» L’évolution des tenues
» Les engins
» Le code de pointage 2013-2016

Si certains évoquent l’époque de l’Egypte ancienne pour parler des débuts de la Gymnastique Rythmique, les premières traces de pratique remontent, pour l’ère moderne, au XIXè siècle. Différentes méthodes de gymnastique étaient alors proposées aux jeunes filles, dont celle de M. Clias en 1843, intitulée « Callisthénie ou la somascénie naturelle appropriée à l’éducation physique des jeunes filles », qui préconise des exercices avec des instruments tels que la canne, le cerceau et la corde à sauter. Suivirent ensuite les méthodes de François Delsarte (1811-1871) qui introduit la notion de musique, d’Emile-Jacques Dalcroze (1865-1950), d’Isadora Duncan (1878-1927) qui donne une nouvelle direction à la danse via la gymnastique, ou encore d’Irène Popard (1894-1950).

En 1912, cette gymnastique avec engins, réalisée par un un ensemble de gymnastes, apparaît lors des Jeux Olympiques de Stockholm : il s’agit en fait d’une simple épreuve de la gymnastique féminine. Les engins utilisés étaient alors très divers et non définis : la France avait proposé en 1948 une composition avec des foulards, tandis qu’on retrouve lors des Jeux Olympiques de 1952 une épreuve aux cerceaux et de ceux de 1954 des ballons, avant sa suppression pour les J.O. de Melbourne deux ans plus tard. On a même aperçu lors de précédentes éditions des cordes agrémentées de fleurs !

Ce n’est qu’en 1960 que cette activité est reconnue comme discipline à part entière. Elle prend alors le nom de Gymnastique Moderne. La Fédération Internationale de Gymnastique l’intègre en 1961 à son programme et en 1963, les premiers championnats du monde sont organisés à Budapest. Dix nations européennes y prennent part, dont une qui paraît déjà bien rodée : l’Union Soviétique, qui organise en effet des championnats depuis 1942 ! La compétition, uniquement à destination des individuelles qui doivent présenter un exercice à mains libres et un enchaînement avec un cerceau ou un ballon, se termine ainsi par la victoire de la soviétique Ludmilla Savinkova.

Très vite, des règles se mettent en place : on décide de la création d’imposés, des normes aux engins sont prises en 1967 et un code de pointage voit le jour en 1970. Les exercices réalisés par un ensemble de six gymnastes apparaissent pour la première fois en 1967 à l’occasion des 3èmes championnats du monde de Copenhague. Il s’agit également de la toute première participation de la France qui envoie trois individuelles : Anne-Marie Estivin (25ème), Josette Bellanger (31ème) et Anne-Marie Raynaud (36ème) qui doivent présenter un enchaînement au cerceau, un mains libres et un imposé à la corde alors que les ensembles évoluent aux six cerceaux.

Direction Varna en Bulgarie en 1969 pour les 4èmes mondiaux où les individuelles présentent un quatrième passage (imposé ballon, mains libres, cerceau et corde) tandis que les ensembles évoluent aux six ballons. Josette Bellanger (34ème), Anne-Marie Estivin (38ème) et Marceline Mouren (41ème) représentent la France.

En 1971, le programme aux mains libres disparaît au profit du ruban et des finales par engin sont programmées. En 1975, la Gymnastique Moderne change même de nom : elle s’appellera désormais Gymnastique Rythmique et Sportive. Pour lui donner plus de souplesse, on abandonne alors les imposés. Les engins définitifs sont alors la corde, le cerceau, le ballon, les massues et le ruban qui tourneront selon un cycle pré-défini pour que les individuelles en présentent quatre lors des compétitions internationales.

Petit à petit, la discipline rencontre un certain succès. La France participe pour la première fois en ensemble à des championnats du Monde à l’occasion de l’édition de 1973 à Rotterdam et se classe en 11ème position. L’équipe était alors composée de deux individuelles : Patricia Vanauld (33ème et également membre de l’ensemble) et Catherine Bucheton (37ème) et de six gymnastes en ensemble : Annie Hartman, Martine Doucet, Catherine Féraud, Joëlle Ducellier, Patricia Piazza et Martine Fournier Vital et entraînées par Josette Bellanger.

Les mondiaux de Madrid 1975 voient apparaître le combiné en ensembles (3 cordes / 3 ballons) pour lequel la France se qualifiera en finale et terminera 6ème (Composition : Evelyne Lospied, Muriel Decarpigny, Brigitte Boyer, Hélène Heyse, Christine Gastaldi, Sylvie Dams et Martine Fournier Vital).

De plus en plus de nations participent aux rendez-vous internationaux tant et si bien qu’un championnat d’Europe est organisé en 1978 à Madrid et une Coupe du Monde est créée en 1983. La discipline (individuelles uniquement) devient olympique en 1984, lors des Jeux Olympiques de Los Angeles. C’est la canadienne Lori Fung qui devient la première championne olympique de gymnastique rythmique, l’URSS et une vingtaine d’autres nations ayant boycotté les Olympiades. Du côté de la France, Bénédicte Augst se classe 21ème à l’issue des qualifications (cerceau, ballon, massues, ruban).
Quatre ans plus tard, aux Jeux de Séoul, Stéphanie Cottel terminera en 24ème position (corde, cerceau, massues, ruban).

Aujourd’hui encore, la gymnastique rythmique fait partie des disciplines olympiques dont seul le concours général final est récompensé aussi bien en individuel qu’en ensemble. Les finales par spécialité sont, quant à elles, récompensées en année post-olympique lors des Jeux Mondiaux.

En 1990, les ensembles peuvent présenter deux enchaînements différents et non plus un seul ; un exercice avec engin unique et le second avec mixité d’engins, comme c’est le cas encore aujourd’hui. Aux championnats d’Europe de Göteborg, la même année, l’ensemble France se classe 7ème au concours général, 5ème en finale des massues et 6ème en finale du combiné cordes / ballons (composition : Mathilde Cherblanc, Séverine Court, Nelly Debot, Charlotte Dubois, Marie-Noëlle Landréat, Gaëlle Marais, Karine Renaldo, Emmanuelle Serre et Céline Mionnet).

En 1992, Christelle Sahuc et Céline Degrange sont sélectionnées pour les Jeux Olympiques de Barcelone pour lesquels elles se classent respectivement 18ème et 19ème. (corde, cerceau, ballon, massues)

En 1994, Paris reçoit pour la première fois les championnats du monde au Palais Omnisports de Bercy. L’individuelle et star montante de la GR française, Eva Serrano, décroche la 7ème place au concours général et se qualifie aux quatre finales. Elle termine 6ème au ballon, 7ème au cerceau et aux massues et 8ème au ruban. L’ensemble France composé de Caroline Chimot, Nadia Mimoun, Sylvie Didone, Cécile Chapuis, Sophie Salon, Diane Breuil et Olivia Joos, prend la 4ème place à la finale des cordes et se classe 6ème au concours général et à la finale du combiné cerceaux/massues.

Les Ensembles, dont le nombre de gymnastes a été ramené à 5 au lieu de 6 en 1995, peuvent enfin se qualifier aux Jeux d’Atlanta qui ont lieu l’année suivante et ainsi rejoindre les individuelles en intégrant la liste des disciplines olympiques. Les espagnoles seront les premières à écrire l’Histoire en étant sacrées championnes olympiques devant les bulgares et les russes. L’ensemble France terminera d’ailleurs à une magnifique 4ème place en finale – (composition : Frédérique Lehon, Charlotte Camboulives, Caroline Chimot, Nadia Mimoun, Audrey Grosclaude et Sylvie Didone – passage aux 5 cerceaux et combiné 3 ballons / 2 rubans). Quant à Eva Serrano, elle se classera 6ème de la finale olympique (corde, ballon, massues, ruban).

Aux Jeux de Sydney 2000, Eva Serrano, 7 fois championne de France absolue, remonte encore d’une place et termine 5ème de la finale olympique. Quant à l’ensemble, 8ème des qualifications, il échoue aux portes de la finale (composition : Vanessa Sauzède, Anne-Sophie Doyen, Anne-Sophie Lavoine, Anne-Laure Klein, Laëtitia Mancieri et Magalie Poisson).

En 2002, la discipline prend le nom actuel de gymnastique rythmique puisque considérée comme un sport à part entière, elle ne nécessite plus la précision de « sportive ».

En 2010, la gymnastique rythmique intègre logiquement les 1ers Jeux Olympiques de la Jeunesse pour la compétition individuelle et des ensembles. A l’occasion de cette compétition, les ensembles juniors ne sont composés que de quatre gymnastes au lieu de cinq et présentent deux exercices différents contrairement aux autres rencontres du circuit junior.

A partir de 2011, la corde est supprimée du programme international. Les raisons sont multiples mais seraient surtout liées au manque de télégénie de l’engin lors des rediffusions à la télévision ou autres supports utilisant la vidéo. Cette décision déçoit énormément la communauté gymnique internationale. La corde subsistera néanmoins dans la formation des gymnastes mais à échelle nationale uniquement.

En septembre 2011, la France reçoit pour la seconde fois les championnats du Monde. Qualificatifs pour les Jeux Olympiques de Londres 2012, la dimension en est tout à fait particulière et encore plus forte en émotions pour le pays hôte. De plus le collectif France n’ayant pas réussi à se qualifier lors des deux dernières Olympiades (Athènes 2004 et Pékin 2008) ni en individuel, ni en ensemble, l’enjeu en est d’autant plus grand.
Delphine Ledoux, neuf fois sacrée championne de France absolue, remporte haut la main sa qualification et part pour les Olympiades, ultime compétition de sa carrière. Elle se classera 13ème.

Après le passage du piano à l’orchestration, puis à l’utilisation de tout type de musique, en passant, ces dernières années, par l’autorisation des voix sur les supports musicaux, le nouveau cycle olympique accepte désormais les paroles pour deux passages sur quatre maximum en individuel et un passage sur deux en ensemble.

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