Archive de juillet, 2009

Mie 2009

le 29 juillet 2009Commentaires fermés

Ces horaires peuvent subir des modifications ultérieures. Il semblerait, selon le tirage au sort, que Delphine ouvre ces championnats du monde puisqu’elle se présente à la corde comme première gymnaste de la subdivision 1. Que de pression !!

N’oubliez pas de soutenir la France sur le site de la FFGym et retrouvez dans moins de 40 jours, l’ensemble tricolore et Delphine Ledoux en individuel au Japon. Le collectif France est actuellement en stage de préparation à Montpellier et à Calais. Allez les bleues !!

07.09.2009 10:00 – 18:00 Concours I (corde, cerceau)
08.09.2009 10:00 – 20:30 Concours I (corde, cerceau), Cérémonie d’Ouverture, Concours III (corde, cerceau)
09.09.2009 10:00 – 18:00 Concours I (ballon, ruban)
10.09.2009 10:00 – 20:30 Concours I (ballon, ruban), Concours III (ballon, ruban)
11.09.2009 14:30 – 21:30 Competition II général individuel
12.09.2009 10:00 – 15:00 Concours général des ensembles
13.09.2009 15:00 – 18:00 Finales des ensembles (5 cerceaux, 3 rubans/2cordes), Cérémonie de Clôture et Gala

Photo: Delphine Ledoux, seule représentante française individuelle à Mie

J.P.E.E. – Chypre 2009

le 28 juillet 2009Commentaires fermés

Propos de Mme Danielle Duchoud recueillis sur le site de l’U.E.G. :

« Les 13èmes Jeux des petits états d’Europe (J.P.E.E.) se déroulent tous les deux ans. L’édition 2009 a eu lieu à Chypre en juin. 843 athlètes représentant 12 sports et 131 disciplines ont participé aux diverses compétitions. Chypre a dominé les concours de gymnastique.
Sont admis aux Jeux des petits Etats européens, les pays qui comptent moins d’un million d’habitants. Actuellement huit pays y participent: Andorre, Chypre, Islande, Liechtenstein, Luxembourg, Malte, Monaco et San Marino. Le Monténégro a été récemment admis, il pourrait participer aux compétitions dès 2011 au Liechtenstein.
Chypre décroche 11 médailles en gymnastique rythmique dont 5 fois l’or et 5 fois l’argent. Les sœurs Trikomiti (CYP) ont assuré le spectacle. Les trois médailles du concours multiple ont été remportées par les gymnastes de Chypre, avec Loukia Trikomiti (or), 73.534 points, Chrystalleni Trikomiti (argent), 71.925 et Katerina Chrystodoulou (bronze) 71,717 points.

A la corde, Loukia Trikomiti remporte l’or devant Katerina Chrystodoulou (CYP) et Elisa Cavalli (San Marino). Au cerceau, nouvelle victoire de Loukia Trikomiti, suivie de Katerina Chrystodoulou et Sofia Travesset Cortesao (AND). Au ballon, Loukia Trikomiti engrange sa troisième médaille d’or devant sa soeur Chrystalleni Giada Valle Della (San Marino). Finalement, la médaille d’or du ruban a été attribuée à Chrystalleni Trikomiti, l’argent à Loukia Trikomiti et le bronze à Giada Valle Della (San Marino).

A la fin de la cérémonie protocolaire, un prix spécial a été attribué à Sofia Travesset Cortesao d’Andorre en honneur de sa grande présence dans le sport.

Photo/Efrem Lukatsky: Loukia Trikomiti (CYP)

Kaohsiung 2009

le 22 juillet 2009Commentaires fermés

Image: Gao Mei, mascotte féminine de Kaohsiung 2009 représentant ici la GR. Le ruban, lui, dessine l’emblème de l’évènement.

Les Jeux Mondiaux ont lieu tous les quatre ans et concernent les disciplines qui n’ont pas de finalité olympique. En GR, les meilleures individuelles n’étant pas récompensées par engin lors des Jeux Olympiques, les Jeux Mondiaux récompensent donc ces finales. Cette année, ils ont lieu en ce moment à Kaohsiung à Taipei. Une fois de plus, Evgenia Kanaeva remporte les 4 finales, prouvant qu’elle est la reine incontestée de la discipline et qu’elle n’a décidément pas volé son titre olympique à Pékin.

Qualifications corde
Finale corde complète
1 – KANAEVA Evgenia (RUS) 28.475
2 – BESSONOVA Anna (UKR) 27.425
3 – KAPRANOVA Olga (RUS) 27.350

Qualifications cerceau
Finale cerceau complète
1 – KANAEVA Eugenia (RUS) 27.800
2 – KAPRANOVA Olga (RUS) 27.600
3 – MITEVA Silvia (BUL) 27.025

Qualifications ballon
Finale ballon complète
1 – KANAEVA Eugenia (RUS) 28.500
2 – BESSONOVA Anna (UKR) 27.775
3 – STANIOUTA Melitina (BLR) 27.550

Qualifications ruban
Finale ruban complète
1 – KANAEVA Eugenia (RUS) 26.625
2 – BESSONOVA Anna (UKR) 26.250
3 – GARAYEVA Aliya (AZE) 25.250

Marina Lobatch

le 17 juillet 2009Commentaires fermés

Marina Lobatch est née le 26 juin 1970 à Smolevichi (BLR) d’un père charpentier et d’une mère cuisinière, elle a également deux soeurs. Comme Evgenia Kanaeva, Marina est devenue championne olympique à 18 ans. C’était en 1988 à Séoul et ce fut le plus beau sacrement de sa courte carrière puisque la jeune femme n’avait remporté ni titre européen, ni mondial, la Corée était alors sa seule chance de briller. A l’époque, l’URSS n’étant pas encore morcelée, il était difficile de faire sa place parmi les meilleures vu qu’elles étaient regroupées toutes au même endroit. Alors qu’aujourd’hui, l’indépendance des pays comme l’Ukraine ou le Bélarus a permis de multiplier la présence de leurs représentantes au niveau mondial au détriment des pays occidentaux qui doivent lutter contre une plus grande adversité.
Marina a commencé la GR à l’âge de 7 ans et a été tout de suite encadrée par Irina Leparskaya. Puis, elle est découverte par Galina Krilenko (double championne du Monde en ensemble en 1973 et 1975) qui l’invite à la rejoindre à Minsk. Gagner une place parmi les représentantes de l’Union Soviétique était plus difficile que de remporter un titre de championne du Monde. Ses plus fortes rivales étaient Tatiana Drutchinina et Galina Beloglazova puis Alexandra Timoshenko et Oksana Skaldina. Dans les années 1980, la Bulgarie dominait la GR internationale avec des gymnastes telles que Bianka Panova, Adriana Dunavska ou encore Elisabeth Koleva. Le plus grand souhait de Marina était d’être comme la double championne du Monde, Diliana Georgieva.
Lobatch est élégante, élancée, techniquement irréprochable et a un gros penchant pour la musique classique qu’elle utilise pour toutes ses compositions (surtout les chorégraphies de Tchaikovski et Rachmaninov). Son titre olympique couronné de notes parfaites (40/40 aux préliminaires et en finale) contribue à la faire sortir de l’ombre face aux injustices et aux jalousies qui l’ont certainement empêchées de remporter d’autres titres qu’elle méritait. Elle se retirera à 19 ans seulement de la scène internationale.
Marina a eu très tôt son brevet de juge internationale et représente la Fédération bélarusse. Aujourd’hui elle entraîne et vit à Minsk avec son mari Dimitri Bogdanov et leur fille Irina. Avant de les confier à Galina Krilenko, son propre coach, Marina a notamment entraîné, pendant plusieurs années, Larissa Lukyanenko et Tatiana Ogryzko. Elle a été récompensée de l’Ordre de l’Amitié et a également reçu un diplôme spécial du Comité International Olympique en reconnaissance pour sa « significative contribution à la promotion du sport féminin.

Vidéos:
CM Valladolid 1985: cordeballonmassues
Brother Cup 1986: cordeballonmassuesruban
Tournoi de Tokyo 1986: cordemassuesruban
J.O. Séoul 1988: cordecerceaumassuesruban
Gala URSS 1989

Evgenia Kanaeva et l’or de Belgrade

le 16 juillet 2009Commentaires fermés

Interview du 13 juillet 2009 extraite de Весь спорт (RUS):

La championne olympique, Evgenia Kanaeva, a remporté 5 fois l’or aux Universiades de Belgrade, concours général et finales confondus.

Ici à Belgrade, les gens ne cessent de dire que ces Universiades ressemblent à des minis Olympiades, qu’en pensez-vous ?
Bien sur, il y a quelques similarités entre les deux: les sportifs viennent des quatre coins du monde, il y a le village des athlètes, mais c’est le cas pour de nombreuses compétitions. Cependant, honnêtement, les J.O. exigent un niveau de compétition qui n’est pas comparable, surtout avec la pression qu’on a sur les épaules.

Saviez-vous que, grâce à vos cinq victoires, la Russie a terminé première au rang des médailles d’or ?
Vraiment? J’en suis très heureuse.

Avez-vous ressenti le poids de la responsabilité qui vous incombait avant d’entrer sur le praticable ?
Oh oui heureusement (rires). Mais je trouve nécessaire de ne rien planifier à l’avance. Quand je suis sur le praticable, j’essaye de montrer tout ce dont je suis capable. C’est ma contribution à une cause commune. Ici aux Universiades, je n’ai pas suivi les performances des autres athlètes russes. Il est vrai que je ne les connais pas et que je ne sais même pas qui était sélectionné pour cet évènement. Par contre, je sais, moi, pourquoi je suis ici. Désolée, ce n’est peut-être pas le réponse que vous attendiez.

Votre entraîneur, Vera Shtelbaums, dit que vous n’êtes pas au meilleur de votre forme.
C’est vrai. Physiquement, je ne me sens pas à 100% de mes capacités. Je n’ai toujours pas pris de congés pour pouvoir me reposer ou partir un peu en vacances alors que j’en ai besoin. Voilà pourquoi mon corps n’accepte plus d’aller au-delà de certaines limites. Et techniquement parlant, j’ai commis des erreurs.

Pourtant, aussi bien nous que le public n’avons rien remarquer !
Et heureusement (rires)! Seules les gymnastes, les entraîneurs et les juges ont besoin de le remarquer. Mon execution aurait dû être plus propre.

Quel sera alors votre souvenir de Belgrade?
Ces Universiades sont les premières auxquelles je participe. J’ai été également capable de remporter cinq médailles d’or ici et il me semble que tout athlète se souvient de ses victoires.

En juin, vous avez eu au moins un mois sans compétitions, était-ce trop court pour faire un break ?
Comme vous venez de le dire… peut-être que c’était trop court et en plus j’étais malade (rires). Je n’étais pas encore remise que déjà je recommençais à m’entraîner. Mais il est vrai que la charge de travail était un peu plus souple. J’en ai même profité pour rendre mes derniers travaux universitaires. Je viens de terminer ma deuxième année à la Faculté des Sports de l’Université d’Etat de Sibérie. Je ne suis pas étudiante à St-Pétersbourg comme indiqué dans les brochures des Jeux de Pékin. Cette information est erronée.

Pour le moment, avant les championnats du Monde de Mie (JPN) qui auront lieu en septembre, qu’allez-vous faire ?
Oh, je vais continuer à m’entraîner, chose que j’arrive encore à faire. Avant les mondiaux, il y aura encore deux compétitions et c’est tout. Pour nous, gymnastes, la vie est simple: bus, gymnase, entraînement, hôtel, rêve. Rien de plus. Même si j’avais l’occasion de me relâcher une fois par mois, je finirai par me sentir coupable au bout du compte.

Belgrade 2009

le 11 juillet 2009Commentaires fermés

Les Universiades ont lieu tous les deux ans et concernent les athlètes de haut niveau qui suivent des études supérieures. A l’image des Jeux Olympiques, il y a des Universiades d’été et d’hiver qui sont alternées selon les années. Cette année, l’édition 2009 a lieu à Belgrade, capitale de la Serbie. La gymnastique artistique et rythmique font bien entendu partie des sports d’été et s’illustre aux côtés du tir à l’arc, de l’athlétisme, du basketball, du plongeon, du football, de l’escrime, du judo, de la natation, du tennis, du taekwondo, du tennis de table, du volleyball et du water polo. Les prochaines Universiades d’été auront lieu à Shenzhen (CHN) en 2011 puis à Kazan (RUS) en 2013. Pour le moment, la France n’a été qu’une seule fois pays hôte de cet évènement, c’était en 1960 à Chamonix pour l’édition hivernale.

Pour le moment, la Russie est en tête avec un total de 73 médailles, tous sports confondus, suivi du Japon (72) et de la Chine (56). La France se situe au 8ème rang avec 20 médailles (4 d’or, 8 d’argent et 8 de bronze). Il n’y a malheureusement aucune française de représentée en GR cette année.

Concours général individuel sénior:
1 – Evgenia Kanaeva (RUS) 113.175
2 – Anna Bessonova (UKR) 105.950
3 – Aliya Yussupova (KAZ) 105.900
Résultats complets…

Finale corde
Finale cerceau
Finale ballon
Finale ruban

Concours général des ensembles séniors:
1 – Russie 51.200
2 – Japon 47.075
3 – Ukraine 46.775
4 – Corée du Nord 42.950
Résultats complets…

Finale 5 cerceaux
Finale 3 rubans/2 cordes

Anna Bessonova en direct de Belgrade

le 10 juillet 2009Commentaires fermés

Les Universiades de Belgrade ont débuté il y a déjà plusieurs jours mais la compétition en gymnastique rythmique commence aujourd’hui. Cet évènement ressemble aux Jeux Olympiques mais il ne regroupe que les étudiants sportifs de haut niveau. Anna Bessonova fait partie de ces athlètes qui mènent de front études supérieures et sport intensif. Voici les propos recueillis sur le site officiel des Universiades de Belgrade:

Si la belle ukrainienne devait répéter son succès d’Athènes et de Pékin, elle deviendrait sans aucun doute l’athlète la plus célèbre d’Ukraine. Anna n’a encore jamais manqué une édition des Universiades d’été et elle est ravie d’y participer cette année.
- J’adore les Universiades et c’est actuellement ma quatrième participation à cet évènement. A la différence des Jeux Olympiques, ces jeux sont beaucoup plus relax, les athlètes en profitent un maximum et peuvent réellement prendre le temps de lier de nouvelles amitiés.

Combien de médailles avez-vous remportées aux Universiades jusqu’à maintenant?
- J’ai besoin d’une minute pour les compter… Cinq médailles d’or à Bangkok, quatre d’or, une d’argent et une de bronze à Izmir.

Comment arrivez-vous à vous faire des amis si vous remportez tous les titres?
- Je ne viens pas ici pour les médailles mais pour présenter mes nouveaux programmes. J’espère que le public et les juges apprécieront mon travail.

Nous vous avons vu vous entraîner dans le Hall 1 du complexe sportif de Belgrade et les spectateurs sont en extase. Comment choisissez-vous vos musiques?
- Parfois, je propose un morceau que je trouve intéressant à mon entraîneur et d’autres fois c’est elle qui choisit. L’important est que le style de musique soit différent à chaque fois, pour apporter une nouvelle atmosphère et ainsi représenter plusieurs facettes de mon caractère. Mais bien sûr, il faut que la musique plaise au public.

Vous avez triomphé aux championnats du Monde, aux Jeux Olympiques et aux Universiades. Comment trouvez-vous le temps pour mener à bien vos études et le sport?
- C’est difficile mais en Ukraine la plupart des athlètes font comme moi: combinent entraînement quotidien, compétitions, déplacements et études tout en ayant d’excellents résultats. C’est une question d’organisation.

A quoi ressemble une journée typique pour vous?
- Lorsque je m’entraîne en vue d’un important évènement, je travaille d’abord le côté chorégraphique de mes passages et j’enchaîne avec l’entraînement habituel. Après ma pause déjeuner, je continue à m’entraîner pour le reste de la journée. Par contre quand il n’y a pas de rencontre particulière, je ne m’entraîne qu’une fois par jour.

En étant si populaire, vous considérez-vous comme un modèle pour les jeunes ukrainiennes?
- J’ai en effet de nombreux fans en Ukraine. Je pense que c’est un honneur de pouvoir enseigner aux autres comment devenir un athlète reconnu.

Qu’est-ce qui a changé dans votre vie après l’obtention de votre seconde médaille de bronze olympique?
- C’est une récompense sportive, cependant, rien n’a vraiment changé dans ma vie. Je suis simplement heureuse que les gens apprécient mon travail et j’essaie de rester fidèle à moi même le plus possible.

Qu’attendez-vous des Universiades de Belgrade?
- Je préfère ne jamais m’attendre à quoi que ce soit. Je souhaite simplement présenter mes nouveaux programmes et faire de mon mieux. Les résultats suivent généralement quand on a bien réussi.

Comment se passe votre séjour au « Village Universitaire »?
- Tout le monde a un bon esprit, l’atmosphère est bonne partout, pas seulement dans le clan ukrainien. Aux Universiades, on rencontre souvent des amis qu’on n’a pas souvent l’occasion de rencontrer ailleurs. Ici, c’est un peu la devise: « un pour tous, tous pour un » et nous prenons du plaisir dans le succès de chacun.

Avez-vous un endroit spécial pour ranger vos médailles chez vous à Kiev?
- Au début oui, mes parents mettaient toutes nos médailles familiales au même endroit, ma mère étant ancienne gymnaste et mon père, footballer professionnel. Mais maintenant, il n’y a plus assez de place pour les mettre toutes ensembles.

Que pensez-vous des 25èmes Universiades de Belgrade et de ses hôtes?
- Je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter Belgrade mais j’espère que j’aurai l’occasion de voir cette magnifique ville dont j’ai tant souvent entendu parler. Jusqu’à maintenant, je n’ai vu que le Village universitaire et je le trouve super. On sent le positivisme partout ici. Les bénévoles m’ont décidément très impressionné.

Haut niveau : responsabilité des parents

le 8 juillet 2009Commentaires fermés

Les parents influent sans aucun doute sur la carrière de leur enfant quand il s’agit de pratique sportive intensive. A chaque étape de cette carrière, les parents ont un rôle déterminant, tantôt actif, tantôt passif, qui est nécessaire à l’épanouissement et à l’accomplissement d’un athlète.

« Un soutien immense et une absence de pression infligée par la famille pour gagner à tout prix sont non seulement une caractéristique commune aux athlètes de haut niveau mais également (avec le soutien apporté par les amis et les entraîneurs) l’un des trois facteurs clés du succès pour la plupart des athlètes olympiques ayant atteint leurs objectifs. »

Au stade de l’enfance, il est préconisé, d’initier l’enfant à plusieurs disciplines sportives dans le but de s’amuser avant de démarrer son sport de prédilection. Dans le cas de la gymnastique rythmique, les jeunes filles débutent relativement tôt, le plus souvent vers six-huit ans ou même avant (baby-gym). Les mamans sont souvent d’anciennes gymnastes qui ont pratiqué ou encadré à divers niveaux. A ce jeune âge, les parents ont un rôle très influent qui perdure au moins jusqu’à l’adolescence. L’influence familiale varie en fonction des moeurs de chacun et peut agir sur les perceptions, les capacités et sur l’investissement de l’enfant. Par conséquent, il est important d’équilibrer motivation, discipline et plaisir pour que l’enfant se structure dans un environnement sain. Pressuriser l’enfant en cas d’échec ou d’objectifs non atteints peuvent nuire au bon déroulement de sa carrière et renforcer son sentiment d’insatisfaction et de non-reconnaissance. Il faut surtout savoir être à l’écoute, la communication étant l’arme la plus efficace dans bien des domaines…

« Hellstedt (1995) a laissé entendre que, durant le stade d’initiation, les parents devaient maintenir des limites perméables afin de permettre à l’enfant de vivre des expériences individuelles et familiales hors sphère sportive et inculquer des valeurs familiales liées au travail et à la réalisation d’objectifs en montrant l’exemple plutôt que par les mots. »

Les parents jouent d’ailleurs un rôle essentiel dans l’intégration du sport-études où l’enfant doit mener à bien réussite scolaire et sportive. A eux de trouver les bonnes incitations pour encourager le jeune athlète.
Par contre ce ne seront plus les parents mais les entraîneurs et les structures d’encadrement qui joueront un rôle déterminant pour le passage en haut niveau.

Lorsque l’enfant est sélectionné aux tests d’entrée eu haut niveau (entre 12 et 15 ans), l’implication des parents, même si elle diffère du stade d’initiation, est toujours importante et recherchée par les athlètes. En effet, l’intensité des horaires d’entraînements et l’école obligatoire exigent une maturité et une gestion de l’emploi du temps que l’enfant saura acquérir encore plus rapidement grâce au soutien de ses parents. L’athlète est à un stade crucial de sa carrière où le sport fait partie intégrante de son quotidien et où la discipline et l’assiduité sont de rigueur. La vie de la famille va, le plus souvent, se régler sur les impératifs sportifs de l’enfant et l’implication émotionnelle ira de paire avec le soutien financier et le besoin de transport sur le lieu d’entraînement ou de compétition.
L’implication des parents change quand l’athlète quitte le nid familial mais il cherchera à garder contact très souvent avec eux. Leur présence lors des premières compétitions nationales voire internationales représente un plus même si le besoin s’estompe avec le temps et l’augmentation du nombre de rencontres. Pour les parents qui entraînent eux-mêmes leur progéniture, il est important de faire la distinction entre les deux rôles, même si la pression est plus grande, la compréhension et le soutien apportés par le parent-entraîneur ont généralement un effet positif sur la relation privilégiée qu’entretient l’adolescent avec son parent.

On considère que la transition du secteur junior au secteur sénior représente un stade de perfectionnement chez le jeune athlète (15-16 ans) où le sport devient un véritable métier en terme de performance et d’investissement (environ 20-25 heures d’entraînement hebdomadaire en France). Même si les parents sont souvent moins impliqués, leur soutien moral reste primordial, surtout en terme d’échec sur des échéances particulièrement importantes ou en cas de baisse de performances tout simplement. Même si les liens seront difficiles à desserrer, il faudra que les parents acceptent que leur enfant devienne adulte avec tout ce que cela implique (faire ses propres expériences, bâtir une vie amoureuse…). Néanmoins, une famille d’athlète ayant terminé le secondaire sur deux insiste pour qu’il/elle continue des études supérieures afin qu’il/elle puisse s’assumer du mieux possible professionnellement une fois la carrière sportive terminée. Bien que cela représente un effort supplémentaire pour l’athlète, c’est un passage obligé car peu pourront vivre de leur succès. En gymnastique rythmique, une carrière dure aujourd’hui dix ans en moyenne (16-26 ans).

L’arrêt du sport est causé de différentes manières: manque de plaisir au stade d’initiation, blessure, mise en avant des études, etc… En gymnastique (rythmique ou autre) la retraite sportive est précoce (23 ans en moyenne) sauf cas rares tels que l’espagnole Almudena Cid (arrêt de la GR à 28 ans, participation à quatre finales olympiques) ou l’allemande Oksana Chusovitina (34 ans, carrière GAF toujours en cours). Les athlètes se tournent souvent vers leurs parents et évaluent énormément l’impact de leur soutien à ce stade d’arrêt « définitif ». Le deuil de la carrière est difficile et la reprise d’une vie normale ne se fait pas sans heurts. C’est également la famille qui aide à l’insertion dans le monde du travail sachant que l’expérience ou les qualifications professionnelles de l’athlète ne sont pas toujours suffisantes, l’objectif sportif étant privilégié. En général, le bilan des parents sur la carrière de leur enfant est positif, qu’ils en discutent avec ou sans l’intéressé.

La responsabilité des parents est primordiale et nécessaire à chaque étape de la vie d’un sportif de haut niveau. Comme pour l’éducation en général, il n’y a pas de manière clé pour savoir comment agir face aux situations exceptionnelles et aux choix de vie de nos enfants. Il faut savoir être à l’écoute et ne pas avoir peur de revenir sur leurs bonnes et mauvaises expériences afin qu’ils puissent continuer d’avancer.

Extraits cités de: Psychologie sociale du sport par Sophia Jowett et David Lavallee
Photos – de haut en bas: Dinara Gimatova (AZE), Lioubov Charkashyna (BLR), Simona Peycheva (BUL) et Maria Petrova (BUL).

La grippe A H1N1 s’abat sur l’Argentine

le 5 juillet 2009Commentaires fermés

Article extrait du blog d’Anahi Sosa, ex-championne d’Argentine:

Le Comité de Gymnastique Argentin avait prévu un entraînement intensif pour le mois de juillet pour les sélections élite qui serait encadrée par Galina Aidarkina. Le plan de travail consiste en une série d’entraînements qui s’étalent sur plusieurs journées consécutives. Ce projet allait rassembler autant de clubs qu’il existe de provinces et aider à alléger les autonomies respectives qui caractérisent l’activité.

Malheureusement, nous avons été atteint par la grippe A (virus H1N1) qui a déstabilisé diverses activités à cause des mesures sanitaires prises par le Ministère de la Santé. Le service médical du Secrétariat au Sport a suspendu les activités en milieu fermé, les entraînements dans les centres sportifs et les évènements en prévision, afin d’enrayer la propagation de la grippe A.

Les grandes instances de la gymnastique rythmique mondiale mettent au point des systèmes de sélection où les gymnastes « élites » vivent ensemble et pratiquent leur discipline sans relâche à très haut niveau. Ces modèles sont soutenus par une politique de l’Etat où santé, éducation, alimentation et logement sont rassemblés pour servir au mieux les athlètes.

Le Vénézuela, le Mexique et le Brésil ont pu mettre au point des centres de préparation dans lesquels sont regroupés les sportifs de haut niveau. Nos frères latino-américains ont adopté les techniques des pays développés dans leur politique sportive, ce qui leur a d’ailleurs permis de nous dépasser sur le nombre de victoires lors des compétitions officielles.

Soyons optimistes et espérons que, lorsque sera passée la crise sanitaire, nos gymnastes pourront avoir l’illusion, pendant quelques jours, d’être des sportives de haut niveau. Pour le moment, la réalité est devenue utopique.