Catégorie ‘Communauté / Presse’

Le justaucorps est arrivé en GR dans les années 1950 et on ne peut pas dire qu’il ait beaucoup évolué à ses débuts… D’abord monochrome, puis avec deux ou trois couleurs, des formes géométriques simples… Clairement, il est là pour habiller la gymnaste, point. Pas question d’en détourner l’attention.
Mais dans le milieu des années 1990 nous voyons arriver consécutivement les académiques, le voile chair, les couleurs fluos, tissus métallisés, paillettes, puis dans le début des années 2000, les jupettes débarquent, et à partir de là, tout s’emballe ! Chaque saison voit arriver son lot de nouveautés, plus ou moins farfelues…
Prêts à affronter l’univers impitoyable des justaucorps ? C’est parti !

Les tissus
Commençons par la base. Pas de tissu, pas de justaucorps. OK, mais quels tissus ont la cote, et lesquels vaut-il mieux laisser à… La petite sœur qui fait de la GAF ?
Et bien justement : Les tissus pailletés, pelliculés, ou métallisés, très en vogue il y a encore quelques années sont trèèèèèès en déclin, on peut toujours en trouver en petites touches : décors, motifs, bordure, mais beaucoup plus rarement comme base du justaucorps, comme avant. Et ça, justement, c’est une mode qui persiste en GAF, alors si vous en avez en grande quantité, tout n’est pas perdu, vous savez à qui ça peut plaire !

Et là, c’est le drame ! Dès le début, je perds toute crédibilité. Merci Dina… On fera comme si on n’avait rien vu.

© Creapik – Dina Averina (RUS)

En termes de matière, le lycra est évidemment le tissu le plus utilisé, on peut retrouver encore un peu de velours (Velours plat, évidemment… Adeptes du velours « froissé », retournez dans votre secte ! Il était déjà passé ringard quand j’ai commencé la GR au siècle dernier), souvent pour mettre en valeurs certaines découpes.
Le voile ou la résille chair est LE tissu incontournable du justaucorps… A noter que la version à paillettes est resté bloquée dans les années pré-2010, merci de ne pas l’en faire ressortir, car elle accroche, peut faire des trous dans les autres tissus, ou pire : vous griffer ! Si vous aimez vraiment ça, prenez un chat. En plus le chat ronronne.
Depuis quelques années, on trouve de plus en plus de variété dans les nuances de ton chair, ce qui permet de s’adapter à quasiment toutes les couleurs de peau, bien plus esthétique étant donné que le but d’un voile chair est quand même de donner un effet « nu ». Il est juste dommage que le code de pointage n’autorise pas l’utilisation de tissus différents au sein d’un ensemble, pour simplement permettre d’adapter le voile chair aux différentes couleurs de peaux…
(Remarque, le code de pointage, pendant de longues années n’a autorisé le port d’un collant que PAR-DESSUS le justaucorps, je ne connais personne qui ait respecté cette règle… Dédicace à toutes les rebelles des années 2000…)

La jupette
Depuis son apparition, c’est certainement la pièce qui a le plus évolué ! Il est loin le temps où les jupettes avaient simplement la forme d’un abat-jour ! Très souvent elles sont plus longues au milieu et remontent sur les côtés, ce qui permet d’allonger les jambes. Pour accentuer cet effet, elle peut également être en couleur chair sur les côtés, ou, ce qu’on voit souvent depuis 2-3 ans, laisser la culotte apparente sur les hanches, travaillée avec des strass et du tissu chair.

© Creapik – Sara Llana (ESP)

Il y a eu différentes modes pour les jupettes, difficile de ne pas mentionner la mode du « frou-frou » qui nous a tous atteints dans le début des années 2010 puis est retombé comme un soufflé à peine 5 ans plus tard, et celle des franges de fils, encore utilisées maintenant, mais plus souvent plus par petites touches asymétriques que sur toute la jupette.

Alexandra Merkulova (RUS) en 2012, dont la jupette frou-frous au ballon a presque autant fait parler que son utilisation d’une massue-micro pour chanter « Let’s Get Loud » l’année suivante – © Creapik

La culotte
Vous pensez que la culotte est un simple morceau de tissu sans autre intérêt que de cacher ce qui doit l’être ? Que nenni ! En haut niveau la culotte est une partie du justaucorpshyper travaillée comme le reste ! En même temps, étant donné les éléments de souplesse réalisés, on la voit presque plus que le reste du justaucorps, donc autant y mettre un paquet de strass !
Ce qu’on voit beaucoup : des culottes avec continuité du motif du buste, ou depuis quelques années, avec du tissu chair sur les côtés, superposables aux découpes de la jupette.

Les manches
Les manches sont peut-être le seul élément sur lequel il n’y a pas de tendance franche… On voit encore de tout : manches longues, avec ou sans passant de doigt, courtes, absentes ou asymétriques. Petite nouveauté depuis quelques années : les petites manches volantes sur les épaules, très simples à faire et qui permettent de « casser » des épaules un peu carrées, ou encore bouffantes pour un style slave.

Petite originalité, la manche qui finit évasée, de Yanika Vartlaan (UKR) – © Creapik

Les justaucorps mutants
Non, je ne parle pas de justaucorps exposés à de la radioactivité, développant des super pouvoirs… Mutant signifie aussi: « Qui change de forme, évolue ».
C’est la grande innovation de la saison dernière… Qui n’a pas entendu parler du justaucorps cerceau de Dina Averina ?
On en trouve pour l’instant de deux types : La jupette qui se retourne (Dina au cerceau), et plus récemment l’ensemble russe), ou comme chez Alexandra Soldatova (RUS), le tissu à sequins mobiles bicolores qui jusqu’à présent se contentait d’habiller les coussins qui font fureur dans les chambres d’ados.

C’est une mode assez intéressante dans le sens où on rentre quasiment dans une ère « technologique » du justaucorps, on pourrait presque faire appel à des ingénieurs : il faut réfléchir à de nouvelles techniques, qui permettraient de faire évoluer la forme ou la couleur du justaucorps, au moment voulu, sans gêner les mouvements précédant la mutation… Car parfois ça ne tient qu’à un fil…

© Anh Viet Chau – Détail de la tenue de l’ensemble russe

Ce qui m’embête un peu dans tout ça c’est que cela nécessite une intervention de la gymnaste. C’est peut-être très fluide, très bien amené dans la compo, mais à un moment, pour que ça marche, la gymnaste DOIT manipuler son justaucorps, ce qui devrait être pénalisé.
Prochaine étape ? J’attends les justaucorps recouverts de LED dont les motifs programmés évolueront avec la musique. Le tout alimenté par pile ultra plate. Too much ? Je donne pas 10 ans avant que ça arrive. David Hasselhoff se sentira moins seul comme ça…

Les pièces mobiles
Depuis quelques années on voit de plus en plus de pièces pas totalement cousues aux justaucorps, des drapés aux épaulettes à galons, en passant par les plumes ou les morceaux de voile flottant, tout semble possible, du moment que cela n’est pas trop long et ne gêne pas le mouvement.

© Creapik – La douceur des plumes de Mira Varay (HUN)…

© Creapik – …contre la rigueur des épaulettes de l’ensemble azéri.

La deco
Des strass, des strass, et encore des strass… Oui même s’ils sont noirs sur un lycra noir, ça c’est une mode qui n’est pas près de passer : il faut du strass partout. Petit défi : trouver 1 cm² sans strass sur ce justaucorps. Vous avez 2h.

Creapik – Ekaterina Selezneva

En tendance ces dernières années : Les demi perles, qui n’ont pas remplacé les strass car n’ont pas leur brillance mais apportent un peu de matière, ainsi qu’un style un peu précieux.
Encore plus récent: les petits miroirs à coudre, en plastique. Prendre garde à l’endroit où ils sont cousus : éviter les parties où ils peuvent être trop rigides voire douloureux (pliure du bras, cou…)

Creapik – L’ensemble France

En dehors des strass, on trouve beaucoup de travail de peinture, que ce soit à la main pour permettre plus de détails qu’avec de la découpe ou à l’aérographe qui permet fondus et dégradés.

Les OVNIs (on les voit une fois, on cligne des yeux, et on ne les voit plus)
Cela allait sans doute avec un élan bio-zen-hipster-quinoa-boulgour, ces petits justaucorps entièrement recouverts de fleurs fuchsia qu’arboraient les russes en 2011, dotés de bracelets en strass (vite retirés car contrevenant au code de pointage), qui allaient avec un enchaînement tout aussi original… Ça a duré un peu moins d’un an, puis on est revenu au style habituel. Un bug dans la matrice, sûrement.

Olivier Aubrais – Anastasia Nazarenko (ensemble russe)

Personne n’a essayé de justaucorps aussi « nude » avant elle, et personne n’a réessayé après : le justaucorps totalement chair d’Evgenia Kanaeva, souvent imité, jamais égalé. Ce justaucorps « improbablement élégant » grâce à sa découpe de « nuisette » entièrement en strass, est lui aussi sorti en 2011. Mais que s’est-il passé en Russie cette année-là ?

FIG – Evgenia Kanaeva (RUS)

La mode dont j’aimerais qu’elle cesse (mais vraiment)
Les amis, l’heure est grave. La mode du football a envahi notre sport.
Je ne trouve pas de meilleure explication à cette arrivée massive de « chaussettes », couvrant tout le tibia et coupant totalement la ligne de jambes. D’abord apparue avec les Russes, qui nous ont habitués à certains styles plutôt kitsch, cette mode se répand maintenant et a maintenant atteint l’Azerbaïdjan… Où s’arrêtera-t-elle ?

Creapik – L’ensemble azéri

Des pronostics pour la suite de l’évolution, ou des envies particulières de nouvelle mode pour nos chères gymnastes ? Les paris sont lancés ! Et vous, c’est quoi votre truc ?

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Je m’appelle Vanessa, j’ai 31 ans et j’ai été gymnaste FFG pendant 22 ans, et également un peu en FSCF et FFSU. Depuis, je continue d’aider mon club, avec les montages musiques, le site internet, les photos, quelques aides en compétition, et je suis récemment entrée au bureau. Je fais aussi beaucoup d’affiches pour mon club, quelques clubs alentours, le tournoi de Thiais et plus récemment Calais.
Je dessine des justaucorps depuis toute petite, j’ai commencé à en coudre il y a 10 ans, d’abord pour moi puis pour les filles du club, les amies etc.
Pour partager mon travail et mes retours d’expérience, j’ai créé mon site Creapik, mais également d’autres sites comme le Wiki de la GR, sur lequel tout le monde peut écrire des articles, le Portail de la GR, un peu en friche ces derniers temps, et je suis également depuis plusieurs années modératrice sur le forum de la GR.

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L’Italie est une nation qu’on ne présente plus en ensemble tellement elle s’y est forgé une place et une belle ! Pleine d’humilité et de bonne humeur, Alessia Maurelli, actuelle capitaine de l’ensemble et membre de l’équipe nationale depuis 2013, nous fait part de son expérience et de son rêve de participer aux Jeux de Tokyo (JPN). Un rêve qui pourrait bien devenir une réalité dans les prochains mois puisque les qualifications auront lieu dès le mois de septembre aux championnats du monde de Sofia (BUL).

Bodychou : Quelle est la composition actuelle de l’ensemble ?
Alessia Maurelli : Nous sommes dix à constituer l’équipe. Nous nous entraînons ensemble toute l’année loin de chez nous et partageons le même hôtel comme une grande et même famille ! Seules six d’entre nous partent en compétition : Martina Centofanti, qui a déjà participé aux Jeux de Rio 2016 à mes côtés, Martina Santandrea issue du même club que moi, Agnese Duranti présente depuis 2016, Anna Basta, la cadette de l’équipe, Letizia Cicconcelli, individuelle au préalable qui a remplacé Beatrice Tornatore après sa blessure aux championnats du Monde de Pesaro et enfin, moi, Alessia Maurelli, capitaine de l’ensemble. Je dois dire que c’est un très beau rôle de pouvoir soutenir chaque fille du groupe, et elles me le rendent bien.

B : L’année dernière, vous avez remporté le titre mondial aux cerceaux chez vous à Pesaro mais comment avez-vous surmonté le fait de ne pas monter sur le podium au concours général ?
A.M. : Ce n’est jamais simple de faire une compétition à domicile parce que tout le monde attend quelque chose de vous, aussi bien de remporter une médaille que de perdre. Mais malgré tout, on a réussi à tout donner et sûrement plus le jour des finales afin de démontrer le travail accompli, le travail de toute une année. Nous avons donc décidé d’oublier cette 4ème place afin d’être le plus sereines possible. Le stress ne mène à rien de toute façon, il est nécessaire de repartir de zéro chaque jour pour réaliser un bon enchaînement.

© Stefano Fagnani

B : L’Italie continue à être l’une des meilleures équipes au monde depuis le début des années 2000 avec trois titres de championnes du monde (2009, 2010, 2011), une médaille d’argent aux Jeaux d’Athènes 2004 et de bronze en 2012, quelles sont les clés d’un tel succès et de cette longévité que vous perpétuez à votre tour ?
A.M. : Le facteur commun de toute cette réussite tient en deux mots : Emanuela Maccarani. Elle est tout simplement la meilleure entraîneure au monde !! Elle est une véritable force de la nature en plus d’être très intelligente et d’être capable de rebondir à chaque nouveau cycle olympique avec la révision du Code de Pointage.

B : Selon l’historique cité plus haut, les prochains championnats du monde de Sofia 2018 (BUL) représentent un double objectif pour l’équipe : décrocher un nouveau titre mondial au concours général et votre qualification pour Tokyo 2020, comment se déroule votre préparation étant donné que le système qualificatif a complètement changé ?
A.M. : Notre principal objectif, c’est d’empocher cette qualification olympique ! Et la lutte va être acharnée à Sofia. Il y a tellement d’équipes qui la méritent mais seules les meilleures l’emporteront. On continue à travailler très dur pour arriver au meilleur de notre forme le jour J. Cette opportunité ne change d’ailleurs en rien notre préparation habituelle pour une compétition de cette envergure, un championnat du monde se prépare dans les moindres détails !

B : Au fil des années, vous conservez toujours un passage classique tiré d’un ballet ou d’un opéra mais on a l’impression que vos chorégraphies apportent une autre dimension à l’enchaînement tout entier (personnellement, j’ai toujours des frissons en regardant vos passages). Quel est le secret ?
A.M. : Notre enchaînement raconte une histoire qui puisse parler à un maximum de monde. La méthode d’Emanuela Maccarani est devenue célèbre dans le monde entier à cause de cela. Mais elle n’oublie jamais de prendre en compte notre personnalité dans chacun des mouvements proposés, grâce à cela nous exprimons encore mieux ce que nous voulons faire ressentir !

B : Pour ceux qui découvriraient la GR, comment est né votre surnom « Farfalle » (Papillons) ?
A.M. : Le surnom a vu le jour quand l’équipe avait remporté sa première médaille d’argent olympique à Athènes en 2004. C’est un journaliste qui a lancé le nom et quatorze ans plus tard, même avec les changements de composition d’équipe, le nom a perduré.

B : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées avec le Code de Pointage actuel ?
A.M. : J’ai l’impression que le code est désormais plus difficile pour les juges que pour les gymnastes (rires) !

B : Vous commencez fort cette saison avec de nombreuses médailles dont un triplé d’or au tournoi de Pesaro et la première place à l’issue du circuit Coupe du Monde, vous devez être confiantes pour la suite ?
A.M. : On se rend bien compte que c’est une bonne année pour nous mais le plus important arrive à la fin de la saison avec les mondiaux en septembre alors notre objectif )à court terme est de nous améliorer compétition après compétition, étape par étape.

B : Trois mots pour décrire l’équipe :
A.M. : On est toutes très proches, on a les mêmes objectifs et on travaille toutes en ce sens pour donner le meilleur de nous-mêmes mais si je dois choisir trois mots, ce serait des noms d’animaux : élégantes comme des CYGNES, fortes comme des TIGRESSES et légères comme des PAPILLONS (Farfalle).

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C’est avec stupéfaction et résignation que nous avons appris d’une source que nous tenons à garder secrète, qu’après la corde, c’est un autre engin dont l’existence est remise en cause par les hautes autorités gymniques : les massues.

C’est à Bâle en Suisse, le mois dernier que s’est réuni pour l’ultime fois un groupe de travail composé d’entraineurs nationaux, de Médecins du sport, d’un Médecin-neurologue, et de juges internationaux. Ces réunions étalées sur plusieurs mois, avaient pour objet à la fois de planifier « l’après-massues » et d’évaluer la dangerosité de cet engin. En effet, elles seraient la cause de lésions cérébrales et de multiples microtraumatismes crâniens irréversibles.
« On interdit bien maintenant aux footballeurs de pratiquer des « têtes » à l’entrainement pour des raisons identiques, alors cette mesure me parait tout aussi sécuritaire pour les gymnastes rythmiques… », a affirmé tout naturellement le Docteur Norbert Drut, Neurologue et Chef de Service de neurologie au CHU de Montréal au cours d’une de ces réunions.
Un célèbre entraineur de Biélorussie, en parlant de ses gymnastes, confie à notre contact, embarrassée : C’est vrai qu’il y a un avant et un après… Quand les parents nous les confient et lorsqu’elles terminent leur carrière… Moi je pensais que c’était naturel, que c’était la gymnastique, la vie qui les changeait. Mais j’ai lu article portant sur cette étude sur les footballeurs… »
Après une pause, elle reprend d’un air grave « J’ai beaucoup réfléchi, et depuis j’ai davantage observé mes gymnastes et leurs comportements. C’est surtout Alexandra* qui m’a inquiétée… D’abord elle m’a appelée « Maman » deux fois la semaine dernière, ce n’est pas normal… Puis, elle a refusé tout net lorsque je lui ai proposé, pour un nouvel enchainement, une musique très rythmée et tonique appelée « Despacito » prétextant que cette dernière lui donnait des maux de tête. Elle se plaint régulièrement d’être fatiguée en fin de journée, trébuche sur les divers objets qui se trouvent sur son chemin, comme si elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. En outre, elle confond les gymnastes entre elles, comme les jumelles stars de notre équipe concurrente Helena* et Irina*… Je suis inquiète… »

« Un sentiment de confusion, des céphalées et une grande fatigabilité sont malheureusement monnaie courante chez les personnes qui présentent de telles lésions », explique le Docteur Drut. « Seuls des chocs répétés de massues sur la boite crânienne peuvent être responsables de ces symptômes. Je sais bien qu’Alexandra soutient le contraire, mais elle est ce qu’on appelle anosognosique, elle n’a pas conscience de sa condition, là aussi c’est un classique et cela nous conforte dans nos préoccupations ».

Les acteurs de cette initiative irréversible et historique qui prendra effet après les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, ont bien sûr pensé à l’avenir de la GR.
« Quand on a supprimé la corde pour les séniors en 2011, il nous restait toujours quatre engins… » a argumenté un célèbre entraineur russe. « Mais là, il ne nous en restait plus que trois, nous allions perdre en crédibilité, puis une collègue Bulgare a proposé de revenir aux fondamentaux de la gymnastique rythmique. Au départ, a-t-elle dit, en gymnastique rythmique, il n’y avait que le ballon, le cerceau et l’exercice mains libres. Pour nous tous c’était une évidence ! Les gymnastes séniors devaient se réapproprier le « mains libres », aujourd’hui réservé aux petites filles, et remplacer les massues ! »
Nous avons rapporté ces propos à nos gymnastes françaises et leur avons demandé leur opinion. L’une d’elle a répondu par cette phrase sibylline et lourde de sens « C’est chaud, quoi… », et son homologue junior a ajouté un commentaire qui se suffit à lui-même « Ouais, trop… ».

Propos recueillis par Karine Rgsuperfan

*Les prénoms ont été modifiés afin de protéger la vie privée des gymnastes mentionnées

Photos © Vanessa B. Creapik

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Fan de GRS depuis la première diffusion du dessin animé « Cynthia ou le rythme de la vie » en l’an de grâce 1988, Karine n’a jamais été gymnaste elle-même puisque ses parents avaient fait le choix de vivre dans un village où les activités extra-scolaires, c’est foot… ou foot… Elle doit se contenter de suivre la GRS à la télévision (à une époque où on en diffusait…et où ça s’appelait GRS…) jusqu’à l’arrivée d’internet dans les foyers, l’avènement des forums de GR et de YouTube qui entretiennent sa passion jusqu’à maintenant. Mais elle n’est pas que virtuelle, puisqu’elle lui a permis de nouer des amitiés bien réelles et solides et de faire de belles rencontres.

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Le rendez-vous des Internationaux de Thiais est depuis, bien des années, le rendez-vous incontournable des fans de GR ! Si, pour ma part, j’ai eu la chance de faire partie de l’organisation en 2009 et tente de faire partie du public ou de la presse dès que je peux, j’ai eu beaucoup de plaisir à suivre la compétition sur Facebook, me sentant un peu moins exclue de ce que je manquais même si, à distance, rien n’est jamais pareil. Comme pour beaucoup, les compétitions sont des lieux de retrouvailles, de plaisir, de partage, bref, on y retrouve sa famille et quand on est acteur de l’événement dans les coulisses ou en tant que photographe, entraîneur, organisateur, bénévole, on ressent toujours une petite déprim’ que je ne connais que trop bien quand l’événement se termine. Enfin, surtout le lendemain… Je trouvais sympa de pouvoir avoir un retour autre que le mien, en simple synthèse de notes et de podiums, d’avoir le vôtre, votre ressenti et je suis vraiment heureuse de voir que vouas avez répondu à l’appel. N’hésitez surtout pas à partager le vôtre en commentaire 🙂 Karine a déjà réussi à me mettre la larme à l’oeil :p

José De Freitas, Président du Comité d’Organisation Locale
« Oh la la … il va y avoir beaucoup de choses à dire … déjà très fier du travail réalisé par tous les bénévoles. Merci à eux ! Un plateau de qualité incroyable !! Déception avec le forfait de dernière minute de la jeune Galkina. Un Grand Prix ensembles avec des italiennes qui m’ont fait pleurer deux fois tant leur prestation était …. ouaaahhh !!
Et toutes ces petites choses que personne n’aura vu… car c’est cela aussi être organisateur, c’est trouver à chaque problème une solution immédiate et qui passe inaperçue. Merci au public d’être venu si nombreux ! Merci aux seniors du club d’avoir concocté et animé ce flashmob qui donne encore plus d’énergie ! Merci à toutes les gymnastes d’avoir performé ! Merci aux photographes d’attraper tous ces moments d’émotion ! Merci aux internautes d’avoir fait exploser les vues des directs ! Rendez-vous en mars 2019 pour la 33ème (et oui 👍) encore plus intense !! On se laisse souffler quelques semaines et on s’attelle à l’organisation !!Merci à tous !! »

Vanessa B. Creapik, bénévole, graphiste des affiches de l’événement depuis 2011, photographe et ramasseuse de strass tout terrain
« Très bonne cuvée cette année, beaucoup de monde (malgré l’absence de certains ensembles, et le forfait dernière minute d’Halkina), donc vraiment du haut niveau 🙂 Pas mal de boulettes cela dit, même chez les têtes d’affiches, ce qui est rare…
D’un point de vue perso, mon boulot est essentiellement le jeudi et vendredi : je cours après les gymnastes pour leur demander de me suivre dans mon « studio photo » (un vestiaire, mais avec quand même du gros matos photo studio dedans ^^), donc je les prends en photo, et je les traite dans la foulée pour les intégrer dans le powerpoint qui sera diffusé pendant la compétition. J’essaie de faire ça au fil de la journée le jeudi et vendredi, comme ça ça laisse moins de boulot le vendredi soir quand il faut mettre les slides dans l’ordre de passage qui vient d’être tiré au sort. Cette partie là est faite en binôme avec Catherine Nuville, et il y a pas mal de vérifications ensuite, notamment le samedi matin avant la compétition pour éviter toute erreur, car ça se voit bien pour le public et ça la fiche mal :S
Ensuite ce sont d’autres bénévoles qui font défiler le powerpoint/remplissent les notes pendant la compet donc nous avons « quartier libre » pour prendre des photos, on recommence à mettre le powerpoint dans l’ordre le samedi soir en prévision des finales, et à nouveau « quartier libre » le dimanche 🙂
Et sinon très contente de retrouver Olivier Aubrais, malheureusement on n’a pas été beaucoup assis ensemble, j’étais avec Marianne Piquerel (et on s’est bien amusées :p), et je comptais profiter un peu de lui au banquet… sauf que je me suis cassée une dent –‘ et il a fallu que je trouve un dentiste en urgence… »

Karine Rgsuperfan, fan assidue de l’événement et de la GR en général (dépression post-Thiais en cours)
« Pour commencer il y a l’attente de la découverte de l’affiche, les spéculations, on espère tous que notre chouchoute y figurera parce que « elle le mérite tellement… » On fait des paris sur la couleur… Même si finalement ça n’est pas notre préférée qui est à l’honneur, ou qu’on n’aime pas le bleu, on n’est pas déçus. Les affiches de Thiais sont toujours superbes !
Ensuite, en tant que fan qui vient à Thiais tous les ans depuis 2006, (mais je pense que c’est un peu pareil pour tout le monde) quelques semaines avant le tournoi, il y a LA question que je pose à tous les amis fans de GR :

« Tu viens à Thiais ??? »
Puis :
« Les deux jours ??? »
« Tu sais si X ou Y sera là aussi ? »

Puis vient le jour où sort la liste des participantes, avec le lot de surprises que cela peut comporter, bonnes ou mauvaises… Et des discussions encore…

« Quoi ??? Une telle ne vient pas ??? Blessée ??? Eh m… ! »
« Comment ça « à confirmer » ? »
« Qui c’est elle ? »
« Si cet ensemble est là, il FAUT que je vienne… »

Mais finalement quelle que soit l’affiche, au sens propre comme au sens figuré je me débrouille toujours pour y aller (sauf cas vraiment particulier), parce que le dimanche soir, je suis toujours heureuse comme un enfant qui ressort d’un week-end dans un parc d’attractions, un sourire immense sur les lèvres, mais l’envie presque de pleurer, parce que c’est fini…

Thiais n’est pas un tournoi comme les autres. Il a son âme, son identité propre. Imputable selon moi, à sa taille humaine, ses bénévoles toujours sympas, souriants et serviables (et je ne dis pas ça juste parce que j’en connais quelques-uns personnellement) et à son atmosphère si particulière qui fait l’unanimité, atmosphère due sans doute à l’éclairage si caractéristique des internationaux de Thiais.

Plongé dans la nuit, ça n’est pas en haut que le public doit regarder pour admirer la voute céleste et ses étoiles, mais en contrebas des tribunes… Voir les gymnastes qui surgissent de l’obscurité, apparues comme de nulle part, participe grandement à cette féérie. Elles sont mises en valeur, les feux sont braqués sur elles, l’œil n’est pas distrait par autre chose. Je ne sais pas pour les gymnastes, mais les photographes adorent, le public adore, Thiais c’est magique !

Mais Thiais ça n’est pas qu’une histoire de gymnastique rythmique… Thiais c’est aussi des histoires d’amitié : Que ce soient des copines de club qui se retrouvent pour se comparer à leurs idoles, ou bien qu’il s’agisse de fans, d’abord réunis autour des réseaux sociaux consacrés à la GR qui se rencontrent d’abord une première fois, puis chaque année à la manière d’une fête de famille où personne ne ferait sa mauvaise tête.

C’est aussi des rencontres insolites. Rencontrer les entraineurs, les gymnastes « en vrai », ce qui est possible parce que justement c’est un petit (en taille) tournoi. Gymnaste active ou non, que l’on reconnait au détour d’un couloir, avec laquelle on ose ou pas, un selfie, et retourner dans les tribunes annoncer aux autres la « grande nouvelle ».

Pour les gymnastes qui y participent, je ne sais pas si ce n’est qu’une étape du monde parmi les autres, mais pour moi, Thiais, c’est une petite grosse machine à rêves parfaitement huilée menée tambour battant par des passionnés, c’est un Noël au mois de mars. Et on se dit rendez-vous dans un an…. »

Manfred Engele, photographe passionné
« Thiais 2018 pour moi, c’est tout d’abord des retrouvailles avec la grande Famille de la GR. J’y retrouve des amis et en rencontre de nouveaux. C’est cette passion qui nous unit tous et je travaille dur pour soutenir la discipline. J’essaie de marquer tous ces moments en photo pour qu’ils ne tombent jamais dans l’oubli. Pas seulement la compétition et les résultats mais aussi tout le reste, les coulisses, les anciennes gymnastes et les nouvelles stars de demain. Il y a tellement de choses à saisir, d’instants, d’impressions que je fais de mon mieux pour essayer de le réaliser. Malheureusement, j’en manque quand même beaucoup parce qu’on ne peut jamais tout prendre donc heureusement qu’on est beaucoup de photographes car la combinaison de tous nos clichés permet de retracer la globalité des enchaînements et attitudes des gymnastes. J’ai par ailleurs beaucoup aimé les prestations du gala cette année mais la luminosité était trop difficile à travailler, donc j’ai plutôt profité du spectacle, en espérant que ça a été de même pour mes pairs. Pour finir, les gymnastes ne sont pas les seules à devoir faire de leur mieux, les photographes également, afin de promouvoir la beauté de ce sport et de toucher le plus grand nombre. »

Coolmadgick, vidéaste et réalisatrice passionnée des coulisses de Thiais
« Alors, mon rôle a encore un peu évolué vis à vis des dernières années. Puisque cette année je ne vais pas faire un film spécifiquement sur cette édition-ci. Le projet va s’étaler sur deux ans et demi, et mon prochain documentaire sera livré gratuitement, en ligne, en 2020, l’année des JO, et portera non pas exclusivement sur les coulisses comme je l’ai fait ces deux dernières années, mais sur l’histoire et l’évolution des Internationaux de Thiais, afin d’y entrevoir l’évolution de la GR depuis les années 90. Je ne sais pas encore ce que ça donnera, le projet évoluera certainement en fonction du matériel dont je disposerai au final.

Cette édition des Internationaux a donc été beaucoup plus riche pour moi que les précédentes. En 2016, c’était une phase de découverte et d’établissement d’un lien de confiance entre moi et les différents staff. En 2017, c’était plutôt une phase d’apprentissage purement technique. Du coup cette année, j’ai pu être plus ambitieuse concernant le projet vidéo que je voulais faire, avec des interviews, une grosse préparation en amont de plusieurs mois, la préparation d’une plus grosse communication, qui passera notamment par la page que j’ai créé hier où il sera possible de suivre l’évolution de ce nouveau film, avec des vidéos bonus, des photos, etc (j’en dis pas plus histoire de laisser les gens découvrir un peu tout ça => https://www.facebook.com/coolmadgick/)

Donc ça, c’était pour le travail vidéo que j’ai engagé à Thiais cette année. C’était moins épuisant physiquement pendant la compétition, j’ai pu beaucoup plus profiter de mes quatre jours de présence. Du coup, au niveau humain c’était aussi plus riche. J’ai encore une fois été accueillie comme dans une famille, et ça c’est la particularité de Thiais. Etre bénévole là-bas, ça implique de donner beaucoup que ce soit sur un weekend ou sur un an. On ne voit les gens qu’une fois par an, mais en échange on reçoit une tonne d’humanité. C’est ça qui nous booste à bosser le reste de l’année pour préparer la prochaine.

Concernant les coups de coeur, au niveau vidéo, il y a eu une continuité chez les ensembles. Les ukrainiennes, par exemple, Yevgenya Gomon a quitté l’ensemble, mais était présente en tant que coach de celui-ci, et du coup j’ai pu la filmer dans un nouveau rôle et ça a fait le lien avec cet ensemble qui a un nouveau leader. Clairement, même comme coach, elle reste quelqu’un que j’aime filmer pour son regard perçant, pour le lien fort qu’elle a avec chaque gymnaste de l’ensemble, pour son engagement. C’est toujours des images qui montrent bien le lien qui unit une gymnaste à sa coach. C’est beau et c’est parlant.

Sinon, la continuité s’est aussi faite avec l’ensemble azerbaïdjanais, américain et italien. Elles étaient déjà là l’année dernière, je les connais, elles me connaissent aussi et donc j’étais plus à l’aise.

Au niveau individuel, mon coup de coeur gymnique va à Vlada Nikolchenko que je ne connaissais pas du tout, elle a été une très belle surprise, c’est une des seules pour lesquelles je me suis arrêtée de filmer pour regarder ses passages. Et au niveau humanité et personnalité j’ai aussi redécouvert Nicol Ruprecht et sa coach Luchia, que je n’ai pas tout de suite remarqué. Idem pour Valérie Romenski que je rencontrais pour la première fois. Plutôt des belles surprises cette année en fait. J’ai pu lever la tête de ma caméra, c’était vraiment de très très bons moments, autant avec l’équipe de bénévoles, l’orga ou les gyms.

Voilà pour ce retour sur cette édition. Contrairement à beaucoup, je n’ai pas la déprime post Thiais cette année, parce que la préparation a été si longue et si prenante (vu que je travaille à côté), que lundi, j’étais plutôt contente de terminer la première partie de mon tournage. Je sais qu’après j’ai des mois de travail, de montage qui m’attendent. Je sais que j’en ai pour deux ans et demi, donc j’entame un calendrier chargé pour être au point pour l’année prochaine. Pas le temps de déprimer ! »

Nathalie Deconninck, fan de GR et accessoirement maman d’Hélène (Ensemble France)
« Un public généreux qui soutient son équipe de France. Les compos sont ambitieuses avec quelques erreurs mais quels progrès et quels engagements. Le public ne se trompe pas et les soutient admirablement. Un public avec un sacré esprit sportif : les italiennes ont dominé le grand prix talonnées par les ukrainiennes qui ont toutes été accueillies avec générosité et reconnaissance pour leurs prouesses. Bref une belle compétition, bien organisée par tous les acteurs et placée sous le signe du sport de la beauté et du partage. Que du plaisir ! »

Stéphanie Rigourd, fan « internationale » de GR qui a fait le déplacement depuis Singapour
« Pour ma part c’était mon premier tournoi de Thiais puis un rêve qui se réalisait grâce a l’initiative d’une amie de GR d’enfance (Julie Vassy ❤️)

J’ai pris un sacré coup de vieux en me disant que j’étais venue dans ce gymnase en tant que gymnaste pour le championnat de France fédéral il y a … 20ans! 😱

Ce fût un weekend de dingue ! J’ai croisé pour la première fois des gens que je suis depuis longtemps sur les réseaux comme Olivier Aubrais !
Et puis j’étais à 3m d’Eva Serrano et j’ai même pas osé lui parler 😂 j’étais comme une gamine groupie ! J’ai même failli m’évanouir en voyant Maria Petrova!

Pas mal d’erreurs effectivement sur les individuelles durant cette compétition, ce qui l’a rendu d’autant plus palpitante et pleine d’émotions pour ma part.

J’ai adoré l’équipe de France, elles sont sublimes. Puis les italiennes m’ont scotchées!!!! que de frissons… whoua!

Pour finir, superbe organisation avec des gens très très sympathiques ! Surtout a la buvette ! Avec des sandwichs trop bons 😋
J’arrivais tout juste d’un long vol depuis l’étranger et j’ai sauté sur le sandwich au saucisson !

Voila !!!! je suis aux anges ! »

Olivier Aubrais, photographe passionné qui signait son dernier tournoi de GR
« C’est encore le début de saison : beaucoup d’erreurs, surtout chez les individuelles. Beaucoup de renouvellement encore cette année, comme si c’était l’année post-olympique, mais le nouveau code de points joue sans doute pour déstabiliser les « anciennes ». L’ensemble d’Italie n’a pas digéré son absence du podium du concours général des ensembles chez elles à Pesaro… et a bossé énormément pour être au top ! »

Anne-Laure T. Pictures, photographe passionnée
« Une superbe édition ! Des nouvelles têtes et des compos intéresserantes bien que pas maîtrisé totalement. Une ambiance chaleureuse et beaucoup de soutien du public.
Les françaises ont monté leur niveau et ça fait plaisir de les voir s’épanouir. Les italiennes et les ukrainiennes sont à tomber ! »

Merci à tous ceux qui ont répondu présent !

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