun de toute cette réussite tient en deux mots : Emanuela Maccarani. Elle est tout simplement la meilleure entraîneure au monde !! Elle est une véritable force de la nature en plus d’être très intelligente et d’être capable de rebondir à chaque nouveau cycle olympique avec la révision du Code de Pointage.

B : Selon l’historique cité plus haut, les prochains championnats du monde de Sofia 2018 (BUL) représentent un double objectif pour l’équipe : décrocher un nouveau titre mondial au concours général et votre qualification pour Tokyo 2020, comment se déroule votre préparation étant donné que le système qualificatif a complètement changé ?
A.M. : Notre principal objectif, c’est d’empocher cette qualification olympique ! Et la lutte va être acharnée à Sofia. Il y a tellement d’équipes qui la méritent mais seules les meilleures l’emporteront. On continue à travailler très dur pour arriver au meilleur de notre forme le jour J. Cette opportunité ne change d’ailleurs en rien notre préparation habituelle pour une compétition de cette envergure, un championnat du monde se prépare dans les moindres détails !

B : Au fil des années, vous conservez toujours un passage classique tiré d’un ballet ou d’un opéra mais on a l’impression que vos chorégraphies apportent une autre dimension à l’enchaînement tout entier (personnellement, j’ai toujours des frissons en regardant vos passages). Quel est le secret ?
A.M. : Notre enchaînement raconte une histoire qui puisse parler à un maximum de monde. La méthode d’Emanuela Maccarani est devenue célèbre dans le monde entier à cause de cela. Mais elle n’oublie jamais de prendre en compte notre personnalité dans chacun des mouvements proposés, grâce à cela nous exprimons encore mieux ce que nous voulons faire ressentir !

B : Pour ceux qui découvriraient la GR, comment est né votre surnom « Farfalle » (Papillons) ?
A.M. : Le surnom a vu le jour quand l’équipe avait remporté sa première médaille d’argent olympique à Athènes en 2004. C’est un journaliste qui a lancé le nom et quatorze ans plus tard, même avec les changements de composition d’équipe, le nom a perduré.

B : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées avec le Code de Pointage actuel ?
A.M. : J’ai l’impression que le code est désormais plus difficile pour les juges que pour les gymnastes (rires) !

B : Vous commencez fort cette saison avec de nombreuses médailles dont un triplé d’or au tournoi de Pesaro et la première place à l’issue du circuit Coupe du Monde, vous devez être confiantes pour la suite ?
A.M. : On se rend bien compte que c’est une bonne année pour nous mais le plus important arrive à la fin de la saison avec les mondiaux en septembre alors notre objectif )à court terme est de nous améliorer compétition après compétition, étape par étape.

B : Trois mots pour décrire l’équipe :
A.M. : On est toutes très proches, on a les mêmes objectifs et on travaille toutes en ce sens pour donner le meilleur de nous-mêmes mais si je dois choisir trois mots, ce serait des noms d’animaux : élégantes comme des CYGNES, fortes comme des TIGRESSES et légères comme des PAPILLONS (Farfalle).

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Si la Russie rafle le titre du Trophée junior par équipe à l’AGF Cup de Bakou (AZE), c’est également une russe, Maria Sergeeva, qu’on n’a pas souvent l’habitude de retrouver, qui s’impose brillamment avec la plus haute note de la compétition au cerceau lors des qualifications. Elle décroche également l’or en finale du cerceau et du ruban, l’argent au ballon et le bronze aux massues. sa coéquipière Ekaterina Selezneva, 11ème, tire brillamment son épingle du jeu à la finale du ballon en s’emparant de l’or !
Il n’est plus à démontrer que le vivier russe ne tarit jamais et qu’elles visent toujours toutes la plus haute marche du podium. D’ailleurs Sergeeva sera à surveiller de près car elle est entraînée par Amina Zaripova, finaliste olympique à Atlanta 1996 et coach de Margarita Mamun, sacrée championne olympique aux Jeux de Rio 2016.

La nouvelle star ukrainienne Vlada Nikolchenko prend la seconde place au général et s’empare de l’or aux massues et du bronze au ruban.

Très régulière, au détriment de sa coéquipière Ekaterina Galkina, 10ème, très expérimentée mais qui revient de blessure, la jeune biélorusse Anastasia Salos fait preuve d’une belle régularité en décrochant le bronze à l’issue des qualifications. Elle ne monte sur aucun podium en finale alors que Galkina prend l’argent au cerceau.

Les bulgares Katrin Taseva, 4ème, et Boryana Kaleyn, 9ème, s’emparent respectivement de l’argent en finale des ruban et des massues alors que l’américaine Laura Zeng, 5ème, et la japonaise Kaho Minagawa, 7ème, remportent respectivement le bronze au au cerceau et au ballon.

Côté ensembles pas trop de surprises, l’Italie s’impose royalement au concours général et remporte l’argent aux cerceaux, restant 4èmes à la finale du combiné. Elles s’inscrivent en première position du circuit Coupe du Monde de l’année (hors tournois World Challenge Cup qui vont démarrer dès ce weekend).

Ce sont les bulgares, 2èmes, qui viennent damer le pion aux « Farfalle » et qui prennent leur revanche en gagnant la médaille d’or à chaque finale.

Les japonaises sont 3èmes et repartent avec l’argent au combiné alors que l’Ukraine, 4ème, et l’Azerbaïdjan, 7ème, s’emparent respectivement du bronze au combiné et aux 5 cerceaux.

Résultats : cliquez-ici !
Classement Coupe du Monde 2018 : cliquez-ici ! (L’Italie s’impose en ensemble ainsi que l’israélienne Linoy Ashram en individuel – les 3 meilleures étapes sont prises en compte pour le calcul du total points)

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Malgré l’absence des italiennes et des bulgares, l’ensemble officiel russe signe son grand retour au tournoi Coupe du Monde de Tashkent (UZB), ce weekend, et rafle les trois médailles d’or en jeu du weekend malgré le remplacement au pied levé de leur capitaine d’équipe Anastasia Bliznyuk, blessée.

Les biélorusses restent derrière et s’emparent de l’argent au concours général et du bronze aux cerceaux en finale. Après trop d’erreurs au combiné cordes ballons, elles dégringolent en 8ème position.

La régularité paie chez les estoniennes qu’on n’attendait pas vraiment sur la troisième marche du podium. Elles se classent 4èmes aux deux finales.

Les israéliennes, 4èmes, prennent leur revanche en finale du combiné et décrochent l’argent. Elles étaient talonnés de près par l’Ukraine, 5ème qui ne s’en sort pas si mal avec une médaille d’argent aux cerceaux et de bronze aux cordes-ballons.

En individuel, la russe Aleksandra Soldatova réussit un sans faute en récoltant les cinq médailles d’or en jeu du weekend. Quant à sa coéquipière Ekaterina Selezneva, elle prend le bronze au général, au ballon et au ruban et stagne en 4ème position des finales du cerceau et des massues.

L’israélienne Linoy Ashram, médaillée de bronze des derniers championnats du monde, continue son ascension avant les championnats d’Europe en décrochant l’argent au concours général ainsi qu’aux finales du cerceau, du ballon et du ruban. Elle se fait damer le pion aux massues par l’ouzbek Sabina Tashkenbaeva, 8ème au général, qui récupère l’argent, laissant Ashram avec le bronze.

Pour finir, la jolie bulgare Boryana Kaleyn, 9ème, récolte le bronze en finale du cerceau.

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