Rétro du moment...

Championnats de FranceBesançon 2018

le 30 janvier 2018Commentaires fermés sur Besançon 2018

C’est à Besançon que se déroulait le premier championnat national de l’année, tant attendu depuis la rentrée pour le Trophée Fédéral et les Nationales A, B et C.

Nationale A 10-11 ans : Margot Tran (Union Hoerdt) décroche le titre de championne de France des gymnastes Avenir nées en 2007 et obtient la meilleure note au passage mains libres. Elle devance Margot Guerigen (Thionville), meilleur score au ballon, et Alyssia Marchon (GRS Paris Centre) qui n’est autre que la soeur cadette d’Eloïse, actuellement membre de l’ensemble France à l’INSEP. Cependant, au classement qui ne délivre pas le titre de championne de France, la russe Darya Shlapak, licenciée au club de GRS Paris Centre, termine en 2ème position.
Line Pouvreaux (Union Hoerdt) est également championne de sa catégorie d’âge (2008) devant Chloé Ineze (ASPTT Nice GR) et Zoé Kiener (ASS Thionville GR).

Nationale A 12-13 ans : Anna Khutsishvili (Strasbourg GRS) s’empare du titre après avoir obtenu la meilleure note aux deux passages au ballon et au ruban. Clara Dietrich (AS Belfortaine) reste en seconde position et Margot Souiounov (Alliance Dijon Gym 21) monte sur la 3ème marche du podium. Cependant, au classement qui ne délivre pas le titre de championne de France, la russe Arina Volosova, licenciée au club de GR Pollestre, prend la tête de la compétition.

Nationale A 14-15 ans : Marie Tarodo de la Fuente (Montpellier 3M GRS) prend la tête de sa catégorie après deux passages réguliers. Elle était talonnée de très près par l’alsacienne Mérédith Arnaud (Illkirch Graffenstaden) qui malgré la plus belle note au cerceau, reste derrière Marie suite à des erreurs au ruban. Eloïse Baron (Alliance Dijon Gym 21) est 3ème.

Nationale A 16-17 ans : Eléa Giuliano (Sporting Club Mouans Sartoux Gymnastique) remporte le titre en obtenant le meilleur score au passage avec l’engin libre. Elle devance Tissia Aliane Germain (GRS Paris Centre) et Eva Antoine (Ass. Thionville GR). Cependant, ce n’est autre que Lalie de Horsey du Stade Laurentin GR, 6ème, qui décroche le plus haut score aux massues, passage obligatoire de cette catégorie.

Nationale A 18 ans et + : En toute logique, on retrouve la calaisienne Mélany Duval sur la plus haute marche du podium pour la seconde année consécutive. Elle devance Lisa Baudin (Montpellier 3M GRS) et Maëlle Hermelin (S.M. Orléans Gymnastique)

© Fanny Cortyl – La joie éclatante de Line Pouvreaux à l’annonce de sa victoire

Nationale B 10-11 ans : Nirisoanav Andriananantany (Gym’Paris 15) prend la tête après un très beau passage au ballon devant Lina Jacquot (ASS. Thionville GR) et Velina Pusiol (GR Bourgoin Jallieu). Cependant, au classement qui ne délivre pas le titre de championne de France, la bulgare Ema Stoïtchkova, licenciée au club omnisports de Bandol, termine en 2ème position.

Nationale B 12-13 ans : La belfortaine Lisa Girard décroche le titre avec le meilleur score à la corde. Elle devance Inès Belabbas (Corbas GR) et Clémentine Guillou (Coquelicot Toulouse Gym). Sabine Sehrine (Gymnastique Club de Wissous), 4ème, prend la meilleure note à l’enchaînement mains libres.

Nationale B 14-15 ans : Marie Caillat (GR Aix-en-Provence) s’empare du titre avec un bon total points sur ses deux passages. Mais c’est Mathilde Razzolini, 2ème et fière représentante du club organisateur qui remporte la meilleure note au ballon et Lou Augustin (AEB Gym Chambéry), 4ème, la meilleure aux massues. Héla Mange (AS Béziers Gymnastique) se classe 3ème.

Nationale B 16-17 ans : Alla Seredkin (Strasbourg GRS) prend la tête de sa catégorie avec plus de deux points d’avance. Elle dame le pion à Emma Tardiveau (Clio Club) et Romane Petitjean (Jeunesse Laïque de Bourg GR). Cependant, au classement qui ne délivre pas le titre de championne de France, la russe Anna Malesnnikova, licenciée à l’ASPTT Nice GR, termine en 2ème position.

Nationale B 18 ans et + : Léa Zanon (ASS Thionville GR) remporte le titre devant la lyonnaise Déborah Legac-Plaziat, meilleur score au ruban, et Charline Singer (Espérance Pfastatt), meilleure score au cerceau.

Nationale C 12-13 ans : Place à la corde avec la victoire de Juliette Chapon (AS Belfortaine) devant Alexandra Podgorska (GRS Paris Centre) et Elodie Pegeot (Dynamique Bisontine).

Nationale C 14-15 ans : Alice Vigne (ASPTT Nice GR) s’empare de la victoire devant Romane Allard (Saint-Nazaire GR) et Camille Roat (Club Gymnique Rillieux).

Nationale C 16-17 ans : Lo Ann Pascal (ASS Thionville GR) décroche le titre devant Chloé Ducrocq (ASS Gymnique Rémoise) et Mathilde Valette (Dynamique Bisontine).

Nationale C 18 ans et + : Camille Marchenoir (S.M. Orléans Gymnastique) devance la strasbourgeoise Audrey Hoefler et la bordelaise Clara Stutzmann.

Pour les « Trophée Fédéral », Justyna Havlik du club la Blésoise remporte le titre de championne France chez les 10-11 ans après un joli exercice au ballon devant Maëlys Lacour (Festoise et Maissoise GRFM) et Clara Michon, autre fière représentante de Besançon.
Les 12-13 ans concouraient quant à elles, aux massues, et c’est Charlotte Bernard (Avenir Gymnique Lons-le Saunier) qui prend la tête devant Solene Perrier (Marseille) et Lola Cavallaro Meyer (Thionville).
Au tour du ruban pour les 14-15 ans dont la rotation s’achève par la victoire d’Elia Visisombat (Ermont) qui devance Léa Cutayar (Annecy) et Lan-Vy Nguyen (Cergy Pontoise).
Chez les 16-17 ans qui s’illustraient au cerceau, la lyonnaise Marie Sauvage repart victorieuse devant Lisa Gialdrone (La Ferté Alais) et Théa Chaduteau (Sucy-en-Brie).
Au tour de la corde, qui manque tant à l’international, avec les 18 ans et plus dont la victoire revient à l’orléanaise Camille Rodriguez devant Eva Maunier (SCOSM Marseille) et Marie Pebrel (ASC Pessac Alouette).

Résultats complets : cliquez-ici !

Facebooktwitterpinterestlinkedinmail

Communauté / PresseMarta Prus : « Over the Limit »

le 24 décembre 2017Commentaires fermés sur Marta Prus : « Over the Limit »

Marta Prus a réalisé pendant un an le documentaire Over the Limit, très attendu dans le monde de la gymnastique rythmique. Consacré à la préparation olympique de la russe Margarita Mamun, on se retrouve dans les coulisses du Centre National de Novogorsk (RUS) sans aucun tabou ni face cachée. Marta Prus connaît bien la discipline puisqu’elle était elle-même gymnaste pendant son enfance à l’Integrated Sports Club de l’Université d’Education Physique de Varsovie. Elle a choisi notamment Margarita pour sa fragilité face au stress, un handicap pour celle qui est finalement devenue championne olympique à Rio (BRA). Ses documentaires ont déjà remporté de nombreuses distinctions et elle a également été récompensée par le Ministère polonais des Arts et Culture pour ses réalisations ainsi que le Prix Wiesław Nowicki en tant que jeune talent prometteur de sa catégorie.
Malgré un emploi du temps très chargé, je suis heureuse qu’elle ait répondu à cette interview si rapidement, étant très sollicitée avant la sortie officielle du film. Un petit cadeau de Noël avant l’heure !

Bodychou : Pour quelles raisons avez-vous choisi de réaliser ce film ?
Marta Prus : J’ai toujours été fascinée par la face cachée de la gymnastique rythmique russe et je tenais à lever le voile sur la préparation de la meilleure équipe du monde.

B : Où se sont situées les difficultés ?
MP : Je ressemble beaucoup à Rita* pour ce qui est de ne pas se rappeler les difficultés passées. Il y a eu bon nombre de challenges et d’obstacles à surmonter pendant les cinq années qu’a duré ce projet. Entre l’attente de l’acceptation d’Irina Viner, la mise en relation avec Rita, sans compter les problèmes liés à la production, il a également fallu que je repousse mes propres limites à plusieurs reprises. La réalisation d’un film est un processus compliqué et difficile, il y aurait tant de choses à dire… Mais ce qui importe c’est le résultat – le film achevé et bouclé.

B : Comment ont réagi les protagonistes du film face à ce projet ? A savoir Margarita Mamun, Amina Zaripova et Irina Viner ?
MP : Au départ, Irina Viner n’aimait pas du tout l’idée de réaliser un documentaire à Novogorsk, mais après lui avoir montré ma motivation pendant les années qui ont suivi, ma persévérance a fini par porter ses fruits. Rita et Amina étaient très emballées au début, mais pendant la période de tournage qui a duré quand même un an, elles en avaient parfois marre d’être constamment scrutées par la caméra. A la différence d’Irina qui n’en ressentait aucune gêne. Elles ont toutes les trois agi naturellement devant moi et je les remercie pour leur confiance.
Elles ont vu le film avant la première. Rita l’a vu à Varsovie et elle a beaucoup pleuré. En tant que réalisatrice, j’étais profondément émue et c’était important pour moi d’être là avec elle et de connaître son ressenti vis-à-vis du film. Amina l’a regardé chez elle à Moscou, elle avait besoin de temps pour se retrouver et elle a finalement beaucoup apprécié le film. Quant à Irina, elle a vraiment respecté mon travail et a aimé le film parce qu’il est « sincère, vrai et offre une dramaturgie digne d’un film de fiction ». Elles sont également venues à la première mondiale à Amsterdam, et cela m’a touché qu’elles soutiennent ainsi mon project.

B : Donc, à aucun moment, vous n’avez été censurée pendant le tournage ?
MP : Non, à aucun moment. Seule ma conscience agit en tant que censure.

B : Est-ce que votre point de vue a changé sur la gymnastique rythmique ou a-t-il été au contraire renforcé ? De quelle manière ?
MP : Non, je ne pense pas qu’il ait changé. Maintenant, j’ai une vision plus profonde sur la discipline que je considère être la plus complexe au monde – une combinaison d’art et de rivalité.

B : Comment ‘Over the Limit’ va-t-il être distribué ? Au cinéma ou à la télévision ? Peut-on déjà connaître la sortie française ?
MP : En ce moment, on démarre la tournée promotionnelle à travers le monde. Il y aura une distribution télévisuelle et, je l’espère, au cinéma, mais je ne peux pas encore totalement me prononcer là dessus. En ce qui concerne la sortie en France, j’en saurai plus dès la première semaine de janvier 2018. Mon agent Autlook fait un travail remarquable pour toucher un public aussi large que possible. On sait déjà que de nombreux pays veulent voir le film et on fait de notre mieux pour pouvoir répondre favorablement à leur demande.

B : Quel message vouliez-vous faire passer en réalisant ce documentaire ?
MP : Je ne réalise pas des films pour faire passer un message. Je ne veux pas imposer une perception du film mais, au contraire, que celui qui le regarde puisse l’interpréter personnellement selon son ressenti.

B : Comment le film est-il perçu dans le monde de la gymnastique ?
MP : Comme il n’y a eu pour le moment qu’une seule diffusion à Amsterdam, je ne peux pas répondre tout de suite à cette question.

B : Avez-vous déjà reçu une distinction pour Over the Limit ? Quel est votre ressenti si tel est le cas ?
MP : Non pas encore, à l’IDFA (International Documentary Filmfestival Amsterdam), nous n’avons reçu aucune mention pour ce film-là mais il a par contre été très bien reçu. Beaucoup de gens de l’industrie cinématographique ont vraiment aimé le projet. Des réalisateurs que je respecte ont aimé le film et cela signifie beaucoup pour moi.

*Surnom de Margarita Mamun pour ceux qui ne le sauraient pas encore 🙂

Crédit photos © Marta Prus

Suivre l’actualité du film Over the Limit sur Facebook : cliquez-ici !

Read the interview in English : click here!

Facebooktwitterpinterestlinkedinmail

Samira Benamrane entraîne actuellement l’ensemble France aux côtés de Géraldine Miche à l’INSEP. Elle revient sur son parcours, son métier, tout simplement sa passion pour la gymnastique rythmique qui lui a fait embrasser cette carrière au plus près de nos élites tricolores.

Bodychou : Tout d’abord, peux-tu me parler de ton parcours qui est plutôt atypique pour une entraîneur de GR ?
Samira Benamrane : Déjà quand j’étais gymnaste, j’étais rattachée à une toute autre fédération que la FFG (Fédération Française de Gymanstique), la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail), ce qui n’a rien à voir. J’ai monté une association à Vitry-sur-Seine dont je suis originaire, d’abord FSGT puis FFG. Par la suite, j’ai monté une autre structure à Saint Fargeau Ponthiery qui a pas mal fonctionné. J’entraînais les soirs en plus de mon activité professionnelle de l’époque. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, j’étais ingénieure informatique à Paris et je n’ai suivi aucun cursus STAPS ou autres filière sportive.

B : Comment le choix s’est-il imposé ?
SB : En plus d’encadrer Saint Fargeau, j’ai commencé à donner un coup de main au club d’Evry. De fil en aiguille, j’ai pris la décision de m’orienter totalement vers la GR après avoir obtenu bien entendu mon Brevet d’État. J’ai par ailleurs eu d’autres casquettes, celle de Directrice Technique aux clubs de Saint-Fargeau et d’Evry, de coordonatrice au Pôle d’Evry et de responsable pré-filière pour faire le lien entre le club et le pôle. Cela m’a permis de découvrir les aspects technique et administratif d’une structure.

B : Tu as ensuite rejoint l’encadrement du Pôle, toujours à Evry ?
SB : Oui mais la transition a été un choix plus personnel que professionnel. C’est le côté de la vie fédérale que je trouve passionnant. Le public n’est pas le même, mais pourtant les deux structures sont complémentaires, ce sont les objectifs qui changent, qui évoluent. C’est la transversalité très riche de ce fonctionnement qui m’a vraiment plue.

B : L’investissement changeait-il radicalement entre club et pôle ?
SB : Ce n’est pas le même rythme ni les mêmes exigences et au-delà de la grande disponibilité que le métier demande, il a fallu que j’adapte ma vie de famille en fonction, notamment après la naissance de mon fils.

B : Depuis 2016, tu as rejoint l’INSEP pour préparer l’ensemble France. L’ascension était logique ou était-ce une nouvelle transition ?
SB : C’est un gros chamboulement et également une sacrée pression sur les épaules. L’environnement est différent, la préparation est différente elle aussi car il s’agit davantage de perfectionner des détails et d’être dans cette recherche constante jour après jour. C’est un poste qu’il ne faut pas accepter à la légère et dont il faut endosser les responsabilités. Mais le challenge est motivant et c’est ce perpétuel mouvement qui m’anime et qui fait que je trouve mon équilibre ! Ce qui est certain, c’est qu’on ne compte pas ses heures, y compris dans les trajets, car je fais le choix de rentrer chez moi tous les soirs pour passer du temps avec mon fils, que j’emmène à l’école le matin avant de rejoindre l’INSEP, et dans la région parisienne, 50km par trajet, c’est long !

B : Tu as retrouvé une majorité des gymnastes de l’ensemble que tu entraînais déjà à Evry. Est-ce que ça facilite les choses ?
SB : Je suis certaines des filles depuis leur 11-12 ans effectivement, mais elles ont poursuivi leur évolution et ont extrêmement mûri en peu de temps. Je ne fais pas de distinction entre les filles, qu’elles viennent de Calais, Evry, Strasbourg ou Orléans car elles sont entraînées de la même façon en pôle. Je m’adapte à chaque gymnaste en fonction de chaque situation mais c’est avant tout un travail d’équipe.

Ce qui me plaît par dessus tout, ce n’est pas le résultat, c’est le chemin qu’il faut parcourir pour arriver aux objectifs.

B : Où se situent les difficultés ?
SB : D’une part, il a fallu passer d’un travail individuel à un travail d’ensemble de A à Z. Même si j’ai déjà travaillé sur les groupes de DN au niveau national, cela n’a rien à voir avec un travail quotidien sur un ensemble à compétitivité internationale. Mais les filles apportent chacune leurs forces et leurs atouts et ce qui est positif c’est d’arriver à proposer quelque chose malgré la disparité physique des filles. On est une des seules équipes au monde à ne pas être catégorique sur les critères de sélection et c’est à la fois une difficulté et un réel atout. L’approche est complètement différente en ensemble, tant au niveau de l’échauffement que de la recherche artistique et musicale, il y a tout un travail constant à réaliser sur les collaborations, et c’est encore plus complexe avec un collectif de sept filles dont quatre sont gauchères et trois droitières. L’objectif de tous les instants pour moi, c’est de maintenir les filles en cohésion et surtout de réaliser des passages sans chutes.
A l’INSEP, il y a également beaucoup d’intervenants qui travaillent avec l’équipe aussi bien au niveau préparation physique que mentale et médicale. C’est une gestion à prendre en compte mais qui est enrichissante à tout point de vue.
La réelle problématique réside dans l’état de forme de chaque fille qui peut se répercuter en blessures (fatigue, stress, prise de poids…). Elles sont accompagnées par des kinésithérapeutes, des diététiciens, des préparateurs physiques afin d’avoir une réelle éducation alimentaire et physique.

B : Qu’est ce que tu aimes et n’aimes pas dans ton métier ?
SB : C’est plus ou moins complémentaire. J’aime le challenge, le fait que ça change constamment, c’est là que réside justement la difficulté. Un jour, j’ai l’impression d’avancer puis de reculer le lendemain. Je dois m’adapter chaque heure de chaque jour, me remettre en question sans arrêt, essayer de trouver la solution différemment et tout recommencer le jour suivant. Ce qui me plaît par dessus tout, ce n’est pas le résultat, c’est le chemin qu’il faut parcourir pour y arriver ! Je crois que c’est ce qui me définit totalement. Il faut savoir rebondir sur la frustration du moment.

B : Quel regard portes-tu sur la GR en France ?
SB : Je regrette qu’il n’y ait pas de passerelle moins brute entre les sections loisirs et le haut niveau, surtout en compétition. Si tous les niveaux étaient représentés sur une même compétition, cela permettrait une sélection plus accrue en pôles et de créer une réelle motivation chez les plus jeunes. La discipline est très exigeante donc globalement on va avoir tendance à favoriser une activité moins ou différemment contraignante, les études également… Mais le regard doit changer sur tout ça car toutes les gymnastes de l’équipe de France poursuivent des études. La majorité des gymnastes sortent bachelières d’un bac scientifique avec mention et félicitations. On sait que l’intérêt naît de la passion exclusivement, il n’y a pas de réel enjeu financier dans un sport comme le nôtre. Il est nécessaire de revaloriser l’image de la discipline à tous les échelons, revaloriser les postes d’encadrement et faire valoir une stabilité professionnelle à l’issue d’une carrière.

B : La France a longtemps été encadrée par les pays de l’Est, notamment la Bulgarie, revendiques-tu la GR « made in France » ?
SB : Dans un sens oui, je pense aussi bien pour les gymnastes que pour l’entraîneur, que cela empêche d’être affecté par une rupture supplémentaire, linguistique, culturelle. L’environnement est déjà tellement unique pour un sportif de haut niveau, il doit rompre avec beaucoup de choses pour arriver à l’excellence, (famille, vie sociale, rythme de vie) que c’est un atout d’être issu d’un « système » que son coach connaît lui aussi.
Je reste persuadée que le travail et la régularité récompensent les efforts quoi qu’il en soit, notre objectif est pour l’instant de se positionner dans le top 8 mondial. Comme dans tout, la réussite se bâtit étape par étape. Encore une fois, c’est le cheminement qui est le plus important et le plus intéressant pour arriver à l’accomplissement. Je crois au développement d’un système intelligent scolaire et sportif au plus proche de la culture française.

B : Le mot de la fin ?
SB : Il faut continuer à garder des étoiles plein les yeux et à rêver. Tous les acteurs de la discipline sont animés par cette même passion qui nous lie tous et c’est ça le plus beau.

Crédit photos © Fanny Cortyl

Facebooktwitterpinterestlinkedinmail

Jeux OlympiquesQualifications Tokyo 2020

le 5 décembre 2017Commentaires fermés sur Qualifications Tokyo 2020

Comme vous le verrez ci-dessous, le système qualificatif pour les Jeux Olympiques de Tokyo (JPN) s’étale désormais sur trois ans et ce, à partir des prochains mondiaux 2018 avec les ensembles. Finalement, ce n’est sans doute pas plus mal, différent certes, mais au moins, cela permettra de suivre la détermination et la persévérance sur le moyen/long terme de toutes les gymnastes, plutôt que d’attendre le dernier mondial du cycle olympique. Avec une redistribution à chaque échéance, l’encouragement de certaines nations sera peut être plus propice à leur propulsion. Reste, bien entendu à travailler, apprendre à gérer la pression et éviter les blessures. Que de surprises en perspective !

© FIGSystème qualificatif olympique Tokyo 2020

Facebooktwitterpinterestlinkedinmail
  • Flux RSS
  • Facebook
  • Twitter
  • Contact

Au bord du praticable...

Prochainement

Où pratiquer la GR ?

Catégories

Championnats de France Championnats d'Europe Championnats du Monde Jeux Olympiques Jeux Olympiques de la Jeunesse Circuit Coupe du Monde Circuit Grand Prix Autres rencontres Communauté