La dernière fois que la capitale hongroise avait reçu les championnats d’Europe, c’était en 1999, dix huit ans déjà… Année impaire oblige, le format de ce championnat consistait en un concours par équipe regroupant les individuelles séniors et les ensembles juniors (CI), soit 25 équipes sur 66 nations représentées, ainsi que les finales par spécialité (CIII).
La France ne s’inscrit pas dans le concours par équipe puisqu’il n’y a pas actuellement d’ensemble junior. Mais les individuelles misaient également autre chose : le top 24 afin de pouvoir se qualifier à l’édition 2018 qui décernera la championne d’Europe en titre !

Axelle Jovenin (Pôle de Calais), entraînée par Katia Guillière, aura manqué de 0,100 points seulement sa qualification en se classant 25ème. Malheureusement, c’est au ballon que le bas blesse puisque elle termine son passage sans engin. Les trois meilleures notes sont prises en compte pour les gymnastes qui présentaient leurs quatre enchaînements, mais ce sont les imprécisions de ses autres passages, notamment au cerceau et aux massues qui ne permettent pas d’obtenir une seconde qualification pour la France.
Le nouveau code s’étant en plus renforcé, on a pu s’apercevoir que les gymnastes étaient encore fébriles et que les notes allaient décidément en conséquence. Mais c’est également plaisant de revenir à une gymnastique rythmique digne de celle des années 1990. Kseniya Moustafeava (INSEP) a même dû changer plusieurs éléments une semaine seulement avant le championnat, ce qui ne lui a pas rendu la tâche facile. Déjà retardée dans sa préparation en début d’année pour blessure à l’épaule, elle se qualifie pourtant en 9ème position dans le top 24. Elle se sera faite une grosse frayeur au cerceau après une lourde chute sur le dos pour empêcher une sortie de praticable. Elle intègre également la finale des massues pour laquelle elle se classera 6ème malgré un lâché. Finaliste des derniers JO, elle est entraînée par Svetlana Moustafaeva qui n’est autre que sa maman.

Les russes sont sans surprise sacrées une nouvelle fois championnes d’Europe par équipe, ainsi qu’aux dix massues pour l’ensemble junior et aux quatre finales individuelles. Dina Averina décroche l’or au cerceau et au ruban et l’argent aux massues alors que sa jumelle Arina s’empare du titre au ballon et aux massues. Si Dina s’est fait une frayeur avec un lâché et de grosses imprécisions au ruban, elle profite des erreurs des autres compétitrices pour s’emparer du titre européen à cet engin.
Leur coéquipière Aleksandra Soldatova, favorite de la compétition, se contentera de l’argent au cerceau et au ballon. Qualifiée en finale du ruban, son troisième et dernier engin du weekend, elle rate complètement son enchaînement et se classe 4ème, au pied du podium.

Vice championnes d’Europe par équipe, les biélorusses ne remporteront qu’une autre médaille de ces championnats après beaucoup d’erreurs en finale. C’est Alina Garnasko qui décrochera donc le bronze au ballon.

Les bulgares sont, quant à elles, médaillées de bronze par équipe. Pas de podium non plus en finale pour l’ensemble mais en individuel, Katrin Taseva et Neviana Vladinova remportent respectivement l’argent et le bronze au ruban.

Du côté d’Israël, l’ensemble junior décroche le bronze derrière l’Italie et Linoy Ashram récupère également le bronze au cerceau et aux massues.

Les 16 nations qualifiées pour les CE 2018 (CII 24 places) :
2 places : RUS – ISR – BUL – BLR – UKR – ITA – AZE – ROU
1 place : FRA – GRE – GEO – HUN – EST – ESP – AUT – ARM

Ce nouveau cycle est teinté de beaucoup de surprises avec un nouveau code qui rechange complètement la donne des dernières années. L’Ukraine qui n’est plus en pole position depuis le départ d’Anna Rizatdinova, inscrit tout de même deux gymnastes dans le top 24. Pour ma part, je n’étais pas convaincue par Olena Diachenko, mais ce n’est que mon opinion.
C’est toujours une bonne nouvelle de voir de nouveaux pays intégrer les nations qualifiées comme l’Arménie avec la montée en puissance de Iasmina Agagulian. La Roumanie comptabilise également deux places, ce qui n’était pas arrivé depuis près de vingt ans. Portée par l’ancienne championne Irina Deleanu, la GR est revenue en force depuis deux ans avec Ana Luiza Filiorianu, olympienne à Rio (BRA). La dernière fois c’était en 1996 à Atlanta, que la Roumanie s’était qualifiée aux Jeux Olympiques, soit vingt ans plus tôt.

Hormis la déception d’Axelle Jovenin de ne pas faire partie des 24, j’ai également un peu tiqué sur la non qualification de l’espagnole Sara Llana qui se classe 27ème. Elle me rappelle d’ailleurs beaucoup Esther Dominguez dans les années 2000, pour ceux qui se souviennent…

Site de l’événement : cliquez-ici !

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