« Retour à Gymnastique Rythmique

Les tenues ont décidément bien évolué depuis les années 1990 et le choix aussi. Tulle, lycra, coton, acrylique, voile, strass, paillettes, tout y passe. Ce qui importe, c’est de rester harmonieux et de ne pas en faire trop. Outre les galas, il ne faut pas oublier que les plumes, les noeuds, les fleurs ou toute autre agrémentation de ce style sont interdites en compétition. Le justaucorps (tenue de base) doit être d’une seule pièce, bien évidemment moulant avec ou sans manches. Les bretelles et les échancrures trop décolletées ne sont pas autorisées. Les gymnastes se doivent également de faire attention à ce que leurs fermetures éclair ne craquent pas ou ne descendent pas sous peine d’être pénalisées. Maintenant avec l’explosion des matières, de leur résistance et de leur plus grande élasticité, il est rare d’assister à cela. Les tenues des gymnastes d’un ensemble doivent être en tout point identiques.

Le justaucorps, tenue gymnique numéro un, a fait son apparition dans les années 1950 même si la gymnastique rythmique existait déjà depuis quelques années. Les gymnastes portaient alors des jupes puis des shorts avant de passer concrètement au justaucorps. Ce dernier devait être unicolore, voire bi- ou tricolore.

Il faut attendre les championnats du Monde d’Alicante en 1993 pour voir apparaître le premier académique (les jambes sont alors couvertes) porté par l’ukrainienne Ekaterina Serebryanskaya. Si je me souviens bien, il était blanc uni. Les gymnastes ont désormais le choix entre deux tenues. La raison première étant de permettre le développement de la gymnastique dans des pays plus conservateurs.

En 1997, les couleurs or, argent et chair sont autorisées pour les tenues et les engins. Certains y voient peut-être un côté bling-bling mais généralement le rendu se veut convaincant, le tout est de savoir doser le mariage des tissus et des couleurs sans ressembler à un clown de carnaval. Je souris malgré moi parce que je sais bien que malheureusement cela arrive et le mauvais goût existe aussi à haut niveau, rassurez-vous (et non je ne citerai personne) !

Enfin, depuis 2001, les jupettes tant appréciées de nos jours, font leur apparition. A l’époque, pourtant, les avis étaient très partagés. Puis avec le mixage et la variété qu’offre cette tenue, elle a finie par être largement appréciée. La forme de la jupette est libre et fait partie intégrante du « justaucorps ». Sa longueur ne doit pas excéder le bassin, du reste, la gymnaste serait gênée dans ses sauts et elle risquerait de couper la ligne de jambes d’un point de vue esthétique. C’est pourquoi certaines gymnastes n’hésitent pas à la faire couper en biais. Il est courant maintenant de la combiner avec le port d’un collant transparent, chair ou opaque qui rappelle l’académique. Le collant transparent est souvent orné de paillettes, ou de motifs tels que des liserés imprimés sur une partie ou sur tout le long de la jambe, sur l’extérieur ou l’intérieur (voir photo ci-contre). Il n’est pas obligatoire de reproduire un imprimé à chaque jambe, ce qui permet de rester originale.

Par cet article, je me permets de faire un coucou à toutes les couturières (souvent des mamans de gyms) qui travaillent durement et longuement à la confection de ces tenues et aux stylistes qui nous font rêver chaque année avec leurs créations. Je compatis surtout à l’ajout des strass qui sont cousus un à un alors qu’il en faut des centaines et parfois plus pour une seule tenue !

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