L’Italie est une nation qu’on ne présente plus en ensemble tellement elle s’y est forgé une place et une belle ! Pleine d’humilité et de bonne humeur, Alessia Maurelli, actuelle capitaine de l’ensemble et membre de l’équipe nationale depuis 2013, nous fait part de son expérience et de son rêve de participer aux Jeux de Tokyo (JPN). Un rêve qui pourrait bien devenir une réalité dans les prochains mois puisque les qualifications auront lieu dès le mois de septembre aux championnats du monde de Sofia (BUL).

Bodychou : Quelle est la composition actuelle de l’ensemble ?
Alessia Maurelli : Nous sommes dix à constituer l’équipe. Nous nous entraînons ensemble toute l’année loin de chez nous et partageons le même hôtel comme une grande et même famille ! Seules six d’entre nous partent en compétition : Martina Centofanti, qui a déjà participé aux Jeux de Rio 2016 à mes côtés, Martina Santandrea issue du même club que moi, Agnese Duranti présente depuis 2016, Anna Basta, la cadette de l’équipe, Letizia Cicconcelli, individuelle au préalable qui a remplacé Beatrice Tornatore après sa blessure aux championnats du Monde de Pesaro et enfin, moi, Alessia Maurelli, capitaine de l’ensemble. Je dois dire que c’est un très beau rôle de pouvoir soutenir chaque fille du groupe, et elles me le rendent bien.

B : L’année dernière, vous avez remporté le titre mondial aux cerceaux chez vous à Pesaro mais comment avez-vous surmonté le fait de ne pas monter sur le podium au concours général ?
A.M. : Ce n’est jamais simple de faire une compétition à domicile parce que tout le monde attend quelque chose de vous, aussi bien de remporter une médaille que de perdre. Mais malgré tout, on a réussi à tout donner et sûrement plus le jour des finales afin de démontrer le travail accompli, le travail de toute une année. Nous avons donc décidé d’oublier cette 4ème place afin d’être le plus sereines possible. Le stress ne mène à rien de toute façon, il est nécessaire de repartir de zéro chaque jour pour réaliser un bon enchaînement.

© Stefano Fagnani

B : L’Italie continue à être l’une des meilleures équipes au monde depuis le début des années 2000 avec trois titres de championnes du monde (2009, 2010, 2011), une médaille d’argent aux Jeaux d’Athènes 2004 et de bronze en 2012, quelles sont les clés d’un tel succès et de cette longévité que vous perpétuez à votre tour ?
A.M. : Le facteur commun de toute cette réussite tient en deux mots : Emanuela Maccarani. Elle est tout simplement la meilleure entraîneure au monde !! Elle est une véritable force de la nature en plus d’être très intelligente et d’être capable de rebondir à chaque nouveau cycle olympique avec la révision du Code de Pointage.

B : Selon l’historique cité plus haut, les prochains championnats du monde de Sofia 2018 (BUL) représentent un double objectif pour l’équipe : décrocher un nouveau titre mondial au concours général et votre qualification pour Tokyo 2020, comment se déroule votre préparation étant donné que le système qualificatif a complètement changé ?
A.M. : Notre principal objectif, c’est d’empocher cette qualification olympique ! Et la lutte va être acharnée à Sofia. Il y a tellement d’équipes qui la méritent mais seules les meilleures l’emporteront. On continue à travailler très dur pour arriver au meilleur de notre forme le jour J. Cette opportunité ne change d’ailleurs en rien notre préparation habituelle pour une compétition de cette envergure, un championnat du monde se prépare dans les moindres détails !

B : Au fil des années, vous conservez toujours un passage classique tiré d’un ballet ou d’un opéra mais on a l’impression que vos chorégraphies apportent une autre dimension à l’enchaînement tout entier (personnellement, j’ai toujours des frissons en regardant vos passages). Quel est le secret ?
A.M. : Notre enchaînement raconte une histoire qui puisse parler à un maximum de monde. La méthode d’Emanuela Maccarani est devenue célèbre dans le monde entier à cause de cela. Mais elle n’oublie jamais de prendre en compte notre personnalité dans chacun des mouvements proposés, grâce à cela nous exprimons encore mieux ce que nous voulons faire ressentir !

B : Pour ceux qui découvriraient la GR, comment est né votre surnom « Farfalle » (Papillons) ?
A.M. : Le surnom a vu le jour quand l’équipe avait remporté sa première médaille d’argent olympique à Athènes en 2004. C’est un journaliste qui a lancé le nom et quatorze ans plus tard, même avec les changements de composition d’équipe, le nom a perduré.

B : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées avec le Code de Pointage actuel ?
A.M. : J’ai l’impression que le code est désormais plus difficile pour les juges que pour les gymnastes (rires) !

B : Vous commencez fort cette saison avec de nombreuses médailles dont un triplé d’or au tournoi de Pesaro et la première place à l’issue du circuit Coupe du Monde, vous devez être confiantes pour la suite ?
A.M. : On se rend bien compte que c’est une bonne année pour nous mais le plus important arrive à la fin de la saison avec les mondiaux en septembre alors notre objectif )à court terme est de nous améliorer compétition après compétition, étape par étape.

B : Trois mots pour décrire l’équipe :
A.M. : On est toutes très proches, on a les mêmes objectifs et on travaille toutes en ce sens pour donner le meilleur de nous-mêmes mais si je dois choisir trois mots, ce serait des noms d’animaux : élégantes comme des CYGNES, fortes comme des TIGRESSES et légères comme des PAPILLONS (Farfalle).

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