Archive de décembre, 2008

Tournoi Paris Rythmique 2008

le 22 décembre 2008Commentaires fermés

Seconde édition du tournoi international organisé par le club Paris Rythmique et encore une belle réussite selon les échos. Je ne pouvais malheureusement pas m’y rendre mais ce sera sans doute pour une prochaine fois. Bonne préparation à tous pour les fêtes !

Voici les résultats, cliquez ici!!!

« La crise » s’abat sur les C.R.E.P.S

le 19 décembre 2008Commentaires fermés

Bernard Laporte a présenté sa réforme du sport de haut niveau, vendredi dernier et ce qui en découle n’est pas bon pour l’avenir des C.R.E.P.S. dont certains viennent ou risquent de fermer leurs portes. Rappelons que la GR de haut niveau est répartie dans deux pôles France (Calais et Evry) et quatre pôles Espoir (Orléans, Aix-en-Provence, Montpellier et Strasbourg) dont les trois derniers sont des C.R.E.P.S.

Article de Benoît Siohan issu de LeTelegramme.com.

Le contexte:
La réforme du sport de haut niveau, présentée hier matin par Bernard Laporte, s’inscrit dans le contexte général de la réforme de l’Etat. Derrière l’objectif affiché de « se recentrer sur les missions essentielles », il est clairement question de réaliser des économies, au-delà du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

La philosophie:
Dans le domaine du sport, le gouvernement a clairement fait le choix du haut niveau. « Toute ma politique répond à une grande orientation : assurer la compétitivité sportive de la France », a dit hier le ministre. Après les 40 médailles « dont trop peu d’or » (7, NDLR) aux Jeux de Pékin, Laporte a affiché une ambition : « que l’on soit en 2012-2016, l’une des toutes premières nations ».

Les mesures:
La réforme engagée reposera sur quatre piliers :
- 1. Création d’infrastructures d’excellence : l’INSEP sera transformé en « Campus olympique et sportif ». Il sera entièrement tourné vers le haut niveau, et si l’état prévoit d’y investir 200 millions d’euros, « les entreprises y auront leur place ». Cette tête de pont sera complétée par des « Campus régionaux (…) moins importants en nombre que les CREPS actuels ». De 24 actuellement, on passerait à une dizaine. Ceux, comme Dinard, qui ne sont pas axés sur le haut niveau, quitteront le giron de l’Etat.

- 2. Resserrement de l’élite. De 15.000 actuellement, les sportifs inscrits sur les listes de haut niveau ne seront bientôt plus que 5.000. « Cette évolution s’accompagnera du maintien de l’enveloppe allouée », a affirmé le ministre. Les meilleurs devraient donc en profiter.

- 3. Culture de la performance. Pour Laporte, « la culture de la performance » doit remplacer « la logique administrative » qui prévaudrait aujourd’hui au sein des fédérations. « À partir d’objectifs fixés, les résultats feront l’objet d’une analyse au moins bi annuelle ».

- 4. Démocratiser la gouvernance du sport. Dans ce dernier chapitre ayant peu à voir avec le haut niveau, le ministre évoque un « décalage » au sein des instances dirigeantes. Il fait référence à la faible représentation des jeunes, des femmes et de « la diversité » (ethnique). Son moyen d’action : une réforme du système électoral.

Ekaterina Serebrianskaya

le 18 décembre 2008Commentaires fermés

Surnommée la « Princesse de Kiev », Ekaterina Serebrianskaya a dominé la GR pendant près de quatre ans jusqu’à devenir championne olympique aux Jeux d’Atlanta en 1996. Même quand sa fédération lui a tourné le dos, elle a su aller au bout de ses rêves avec la grande classe qu’on lui connaît.
Née le 25 octobre 1981 à Simféropol en Ukraine, Ekaterina hérite des talents de sa mère en matière de gymnastique. Elle débute d’ailleurs la discipline en 1981 au club Gratsia Dynamo à Simféropol avant d’être sélectionnée à l’Ecole d’Albina et d’Irina Deriuguina à Kiev. Bien que ces dernières constituent les entraîneurs nationaux de la GR nationale, c’est Lioubov, sa maman, qui continuera de coacher Ekaterina tout au long de sa carrière. Lancée sur les devants de la scène internationale en 1992, elle se classe 5ème au général aux championnats du monde de Bruxelles. Mais elle ne va pas rester longtemps dans l’ombre des Maria Petrova ou autres grandes gymnastes de l’époque. Il suffit d’un an seulement pour que Ekaterina ne s’éloigne plus des podiums.
En effet, en 1993, aux mondiaux d’Alicante, elle remporte la médaille d’or à la corde, la médaille d’argent au général et au cerceau et la médaille de bronze au ballon et au ruban.
En 1994, aux championnats d’Europe à Thessalonik, elle passe malheureusement à côté du titre au général (4ème à l’issue du concours) mais prend sa revanche lors des finales où elle décroche l’or au ballon et au ruban et le bronze aux massues. La même année à Paris où se déroulent les championnats du Monde, la belle réitère une surprenante 4ème place au général alors qu’elle remporte toutes les finales. C’est enfin en 1995, que Ekaterina Serebrianskaya devient championne du Monde au général et gagne également la première place au ballon, la deuxième à la corde et la troisième aux massues.
L’année des J.O. en 1996, elle veut réaliser son rêve de devenir championne olympique. C’est une année importante pour l’Ukraine puisqu’elle fait son entrée aux Jeux pour la première fois en tant que nation indépendante (23 médailles remportées cette année là dont huit en gymnastique artistique et rythmique). Du haut de ses 1,78m, elle s’impose en leader aux championnats d’Europe à Asker ainsi qu’à trois finales sur quatre et remporte l’or au ballon et l’argent à la corde aux mondiaux de Budapest, qualifiactifs pour Atlanta. (Elle gagne aussi le tournoi de Corbeil cette année-là).
L’ascension n’a pourtant pas toujours été simple, car Irina Deriuguina, juge à l’époque, fait tout pour baisser les notes de l’ukrainienne alors qu’elles sont théoriquement dans le même camp. Il semblerait qu’il se passe la même chose du côté d’Elena Vitrichenko. Ce qui lie ces deux jeunes filles, hormis leur nationalité, c’est qu’elles sont toutes deux entraînées par leur maman. Et bien que leur travail soit d’une qualité exceptionnelle (leurs deux filles sont qualifiées pour Atlanta), la relation ne plaît guère à Deriuguina (bizarre puisqu’elle aussi a toujours été de concert avec sa mère et même encore aujourd’hui).
Tout cela pour dire que rien n’est encore gagné pour les Jeux. Il faut pourtant bien croire qu’il existe une justice, bien que le sort des sportifs soit toujours discutable, mais la « Princesse » dominera la compétition et sera sacrée championne olympique.

Rappelons qu’elle a commis tout de même une faute au ruban lors de son dernier passage et que si la russe Yana Batyrchina n’avait pas aussi commis une erreur sur ce même engin, c’est sans doute cette dernière qui aurait gagné. Elena Vitrichenko, quant à elle, remporte le bronze!
Ekaterina continuera la GR à l’Ecole Deriuguina jusqu’à ce qu’elle soit discrètement « remerciée » en décembre 1998. Elle n’aura pas pour le moins démérité puisque pendant ces deux dernières années, elle remporte encore des podiums.
Serebrianskaya va profiter de sa retraite anticipée pour s’occuper de sa maman qui commençait à être hospitalisée dans le courant de l’année 1997. Puis elle devient manager du club de ses débuts à Simferopol et monte son agence de mannequinat « Silver Star » à la capitale. Elle a fait quelques spots publicitaires en faveur des enfants défavorisés et maltraités et a animé une émission de gym tonique à la télévision.
On se souviendra de son incroyable présence sur les praticables et de sa magnifique interprétation, notamment au ballon, je trouve personnellement que son enchaînement d’Atlanta était un vrai petit bijou. Une grande dame à découvrir et à redécouvrir certainement… Inspirée par Alexandra Timoshenko, Ekaterina, qu’on pourrait croire plus mannequin que gymnaste, avait une maîtrise, des sauts et des équilibres extraordinaires. Heureusement, grâce à Youtube, les plus jeunes vont pouvoir l’apprécier à la hauteur de son talent.

Voir ci-dessous:
1991 CE Jr – Cascais: cerceauballonruban
1992 CM Bruxelles: cordecerceaucerceauballonmassues
1993 CM – Alicante: cerceauballon
1994 Goodwill Games: massuesruban
1994 CE – Thessalonik: ballonmassuesruban
1994 CM – Paris: cerceaucerceauballonmassuesruban
1996 CE – Asker: massues
1996 CM – Vienne: corde
1996 J.O. Atlanta: corde (qualif)ballon (qualifs)ruban (qualif)
1997 CE – Patras: cordecerceaumassuesruban
1998 Tournoi de Corbeil-Essonnes: corde

Intercomités 2008

le 7 décembre 2008Commentaires fermés

Les Intercomités se déroulaient ce weekend à Eaubonne avec encore un beau plateau de gymnastes. Bravo à l’Ile-de-France Marne qui remporte la compétition et félicitations à toutes les équipes pour le beau travail que vous avez fourni ! Les résultats: ici!!

Le nouveau visage de la GR

le 1 décembre 2008Commentaires fermés

Voici les résultats des élections intercontinentales, qui se déroulaient à Minsk (BLR), du nouveau Comité Technique GR, constitué pour les quatre années à venir. Même si on s’y attendait, la GR subit un changement radical qui, on l’espère, saura profiter au mieux aux gymnastes de ce nouveau cycle. Nous souhaitons également que le jugement soit le plus transparent et le plus juste possible.

Membres sortants, non ré-élus:
- Egle Abruzzini (ITA), présidente et membre du CT depuis 1988
- Irina Viner (RUS), suspendue
- Elisabeth Laffranchi (BRA)
- Elena Garcia Lopez (ESP)
- Irina Deriuguina (UKR), suspendue

Membres élus au CT 2008-2012:
- Maria Szyszkowska (POL), présidente
- Maria Guigova (BUL), (coach de l’ensemble France en 1997-1998)
- Natalia Kuzmina (RUS)
- Daniela Delle Chiaie (ITA)
- Noha Abou Shabana (EGY)
- Caroline Hunt (USA)
- Shihoko Sekita (JPN), seule membre à être ré-élue pour un nouveau mandat

Source: F.I.G.