Archive de octobre, 2011

Aeon Cup 2011

le 31 octobre 2011Commentaires fermés

L’Aeon Cup a accueilli, ce weekend, le tournoi élite international des clubs, compétition de tradition depuis les années 90 à Tokyo. Les russes représentantes du club Gazprom s’imposent logiquement par équipe. Evgenia Kanaeva remporte la 1ère place chez les séniors devant sa coéquipière Daria Kondakova, 2ème du concours, alors qu’Alexandra Soldatova prend la tête de la compétition junior.
Le club bélarusse Dinamo occupe la 2ème place derrière les russes au concours par équipe. Seule Elena Bolotina se hisse sur la 3ème marche du podium individuel junior. Melitina Staniuta et Liubov Charkashyna prennent la 6ème et la 7ème place du concours sénior.
Enfin, c’est au tour de la Deriugina School pour l’Ukraine de prendre la 3ème place par équipe, Alina Maksymenko remporte également la 3ème place du concours individuel sénior.
Quant aux clubs nippons, l’Aeon termine en beauté en 4ème position. Kaho Minagawa remporte même une magnifique 2ème place à la compétition junior.

Fonctionnement de l’Aeon Cup et résultats détaillés ici !

Série A Fabriano 2011

le 27 octobre 2011Commentaires fermés

La 1ère étape des séries A italiennes se déroulait samedi à Fabriano.

En A1, l’équipe d’Armonia d’Abruzzo, composée de Carmen Crescenzi, Chiara Ianni, Federica Febbo et de la russe Daria Kondakova, remporte la 1ère place avec 159.800 points. Elles devancent les clubs de San Giorgio’79 et de l’S.G. Fabriano, respectivement 2ème et 3ème.

En A2, c’est le club de Rafaello Motto qui s’impose avec un total de 140.625 points. Notre tricolore Delphine Ledoux s’illustre dans cette équipe aux côtés des italiennes Gaia Del Chiaro, Sara Del Prete, Francesca Cupisti et Letizia Berti.

Résultats Fabriano A1, cliquez-ici !

Résultats Fabriano A2, cliquez-ici !

Prochaine étape samedi 5 novembre 2011 à Pavia !

Kanaeva, une longue carrière derrière moi à 21 ans

le 22 octobre 2011Commentaires fermés

Propos recueillis par Timofei Gueracimenko pour le quotidien russe Московские Новости.

Le leadership d’Evgenia Kanaeva depuis les quatre dernières années est incontesté, elle a remporté pas moins de 50 médailles d’or cette année sur divers tournois. A tout juste 21 ans, elle compte déjà une longue carrière derrière elle.

Après les mondiaux de Montpellier, vous aviez déclaré vous arrêter pendant une petite semaine. Vous êtes-vous bien reposée ?
Oui, j’ai bien récupéré et j’ai pu trouver du temps pour voir ma famille et mes amis. Nous nous sommes rendus à une station balnéaire.

A Montpellier, en terme de rivalité, vous avez remporté 6 médailles d’or. Est-ce devenu une tradition ?
Je répèterai encore et encore que l’obtention de ces médailles est le résultat d’un dur labeur. La compétition n’a pas été facile pour moi à aucun engin et je suis loin d’être la seule bonne concurrente. Daria Dmitrieva et Daria Kondakova montrent de telles combinaisons que je me demande parfois si je serais capable de faire la même chose. Je travaille donc dans ce sens au gymnase. Je me force à persévérer et à inventer de nouvelles originalités. C’est difficile parfois. Je sais qu’à déjà 21 ans, j’ai une longue carrière derrière moi.

N’y a-t-il rien qui vous exaspère ?
Si, un épisode aux championnats du monde. Si je me souviens bien, c’était après le premier jour de compétition, au contrôle anti-dopage. Il était très tard et personne ne semblait se soucier de l’heure. On a été forcées de rester jusqu’à 3h30 du matin, alors que nous allions reprendre la compétition quelques heures après… C’était vraiment de la folie et sans considération aucune !

Ces contrôles sont-ils si fréquents ?
On nous a promis que cela ne se reproduirait pas. De plus, nous avons lu que la dernière heure de test était programmée à 23h, la prochaine fois nous saurons quoi dire pour ne pas nous laisser faire. Ce n’est un secret pour personne que l’équipe russe est surveillée de très près. On vient constamment nous trouver…

Ressentez-vous la jalousie d’autrui par rapport à vos succès passés ?
Non, j’ai d’assez bonnes relations avec toutes les gymnastes. Au sein de notre équipe actuelle, il est vrai que je passe plus de temps avec les filles de l’ensemble. Notre travail n’étant pas le même, nous pouvons parler de tout. Quant aux fans, je ne suis pas la seule qu’ils soutiennent.

Quel type de cadeaux recevez-vous généralement lors des tournois ?
Des peluches, des poupées, parfois de superbes choses. Une de mes plus grosses fans, qui est originaire de Taïwan, m’a apporté un immense poster à Montpellier. Il faut que vous le voyez, c’est difficile à expliquer, pour résumer, c’est une grande photo de moi composée de 10 000 images de mes enchaînements. C’est formidable, j’ai du mal à imaginer le temps que peut passer une personne à confectionner tout cela.

Vous avez votre billet pour les Jeux Olympiques. Allez-vous faire des changements dans vos programmes ?
On est en train d’y penser avec mon entraîneur Vera Shtelbaums. Deux de mes enchaînements vont subir d’importantes modifications. Les deux autres aussi mais seulement si nous trouvons une musique intéressante. En ce moment, la recherche n’est pas fructueuse. Tous les programmes dépendent de la qualité de la musique. Si nous ne trouvons rien qui vaille la peine, alors nous garderons les choses comme elles sont.

Traduction : Bodychou

Dracula sur Direct Star

le 21 octobre 2011Commentaires fermés

Retrouvez « Dracula de l’ombre à la lumière » sur Direct Star dimanche 23 octobre 2011 à 20h35. De la création du spectacle, aux dernières répétitions, en passant par l’enregistrement de l’album, jusqu’à la première, tout laisse à penser que «Dracula, l’amour plus fort que la mort» est l’événement musical de la rentrée…

Voici ci-dessous un bel aperçu du nouveau spectacle de Kamel Ouali qui donnera surement l’eau à la bouche à ceux qui n’auraient pas encore eu la chance de le voir. Je rappelle que cette comédie musicale comporte une nouveauté chère à son créateur : la dimension de la danse ! Les rôles principaux de Dracula et Mina sont dansés tout au long du show, seuls les autres personnages chantent.
Pour les fans de gymnastique rythmique et ceux qui découvriraient pour la première fois ce blog, ce n’est autre que Nathalie Fauquette, ancienne membre de l’ensemble France 2005-2007, qui incarne Mina.

Sa page Facebook officielle
Son forum officiel

Photos : DraculaOfficiel

Finale Grand Prix de Brno 2011

le 16 octobre 2011Commentaires fermés

L’ultime étape du circuit Grand Prix 2011 s’est déroulée ce weekend à Brno en République Tchèque. Evgenia Kanaeva, triple championne du monde absolue, remporte sans surprise le concours général et toutes les finales avec une note parfaite de 30.000 sur 30.000 au ruban, perfection qui n’avait plus été atteinte depuis les remaniements et renforcements du code de pointage des derniers cycles olympiques.
Daria Dmitrieva, 2ème russe alignée sur ce tournoi, décroche l’argent au général et à toutes les finales malgré un pivot très désaxé au cerceau en fin d’enchaînement. Elle prend également une belle revanche au ballon sur son passage des championnats du monde de Montpellier où elle avait été fortement pénalisée suite à une sortie de praticable.
Aliya Garayeva, n°1 de l’Azerbaidjan et médaillée de bronze au concours général et au ruban aux derniers mondiaux de septembre, s’empare du même métal au général et à toutes les finales, ici à Brno. On a effectivement l’habitude de la retrouver sur le podium derrière les russes, mais il lui manque cependant un peu plus de propreté d’exécution et de difficultés pour tenter de devancer réellement les championnes en lice.
Quant à notre tricolore Delphine Ledoux, 8ème après le concours général, elle s’est qualifiée à 3 finales sur 4 et remporte une superbe 4ème place au ruban couronnée d’un 28.250. Elle prend la 6ème place au ballon et la 7ème place au cerceau.

www.brnograndprix.cz




Kanaeva : Je ne suis pas prête de tirer ma révérence

le 12 octobre 2011Commentaires fermés

Propos recueillis par Roman Semionov pour чемпионат.com :

Evgenia, vous venez encore une fois de remporter le grand chelem aux mondiaux de Montpellier. Quelles sont vos impressions ?
Quelle que soit la compétition, chacune apporte son nouveau lot d’émotions et d’impressions. Je suis en effet heureuse des performances que j’ai accomplies à Montpellier. J’ai été séduite par l’accueil du public et l’organisation de cet évènement. Je ne suis pas pleinement satisfaite de mes enchaînements car j’ai commis des erreurs mais j’essaye de prendre les choses du bon côté.

Vous comptez 17 titres mondiaux à votre actif. Actuellement, aucun autre athlète ne tient un tel record. Comment le ressentez-vous ?
Vous savez, je ne préfère pas penser à telle ou telle victoire. En gymnastique rythmique, comme dans beaucoup d’autres disciplines sportives, vous ne vous arrêtez jamais, il faut sans cesse aller de l’avant et se concentrer sur l’étape suivante. Le jour où on met un terme à sa carrière, là on peut se permettre de compter ses médailles, de s’en satisfaire et d’en tirer des conclusions. Honnêtement, je suis très heureuse d’avoir des entraîneurs qui nous font constamment nous remettre en question et qui ne nous laissent pas nous reposer sur nos lauriers.

Vous avez la possibilité de vous reposer un peu maintenant ?
Oui mais seulement pour six jours. Le sport de haut niveau ne permet pas de se reposer longtemps et de rester sans rien faire. Il faut garder la forme, surtout quand la discipline qu’on pratique est un sport jeune comme la gymnastique rythmique.

Avec un palmarès comme le vôtre on comprend que votre motivation soit de participer aux championnats d’Europe et du monde, pourtant vous êtes également sur des tournois moins importants ?
Je sais que ça ne durera pas. Je dirais que c’est une courte période dans une vie mais c’est certainement la plus remarquable. C’est la raison pour laquelle je me donne à 100% à chaque compétition quelle qu’elle soit. J’adore la gymnastique rythmique et je suis encore plus heureuse quand les spectateurs aiment mes enchaînements et qu’ils réagissent avec enthousiasme.

Vous êtes à un stade de votre carrière où vous « subissez un test de célébrité ». Qu’en pensez-vous ?
C’est agréable d’être le centre d’attention, lorsque les fans sont heureux et viennent nous féliciter. Cependant, je ne pense pas mériter d’être mise sur un piédestal. Les étoiles brillent au-dessus de ma tête et je ne me considère pas une célébrité. Il y a tant de gens qui réussissent dans différents domaines et pas nécessairement dans le sport. On écrit et on parle de ces personnes dans les médias parce qu’elles l’ont mérité à force de travail et de patience. La seule chose que j’espère pour nos héros, par « héros » j’entends les athlètes qui remportent des médailles pour leur pays, c’est qu’on se rappelle d’eux après leur descente de podium, une fois que le tournoi est fini. C’est important qu’ils ne tombent pas dans l’oubli et que leurs fans continuent à s’intéresser à leur parcours.

Cela signifie que vous ne menez pas une « vie de célébrité » ?
Non, je vis des journées d’entraînement standard comme n’importe quelle athlète pour le moment. Je ne pense pas que ma vie soit si différente des autres même si les médias ont un peu les yeux rivés sur moi (rires).

Irina Viner est un peu dure et totalitaire d’une certaine manière en tant que sélectionneuse nationale. Est-elle dure avec vous ou cette période est-elle révolue ?
Non, elle n’a jamais élevé la voix sur moi. Elle trouve toujours la bonne approche avec chaque gymnaste. Irina Aleksandrovna sait parfaitement quelle attitude adopter, parfois il est nécessaire de crier, d’autres pas et parfois ce sera à voix basse et avec beaucoup de calme. Nous sommes tout à fait heureuses d’avoir à nos côtés un entraîneur de son talent. Elle est comme un guide pour nous.

Quant à vous, vous arrive-t-il de donner des conseils aux nouvelles recrues qui intègrent l’équipe ?
Oui bien sûr. Il y a beaucoup de jeunes dans l’équipe dont une fille qui vient d’Omsk comme moi. Je les affectionne toutes beaucoup, on est très soudées. Et, encore une fois, je ne suis pas la seule à les conseiller, elles m’apportent tout autant. On passe tellement de temps ensemble, on vit ensemble, je sais que je peux compter sur elles quoi qu’il advienne.

Avez-vous encore besoin d’être conseillée dans votre vie professionnelle ?
Oh oui, toujours.

Il reste moins d’un an avant les prochains Jeux Olympiques de Londres. Comment envisagez-vous l’évènement ? Quelles sont vos ambitions ? Vos rêves ?
Vous ne pouvez jamais planifier dans le sport. Premièrement, il faut être sélectionnée aux Jeux Olympiques. Puis il y a plusieurs étapes à franchir comme travailler sur de nouveaux programmes. Donc, ça ne sert à rien de regarder trop en avant. Les places nominatives ne seront attribuées que quelques semaines avant les Jeux de toute façon. En général, je me tiens à travailler dur, écouter mon entraîneur, prendre soin de ma santé et être reconnaissante du chemin parcouru (sourire).

Vous avez signalé plus tôt que la vie sportive est courte. Que prévoyez-vous de faire après votre carrière ?
Seul le sport est au coeur de mes préoccupations et je ne sais pas ce qui arrivera par la suite. On peut toujours avoir une idée sur le moment qui sera différente dans six mois. Pour l’instant, je suis ici et je ne me consacre qu’au moment présent. Sans ambigüité, en ce qui concerne la gymnastique, je ne suis pas prête de tirer ma révérence.

Photos : Oleg Naumov
Traduction : Bodychou

Alice au pays des anges

le 6 octobre 2011Commentaires fermés

Voici le témoignage d’Alice Dufour, en direct de la « Cité des Anges », sur sa nouvelle carrière outre-atlantique. Comédienne, danseuse et gymnaste avant tout, elle incarne le rôle titre de Scarlett dans le tout nouveau spectacle du Cirque du Soleil « Iris, un voyage dans le monde du cinéma » dont la première officielle a eu lieu le 25 septembre dernier au Kodak Theater situé sur le mythique Hollywood Boulevard de Los Angeles. Elle était également l’égérie des championnats du monde de Montpellier pour lesquels elle évoluait dans le clip promotionnel.
Un grand merci à elle pour avoir accepté de livrer ses impressions et pour nous faire partager un bout de son univers en exclusivité sur le blog !

« J’ai commencé l’aventure Iris sous la neige de Montréal. J’ai été plongée dans l’immense entreprise du Cirque du Soleil dès le premier jour : corps scanné, tête moulée, prises de mesures d’une précision effrayante… Ce qui m’a le plus marqué ce sont les ateliers de création des costumes. Des dizaines, voire des centaines de personnes à l’oeuvre dans les départements de la chaussure, des chapeaux, des masques, de la couture… Ils ont même leur propre «matériau-thèque». Tout est millimétré et organisé précisément. Et puis les salles d’entrainement et de création des spectacles sont énormes. Je vivais en face de cette grande infrastructure dans une résidence qui loge les artistes en création ou en convalescence (et oui, c’est aussi ça le Cirque…).
J’ai ensuite déménagé à Los Angeles où se produit le spectacle. La période de création et des répétitions fut vraiment intense.
Aujourd’hui la « soft » opening (21 juillet) et la première mondiale (25 septembre) sont passées. On se produit devant une salle de 2500 spectateurs, qui est pratiquement remplie chaque soir.
« Iris » a pour trame une histoire d’amour entre deux jeunes personnages Buster (interprété par l’hallucinant Raphaël Cruz) et Scarlett, que je joue. Je partage ce joli rôle avec l’une des plus grandes équilibristes du monde, si ce n’est la plus grande : Olga Pikhienko. Elle se produit lors du dernier tableau où les deux amoureux se retrouvent enfin seuls et que Scarlett le vampe une dernière fois en évoluant sur des cannes avec une élégance folle… jusqu’au baiser.
De mon côté, j’incarne Scarlett en la faisant évoluer de la petite danseuse/gymnaste rythmique, jeune mais plus mutine que naïve malgré son apparence, en actrice de cinéma.
La transition se déroule à la fin de l’acte 1, lorsque le producteur (un homme au sourire trop blanc et aux bijoux trop clinquants) lui dit d’arrêter de jouer avec ce ruban en le lui retirant des mains et en lui annonçant qu’il s’apprête à faire d’elle une grande actrice de cinema. Le texte donnant ceci : « Scarlett ! What are you doing? Stop playing with that… You could do better… I have big plans for you!… I’m gonna make you a movie star!… (and I’m gonna be your manager!) ».
Mais l’histoire, la vraie, la belle, celle qui fait rêver, est bien celle de l’amour entre les deux soupirants. Lors de l’ouverture, Scarlett lance son ruban de dos, vers le centre de la scène, elle le suit du regard, le nez en l’air… et au moment de le rattraper se retrouve mains dans les mains et yeux dans les yeux avec le beau pianiste. Coup de foudre évident. De là c’est plus d’une heure et demie de péripéties, de retrouvailles, de séparations de tous genres par des éléments extérieurs délirants : un dompteur d’ombre menaçant, d’envahissants danseurs, un manager un peu trop exigeant, un romain bien costaud et puis… les fameux gangsters !…
Du côté des coulisses, ce sont plus de 110 techniciens, 6 perruquiers et coiffeurs, 75 artistes dont 7 musiciens, une vingtaine de costumiers… Je ne suis d’ailleurs pas autorisée à placer mes perruques moi-même, et ai besoin de costumiers pour m’habiller et faire les changements rapides en coulisses (par exemple échanger mes chaussons de GR par mes souliers). C’est fou ! :)
La transformation physique du rôle de Scarlett est importante entre le premier acte et le second. Les minutes de l’entracte sont comptées. Changement total de look donc de costume (je porte un corset serré pour la version star), de chaussures, de perruque et même de maquillage (des lèvres rouge vermillon pailletées à bloc !).
Je vis une belle aventure. Ce qui me plait par dessus tout dans ce travail c’est d’être entourée d’artistes aussi talentueux que fascinants. Quinze nationalités différentes fourmillent en backstage… J’ai une chance incroyable de me retrouver parmi eux. J’apprends beaucoup. Certes, Paris et ma famille me manque mais je ne boude pas mon plaisir de vivre une expérience aussi riche.
Longue vie à Iris ! Et surtout vive la GR !! »

Suivez-la sur twitter : @AliceDufour
Découvrez le site du spectacle : Iris (Cirque du Soleil)

Photos : CirqueduSoleil