Lumière surEkaterina Serebrianskaya

le 18 décembre 2008Commentaires fermés sur Ekaterina Serebrianskaya

Surnommée la « Princesse de Kiev », Ekaterina Serebrianskaya a dominé la GR pendant près de quatre ans jusqu’à devenir championne olympique aux Jeux d’Atlanta en 1996. Même quand sa fédération lui a tourné le dos, elle a su aller au bout de ses rêves avec la grande classe qu’on lui connaît.
Née le 25 octobre 1981 à Simféropol en Ukraine, Ekaterina hérite des talents de sa mère en matière de gymnastique. Elle débute d’ailleurs la discipline en 1981 au club Gratsia Dynamo à Simféropol avant d’être sélectionnée à l’Ecole d’Albina et d’Irina Deriuguina à Kiev. Bien que ces dernières constituent les entraîneurs nationaux de la GR nationale, c’est Lioubov, sa maman, qui continuera de coacher Ekaterina tout au long de sa carrière. Lancée sur les devants de la scène internationale en 1992, elle se classe 5ème au général aux championnats du monde de Bruxelles. Mais elle ne va pas rester longtemps dans l’ombre des Maria Petrova ou autres grandes gymnastes de l’époque. Il suffit d’un an seulement pour que Ekaterina ne s’éloigne plus des podiums.
En effet, en 1993, aux mondiaux d’Alicante, elle remporte la médaille d’or à la corde, la médaille d’argent au général et au cerceau et la médaille de bronze au ballon et au ruban.
En 1994, aux championnats d’Europe à Thessalonik, elle passe malheureusement à côté du titre au général (4ème à l’issue du concours) mais prend sa revanche lors des finales où elle décroche l’or au ballon et au ruban et le bronze aux massues. La même année à Paris où se déroulent les championnats du Monde, la belle réitère une surprenante 4ème place au général alors qu’elle remporte toutes les finales. C’est enfin en 1995, que Ekaterina Serebrianskaya devient championne du Monde au général et gagne également la première place au ballon, la deuxième à la corde et la troisième aux massues.
L’année des J.O. en 1996, elle veut réaliser son rêve de devenir championne olympique. C’est une année importante pour l’Ukraine puisqu’elle fait son entrée aux Jeux pour la première fois en tant que nation indépendante (23 médailles remportées cette année là dont huit en gymnastique artistique et rythmique). Du haut de ses 1,78m, elle s’impose en leader aux championnats d’Europe à Asker ainsi qu’à trois finales sur quatre et remporte l’or au ballon et l’argent à la corde aux mondiaux de Budapest, qualifiactifs pour Atlanta. (Elle gagne aussi le tournoi de Corbeil cette année-là).
L’ascension n’a pourtant pas toujours été simple, car Irina Deriuguina, juge à l’époque, fait tout pour baisser les notes de l’ukrainienne alors qu’elles sont théoriquement dans le même camp. Il semblerait qu’il se passe la même chose du côté d’Elena Vitrichenko. Ce qui lie ces deux jeunes filles, hormis leur nationalité, c’est qu’elles sont toutes deux entraînées par leur maman. Et bien que leur travail soit d’une qualité exceptionnelle (leurs deux filles sont qualifiées pour Atlanta), la relation ne plaît guère à Deriuguina (bizarre puisqu’elle aussi a toujours été de concert avec sa mère et même encore aujourd’hui).
Tout cela pour dire que rien n’est encore gagné pour les Jeux. Il faut pourtant bien croire qu’il existe une justice, bien que le sort des sportifs soit toujours discutable, mais la « Princesse » dominera la compétition et sera sacrée championne olympique.

Rappelons qu’elle a commis tout de même une faute au ruban lors de son dernier passage et que si la russe Yana Batyrchina n’avait pas aussi commis une erreur sur ce même engin, c’est sans doute cette dernière qui aurait gagné. Elena Vitrichenko, quant à elle, remporte le bronze!
Ekaterina continuera la GR à l’Ecole Deriuguina jusqu’à ce qu’elle soit discrètement « remerciée » en décembre 1998. Elle n’aura pas pour le moins démérité puisque pendant ces deux dernières années, elle remporte encore des podiums.
Serebrianskaya va profiter de sa retraite anticipée pour s’occuper de sa maman qui commençait à être hospitalisée dans le courant de l’année 1997. Puis elle devient manager du club de ses débuts à Simferopol et monte son agence de mannequinat « Silver Star » à la capitale. Elle a fait quelques spots publicitaires en faveur des enfants défavorisés et maltraités et a animé une émission de gym tonique à la télévision.
On se souviendra de son incroyable présence sur les praticables et de sa magnifique interprétation, notamment au ballon, je trouve personnellement que son enchaînement d’Atlanta était un vrai petit bijou. Une grande dame à découvrir et à redécouvrir certainement… Inspirée par Alexandra Timoshenko, Ekaterina, qu’on pourrait croire plus mannequin que gymnaste, avait une maîtrise, des sauts et des équilibres extraordinaires. Heureusement, grâce à Youtube, les plus jeunes vont pouvoir l’apprécier à la hauteur de son talent.

Voir ci-dessous:
1991 CE Jr – Cascais: cerceauballonruban
1992 CM Bruxelles: cordecerceaucerceauballonmassues
1993 CM – Alicante: cerceauballon
1994 Goodwill Games: massuesruban
1994 CE – Thessalonik: ballonmassuesruban
1994 CM – Paris: cerceaucerceauballonmassuesruban
1996 CE – Asker: massues
1996 CM – Vienne: corde
1996 J.O. Atlanta: corde (qualif)ballon (qualifs)ruban (qualif)
1997 CE – Patras: cordecerceaumassuesruban
1998 Tournoi de Corbeil-Essonnes: corde

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