Olga Kapranova est née à Moscou en Russie le 6 décembre 1987. Surnommée « Poupée Russe » ou encore « Barbie » de la part de ses entraîneurs et de la presse, cette jeune fille aura fait beaucoup couler d’encre pendant sa courte carrière.
Contrairement à ses coéquipières, Olga débute la discipline assez tardivement en 1993 avec Elena Nefedova à Moscou. Très longiligne du haut de ses 1,77m et très souple dorsalement, disposant également d’une parfaite cambrure du pied, digne des plus belles pointes du Bolshoï, c’est assez logiquement que Kapranova se voit recrutée au sein de l’équipe nationale en 2002. Elle est encadrée par Irina Viner, sélectionneuse et entraîneur nationale, ainsi que par Vera Shatalina en tant que coach personnel.
La petite poupée blonde au sourire parfait arrive à point pour remplacer les têtes d’affiche de l’époque, Alina Kabaeva et Irina Tchachina entre autres. 1ère par équipe aux mondiaux de Budapest en 2003, Olga prend ses marques et commence à séduire son public. Pourtant, cette nouvelle recrue arrive trop brutalement sur le devant de la scène internationale et vient un peu perturber le classement des stars du moment, telles que l’ukrainienne Anna Bessonova dont tout le monde attend un titre mondial. Surprise, cependant, quand Olga Kapranova rafle le titre en 2005 à Baku, devenant championne du monde absolue et remportant également l’or à la corde, au ballon et aux massues.

Nombreux sont ceux qui n’ont pas accepté ce titre, bien qu’Olga n’y soit pour rien personnellement, mais les attitudes de la jeune fille commencent à faire parler d’elle et sont loin de lui faire bonne presse. En effet, derrière son sourire des praticables, Kapranova est une athlète qui n’aime en faire qu’à sa tête au cours des échauffements, qui n’écoute pas les directives des membres organisateurs lors des compétitions, est extrêmement hautaine avec qui ose la regarder en face, pousse et ignore ses fans, etc… un comportement pour le moins désagréable qui ne va pas jouer en sa faveur et qui ira même jusqu’à la ridiculiser jusqu’à la fin de sa carrière.

Aux championnats du monde de Patras en 2007, Olga sort de nouveau en tête des qualifications et est proche de réitérer son titre mais son manque de constance lors du concours général la font chuter en 3ème position et Anna Bessonova arrache le titre suprême à la Russie.

Grâce à son classement et à celui de son équipe, Olga Kapranova et Vera Sessina décrochent les deux qualifications pour la Russie des Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Pourtant, c’est justement en 2008 qu’une autre russe va gagner du galon et remporter, tout au long de l’année, la majorité des tournois et compétitions dont les championnats d’Europe de Turin. Il s’agit, vous l’avez deviné, d’Evgenia Kanaeva qui devient championne olympique après qu’une des deux qualifications (remportées respectivement par Kapranova et Sessina) lui soit attribuée d’office aux vues du palmarès obtenu.
Il ne reste alors plus qu’une place à la Russie et Irina Viner décide de départager Olga et Vera un mois seulement avant le début des Olympiades en comparant leurs différents classements à l’issue du dernier tournoi de l’année. Olga Kapranova remporte la place aux côtés de Kanaeva et sait qu’elle n’a plus le droit à l’erreur, le podium sinon rien. Malgré un sourire ravageur et des compositions allant du folklore traditionnel remixé techno au classicisme des ballets et des opéras, Kapranova rate un enchaînement sur deux et se classera 4ème au terme de la finale de Pékin 2008.

Accablée par la déception de ses entraîneurs, Olga continue encore une année où elle sera de nouveau sacrée championne du monde par équipe aux mondiaux de Mie en 2009, mais elle ne fait plus partie des têtes de lice, laissant la place au règne de Kanaeva et aux stars montantes Daria Kondakova et Daria Dmitrieva qui risquent fortement de revivre, cette année, le même duel/choix que leurs consoeurs en 2008.

Très proche de sa soeur Ekaterina, qui lui ressemble énormément et qui a également pratiqué la GR à haut niveau, Olga Kapranova est désormais juge international.