Communauté / PresseCélia et Maëna : la rigueur paie

le 2 mars 2018Commentaires fermés sur Célia et Maëna : la rigueur paie

Un grand merci à Célia Joseph-Noël (Pôle d’Evry) et à Maëna Million (Pôle d’Orléans) d’avoir répondu présentes pour cette mini interview sur leur compétition au Grand Prix de Moscou (RUS) pour lequel elles ont positionné la France en 10 ème position du concours par équipe junior. Mais l’échéance était encore plus impressionnante puisque c’était l’occasion de pouvoir se qualifier aux prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires (ARG) et le pari a été fortement réussi grâce à leurs 15ème et 18ème place pour 18 quotas en jeu.

Bodychou : On se souvient de votre joie à la revue d’effectifs quand vous avez appris votre sélection au Grand Prix de Moscou pour représenter la France, c’était votre première sortie internationale de cette importance ? Comment l’avez-vous préparée ?
Maëna : Oui en effet le tournoi de Moscou était une grande première pour moi, même si j’ai eu la chance de participer à un tournoi en Pologne auparavant !
Ce tournoi à Moscou a demandé au niveau de mon entrainement plus de rigueur et de concentration.
Célia : Pour ma part, j’avais déjà participé au tournoi de Moscou l’année dernière (la Alina Cup) mais cette année, l’enjeu était plus important car il fallait que l’on gagne un ticket pour la France pour les JOJ. Bien sûr j’étais très contente d’apprendre que j’étais sélectionnée pour le tournoi de Moscou cette année encore.
Pour préparer cette échéance j’ai beaucoup travaillé avec mes entraîneurs sur la ligne de jambe et les «sans chutes». Nous avons aussi modifié quelques éléments techniques afin de complexifier l’enchaînement.

B : Un quota pour la France aux JOJ de Buenos Aires que vous avez décroché brillamment mais une seule place en jeu, c’est difficile à gérer ?
M. : Je pense qu’on a toutes les deux fait de notre mieux lors de ces qualifications, mais je sais qu’il n’y a qu’une seul place pour les JOJ. Et c’est Célia qui décroche le quota qui permettra à la France d’envoyer une gymnaste à Buenos Aires. Celia et moi nous nous entendons très bien.
C. : C’est vrai que nous étions toutes les deux dans les 18 premières, mais sachant qu’il n’y a qu’une seule place, ça reste une situation particulière. Mais en même temps cela nous oblige à travailler toujours plus car comme la qualification n’est pas nominative personne ne sait encore avec certitude qui partira et chacune veut montrer que c’est elle qui pourra porter les couleurs de la France aux JOJ.

B : Comment avez-vous appréhendé la compétition sur les quatre passages ?
M. : Je n’avais pas trop d’appréhension sur mes passages. Puisque je n’avais aucune idée d’où me placer sur cette compétition, je n’étais pas trop stressée. Je me suis dit que je n’avais qu’à faire mon travail le mieux possible, et que j’aurais une première approche de mon niveau international au vu des résultats.
C. : Une compétition sur quatre passages en un seul jour comme celle-ci, c’est assez fréquent dans les championnats de France et dans la plupart des compétitions mais le premier passage est toujours assez stressant car même en ayant fait un entraînement plateau la veille, l’adrénaline que provoque la compétition fait que l’on n’est pas toujours sereine. Plus la compétition avance et plus ce stress qui nous « bloque » s’en va pour ne garder que le bon stress.

B : A quel enchaînement vous êtes-vous sentie chacune le plus à l’aise ?
M. : Je pense que c’était aux massues puisque c’est un enchainement que je maîtrise plutôt bien.
C. : Chaque enchaînement est différent à aborder mais pour moi celui où j’étais le plus à l’aise est mon cerceau (c’est aussi le dernier engin que j’ai passé), je me suis sentie plus détendue et complètement dans mon enchaînement pour donner le meilleur de moi-même. Pourtant cette année c’est ce même enchaînement que je trouvais le plus difficile à maîtriser.

B : Quelles sont les prochaines échéances sur lesquelles on vous retrouvera cette année ?
M. : On a pu me voir à la Strass Cup à Strasbourg, mais je serai aussi aux championnats de France à Rodez et au tournoi de Sophia en Bulgarie avec Manelle Ihnao, Hélène Karbanov et Maëlle Millet.
C. : Je ne suis pas qualifiée pour le tournoi de Sofia (BUL), je serai donc au championnat de France Élite au mois d’avril et j’effectuerai entre temps des démonstrations. Et je l’espère être sélectionnée pour représenter la France aux Gymnasiades en mai, mais surtout aux Championnats d’Europe au mois de juin. C’est toujours un honneur de représenter la France dans ce type de compétition. Je suis très motivée pour le Championnat d’Europe parce que c’est une aventure collective avec les autres juniors, mais aussi avec l’ensemble France Sénior. Ce serait vraiment génial de partager ce moment avec elles.

B : Avez-vous une gymnaste nationale et/ou internationale comme modèle ou que vous admirez ?
M. : Je pense que ma gymnase modèle est et restera Eva Serrano, c’est une gymnaste qui avait une grâce et une expression magnifique qui s’accordaient parfaitement à sa souplesse et sa technique à l’engin.
C. : J’aime beaucoup Margarita Mamun comme gymnaste car elle arrive à manier l’engin avec une grande facilité comme les sœurs Averina qui font des éléments techniques incroyables à l’engin. J’aime aussi le côté artistique et l’originalité des combos de Galkina car elle emmène le public dans ses enchaînements, tout est lié et fluide.

B : Le petit mot de votre entraîneur sur cette compétition et pour la suite ?
M. : Mes entraîneurs, Isabelle André et Snejana Mladenova m’ont félicitée de mon travail et de mon comportement lors de cette compétition où elles m’ont suivi sur un live puisque qu’elles n’ont pas pu m’accompagner. Je suis partie avec l’entraineur de Célia, Iryna Nekhoroshkova.
Mais elles, tous comme moi, sommes conscientes qu’ils faut encore beaucoup de travail pour espérer être qualifiée sur d’autres compétitions de ce niveau!
Iryna Nekhoroshkova : Je trouve que Célia a fait une très bonne compétition ! Elle a bien géré le stress et a montré le travail accompli pour la préparation de cette échéance. Elle a eu une attitude très positive. Elle est à l’écoute des conseils pour valoriser encore ses points forts et progresser sur ses points faibles. Notre équipe fera tout pour que Célia atteigne son objectif.

Photos : © Fanny Cortyl – Maëna Millon / Hervé Boniface – Célia Joseph-Noël

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