Interview du 23 avril 2012 de la gymnaste russe Evgenia Kanaeva, triple championne du monde et championne olympique de gymnastique rythmique par Mila Volkova pour Чемпионат.сom
Evgenia, vos entraîneurs parlent de votre incroyable diligence et de votre aspiration à apprendre de nouveaux éléments depuis toute petite. Ressentez-vous toujours ce même désir de réaliser de nouvelles prouesses ?
Le sport demande toujours énormément de travail aux athlètes comme aux entraîneurs. C’est ce qui doit prévaloir dans tous les cas, d’ailleurs il n’existe pas de sportifs paresseux. Le désir d’apprendre constamment de nouveaux éléments correspond à une recherche de perfection, à un besoin de se détacher du lot et de ne pas être oubliée. Tout ceci est indissociable dans notre sport.
Quand vous étiez enfant, vous pensiez atteindre, un jour, un tel succès ?
Sincèrement, je ne pouvais même pas imaginer être sélectionnée pour les Jeux Olympiques. Imaginez, rien qu’aux championnats de Russie, plus de 200 filles de mon âge voulaient montrer de quoi elles étaient capables. La gymnastique rythmique est toujours imprévisible. Je ne pouvais même pas me dire, en débutant la discipline, que je participerais un jour à un grand tournoi. C’est arrivé mais à force d’entraînement. J’ai commencé à avoir des résultats avec le temps. En ce qui me concerne, ce sont la volonté et le travail qui ont joué un rôle important, pas le talent. C’est important bien sûr, mais il y a bon nombre de filles talentueuses sans aucun désir d’accomplir quoi que ce soit. Puis, il y en a des moins douées qui ont cette volonté et qui travaillent dur, ce sont celles-là qui auront le plus de chance d’atteindre leurs objectifs.
A quel point est-ce difficile de maintenir un statut de leader et de rester l’une des meilleures ?
Si vous y pensez tout le temps, ça devient trop difficile. Voilà pourquoi il est préférable d’oublier le prix que vous venez de remporter dès la descente du podium. Il est nécessaire de se concentrer et de redoubler d’efforts et de travail, pour cela on a besoin au maximum de toutes ses capacités.
Est-ce facile d’oublier ses victoires, même les plus significatives ?
Pour moi oui. Quand je gagne, je suis heureuse d’avoir réalisé mes enchaînements comme je le souhaitais. En compétition, je m’efforce de ne pas penser aux scores ni au classement. Notre concentration ne doit jamais fléchir avant l’ultime fin d’un tournoi. Il ne faut pas se contenter d’être constante, il faut avancer, se perfectionner et rechercher la nouveauté.
En natation synchronisée, toute médaille autre que d’or est considérée comme un échec. Qu’en est-il en gymnastique rythmique ?
En effet, tout le monde s’est habitué à ce que nous ne remportions que l’or. Si la Russie gagne une médaille d’or en hockey ou en n’importe quel autre sport, c’est tout de suite un évènement. Mais si la Russie remporte 7 médailles d’or sur 7 en GR, alors c’est normal (sourire). Pourtant ce n’est pas évident de se maintenir à un tel niveau. Grâce à notre entraîneur principal, toutes les conditions nécessaires à une bonne préparation sont réunies. Bon nombre de spécialistes et de docteurs sont à nos côtés en permanence. Nous n’aurions pas ces résultats sans eux.
Existe-t-il une autre place que celle de 1ère pour vous ?
La performance est tout ce qu’implique cette 1ère place pour moi. Je me suis totalement donnée à cette discipline, en essayant de donner le meilleur de moi-même en toute circonstance. Bien que je sois calme de nature et rarement satisfaite de mon travail (rires). Je préfère ne pas regarder mes enchaînements parce que je ne vois que ce qui ne va pas. Je recherche tout simplement à me perfectionner et j’espère être proche du but.
Vous êtes déjà championne olympique. Quels souvenirs avez-vous d’un tel évènement ?
Les Jeux Olympiques sont une compétition que l’on ne peut comparer à aucune autre, ni à des championnats du monde, ni à des championnats d’Europe. C’est quelque chose d’imprévisible. Ce dont je me souviens c’est que ça semblait être un conte de fées ou un rêve. Les Jeux vous donnent une sacrée dose d’adrénaline. Mais il faut encore une fois rester concentrée sur ce qu’on est entrain de faire à ce moment précis. C’est un sentiment indescriptible. C’est magique.
Vous attendiez-vous à remporter ce titre avant que la compétition ne commence ?
Je dirais que oui. Olga Kapranova et moi-même représentions la Russie et nombreuses sont les personnes qui portaient tous leurs espoirs sur nous puisque nous avions remporté beaucoup de compétions précédemment. Mais aucune discipline sportive ne permet de savoir à l’avance quels seront les notes et le classement.
Avez-vous ressenti de la responsabilité ou de la pression avant la compétition ?
Selon moi, il ne faut surtout pas penser à ça en compétition. Il faut se faire plaisir. Car, en se faisant plaisir, vous communiquez ce plaisir au public. C’est important d’apporter du bonheur et de la joie. Aucun athlète ne peut toujours gagner. On a tous des hauts et des bas. C’est la vie après tout. On a toujours besoin de se sentir soutenus et pas seulement quand on est au top.
Peu de gymnastes participent à plus d’une seule olympiade. Pourquoi ?
Oui, c’est vrai. Alina Kabaeva, par exemple, a participé deux fois aux Jeux Olympiques en se classant 3ème puis 1ère, en remportant le titre la seconde fois. Natalia Lavrova, qui est décédée dans un accident de voiture, et Elena Posevina sont, quant à elles, les deux seules championnes olympiques à avoir remporté deux fois le titre en ensemble. La carrière est généralement très courte dans cette discipline et la rivalité y est très importante.
Les membres des équipes olympiques sont déjà définis dans d’autres sports. Quand connaîtrez-vous les gymnastes qui composeront l’équipe olympique ?
Avec Daria Kondakova, nous avons remporté 2 places pour les Jeux de Londres mais elles ne sont pas pour autant nominatives. De compétition en compétition, nous devons prouver que nous méritons d’être sélectionnées. Les deux meilleures iront alors à Londres. Les noms définitifs seront connus à l’issue des prochains championnats d’Europe.
Photos : Oleg Naumov pour Top Beauty – Lancôme
Traduction : Bodychou


Selon un des derniers communiqués de la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG), la Fédération Chypriote de Gymnastique vient de demander à la FIG d’initier une procédure disciplinaire suite à une interview télévisée de la juge roumaine Irina Deleanu pour le programme Naetza de la chaîne roumaine Antena 1. Irina Deleanu, ancienne gymnaste internationale, est aujourd’hui Présidente de la Fédération Roumaine de Gymnastique et membre du Comité Technique de gymnastique rythmique de l’Union Européenne de Gymnastique (UEG).
P&G Beauty & Grooming ont décidé de faire confiance à une poignée d’athlètes féminines de classe mondiale dont la gymnaste russe Evgenia Kanaeva, championne olympique et multiple championne du monde, en les faisant devenir ambassadrices de leurs marques Pantene Pro-V, leader mondial d’expertise en soins capillaires et Gillette Venus, spécialiste du rasage féminin. Pour Evgenia Kanaeva, ces marques représentent un important soutien dans sa quête d’une seconde médaille d’or olympique qu’elle pourrait obtenir aux Jeux de Londres l’été prochain. 
Selon l’article
Certains d’entre vous auront peut-être déjà découvert le dernier volet développé par Nintendo et Sega : « Mario & Sonic aux Jeux Olympiques de Londres 2012″ ? Le jeu est sorti le 18 novembre dernier sur la plateforme Wii et la gymnastique rythmique est enfin de la partie. Visionnez ci-dessous le spot publicitaire et tous à vos manettes ! Les japonais ont toujours été très fervents de la discipline, notamment à travers les mangas, il n’est donc pas surprenant de la retrouver maintenant sur console. Personnellement, je ne l’ai pas testée, j’attends donc vos remarques pour savoir si cette nouvelle version vaut le détour… 






