Archive de novembre, 2008

Evgenia Kanaeva à fleur de peau

le 18 novembre 2008Commentaires fermés

Voici un article issu de SportExpress.ru sur notre championne d’Europe et olympique: Evgenia Kanaeva. Malgré sa jeunesse, elle a damé le pion aux grandes dames de ce sport dont Anna Bessonova qui avoue cette victoire truquée. Le sport est souvent injuste, à vous d’en juger!

Elle est toujours timide lors des conférences de presse, préfère rester évasive plutôt que de se lancer dans des réponses trop recherchées. Parfois même, elle est embarrassée par la plus innocente des questions. Bien entendu, cela passera et bientôt elle s’habituera à l’attention du public. Car à partir de maintenant, les yeux sont constamment rivés sur elle. Rappelons qu’elle n’a que 18 ans et qu’elle est la plus jeune à cet âge à avoir fait son chemin jusqu’en finale à Pékin. Cela veut dire que ce ne seront certainement pas ses dernières olympiades. Dans quatre ans, Evgenia aura la chance de devenir une seconde fois championne olympique. Ce qui serait une première pour la gymnastique russe*.

L’apogée de Kanaeva est souvent comparée à quelque chose d’extraordinaire puisqu’elle est passée du secteur junior à l’or olympique en une saison seulement. Ceux qui la connaissent davantage appuient plus sur sa fantastique capacité de travail. Alina Kabaeva souligne que « plus les gymnastes sont jeunes, plus elles travaillent dur. Je me souviens, lorsque j’avais 15 ans, que jamais je n’aurais cru être championne d’Europe la même année. Même Irina Viner, mon entraîneur, n’y croyait pas. Et pourtant j’y suis arrivée. Pourquoi? Parce que j’ai travaillé dur, parfois même jusqu’à rester au gymnase après onze heures du soir. Les gymnastes plus avancées en âge peuvent se permettre moins de rigueur ou même de manquer l’entraînement si elles ne se sentent pas en forme. Elles pensent qu’elles ont déjà un niveau suffisant et qu’elles ont le droit de montrer des signes de faiblesse. Elles oublient la petite fille qui travaille avec acharnement juste à côté et qui aime en plus se donner à fond parce que pour elle, il n’y a rien de plus important dans sa vie. Puis il apparaît vite qu’elle est mieux préparée que les anciennes”.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé avec Kanaeva cette saison: elle est passée devant les deux leaders de l’équipe russe: Vera Sessina et Olga Kapranova. Le plus important c’est de pouvoir se maintenir dans le même état d’esprit le plus longtemps possible. Voici d’ailleurs le point de vue de Kanaeva: « Mon attitude envers la victoire est de rester calme. Bien sur que c’est agréable de gagner mais à peine est-on descendu du podium qu’il faut à nouveau tout recommencer. Je tâche donc de garder toujours ça à l’esprit ». « Evgenia réussit d’abord et surtout par diligence », déclare son entraîneur Vera Shtelbaums, elle fait le parallèle entre Kanaeva et Irina Tchachina, son ancienne élève et vice-championne olympique à Athènes, par rapport à leur ressemblance physique. « Bien qu’Irina ait naturellement un excellent saut, il a fallu beaucoup le travailler avec Evgenia. Selon moi, son programme était le plus élevé de toutes les compétitrices à Pékin. De plus elle réalise ses éléments plus proprement que les autres et avec tant de facilité que les spectateurs pensent d’ailleurs que c’est facile! Elle n’a même pas d’engin préféré. Tchachina aimait la corde et le cerceau alors qu’Evgenia n’en discrimine aucun ».

Quand on demande à Kanaeva si elle se lasse de la gymnastique, elle répond calmement: « Oui, bien sûr mais ça me passe rapidement. J’aime ma vie et je sais que le sport, surtout le nôtre, ne dure qu’un temps. Voilà pourquoi je m’y dévoue totalement. On ne peut pas se permettre de faire un break ne serait-ce qu’une semaine, au risque de perdre la forme et de ne plus la retrouver ».

Autre caractéristique d’Evgenia: sa superbe capacité à garder son sang-froid à toute épreuve. A vrai dire, elle n’a vraiment commencé sa « carrière » qu’aux championnats d’Europe 2007. Elle a d’ailleurs appris qu’elle y participait seulement deux jours avant le départ pour la compétition. Elle devait remplacer au pied levé Alina Kabaeva atteinte d’une blessure. Evgenia s’est illustrée au ruban et a remporté le titre de la finale. Sur le podium, elle n’a pas pu retenir ses larmes. « Je pleure rarement en fait, » explique-t-elle plus tard. « Mais quand il y a trop de tension et que tout arrive si soudainement, j’ai du mal à me contrôler ».

Kanaeva a versé quelques larmes à Pékin pendant la compétition mais seule son entraîneur l’a vu. « J’ai terminé mon dernier enchaînement et j’ai senti les larmes me monter aux yeux. J’ai compris que j’avais réalisé une belle performance, je ne savais pas encore que j’avais gagné, les résultats n’étant pas encore déclarés ». Shtelbaums connaît bien son élève et sait qu’elle n’est pas du genre à montrer ses émotions mais la pression olympique influe sur n’importe quel athlète et elle a fini par gagner aussi Evgenia. « Cela explique certainement son erreur à la corde en phase de qualifications, heureusement qu’elle a su se reprendre pour la suite. Afin de calmer sa nervosité, je lui répétais d’oublier les Jeux et d’imaginer que c’était une simple compétition de routine. L’important est d’entrer sur le praticable et de montrer tout ce dont tu es capable. »

Shtelbaums ajoute avec un sourire qu’Evgenia est surnommée « Mère Thérésa » au club d’Omsk. Elle est d’une nature très gentille et essaye toujours d’aider les autres. Il y a quelques temps, nous avions un vestiaire trop petit pour le nombre d’enfants, du coup les petits perdaient sans arrêt leurs affaires. Une fois je cherchais Evgenia, elle était entrain de trier les chaussures des plus jeunes. Quand je tombe malade, elle court à la pharmacie me chercher des médicaments même quand je n’attrape qu’un pauvre rhume. Elle est ma petite infirmière, elle a un coeur d’or.”

Après la cérémonie des médailles et la conférence de presse, les gymnastes devaient se rendre au contrôle anti-dopage. Kanaeva en est ressortie deux heures après, le palais des sports désert, un sac dans une main, des cerceaux dans l’autre. Un de nos collègues qui attendait la championne olympique pour une dernière interview lui a demandé où était sa médaille. Evgenia lui montre le sac qu’elle tient. « Pourquoi l’as-tu enlevé? » insiste-t’il. « Je viens de me faire contrôler, » répond-elle avec un sourire en commençant à rougir. « Pourquoi me serais-je assise là-bas avec ma médaille? »

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*Je ne cherche pas à contredire la journaliste mais Elena Posevina, membre de l’ensemble russe a remporté deux titres olympiques en 2004 et en 2008. Ce ne serait donc pas une première en gymnastique si Kanaeva remportait les J.O. 2012. Le travail des ensembles passe souvent aux oubliettes, alors qu’elles travaillent autant voire plus que les individuelles. Je tiens aussi à préciser qu’il n’est pas facile de se maintenir à un tel niveau pendant deux cycles olympiques, les exigences d’un ensemble étant très strictes.

Photo: Evgenia Kanaeva dans les bras d’Inna Zhukova, toutes deux viennent d’apprendre qu’elles remportent respectivement la médaille d’or et la médaille d’argent des J.O. de Pékin.

Baku 2009

le 17 novembre 2008Commentaires fermés

Après les Championnats du Monde 2005 et les Championnats d’Europe 2007, Baku, capitale de l’Azerbaidjan, est de nouveau sélectionnée pour les CE 2009!! Organisation très appréciée par les membres de l’UEG, cette nouvelle édition, prévue du 14 au 17 mai 2009, promet d’être haute en couleurs.
Voici les prévisions de la compétition:
Seniors:
- Concours par équipe (C I) 3 gymnastes au max. par fédération, comportant 8 exercices libres parmi les 4 engins du cycle en cours soit la corde, le cerceau, le ballon et le ruban.
- Finales individuelles par engin (C III)
Juniors:
Concours des exercices d’ensembles (C I qualifications + IV finale)
Un seul passage et aux 5 rubans

Photo: L’ensemble azéri à Pékin

Interview d’Irina Tchachina (Shape.ru)

le 14 novembre 2008Commentaires fermés

Retrouvez la nouvelle interview de notre vice-championne olympique 2004, Irina Tchachina, extraite du magazine russe Shape. Vous allez voir que même les athlètes olympiens ont du mal à trouver leur voie…

Aujourd’hui vous réalisez des numéros de cirque, est-ce difficile d’être à la fois dompteuse et clown?
Pour être honnête, j’étais très anxieuse à l’idée de faire la pitre… je n’ai carrément pas le profile d’une actrice. Ce n’étais pas facile pour moi de porter un ‘masque’, de plus je suis incapable de pleurer à la demande. J’ai joué un rôle dans le film ‘Path’ et dans une des scènes, je devais éclater en sanglots. J’ai fait perdre beaucoup de temps à la réalisation du film à cause de ça. Le directeur criait: ‘Ira, pleure! L’homme que tu aimes le plus au monde vient d’être tué!’ Au lieu de ça, je rigolais. Finalement, j’ai été obligée de prendre des gouttes afin de pleurer artificiellement.

En ce qui concerne le domptage, pourquoi avoir choisi des caniches et non des tigres par exemple?
Je pense être beaucoup plus craintive que Yana Churikova (présentatrice russe ayant participé au même projet). Je sais des tigres que généralement ils se mettent à attaquer ensemble et la manière de les approcher reste pour moi un mystère. Je ne dis pas pour autant qu’il était facile de s’adapter aux caniches mais quand même!

Si vous êtes craintive comme vous le dîtes, pourquoi avoir accepté de participer au projet du ‘Cirque des stars’?
N’allez pas croire que c’est à cause d’une histoire de RP. Ca non! C’est plutôt la relation avec un public qui me manquait de par ma carrière gymnique. Je m’entraîne six heures par jour et la charge de travail est considérable, je dirais même que c’est plus endurant que n’importe quelle journée au gymnase, contrairement à ce qu’on pourrait croire. Même les vieux traumatismes refont surface. Mais je ne me plains pas, c’est une expérience très enrichissante.

Me diriez-vous qu’une préparation olympique prend moins de temps et d’effort?
Le sport et le cirque ne sont pas comparables. Dans le sport, il y a des compétitions difficiles et un objectif à atteindre à n’importe quel prix au-delà de la souffrance et malgré les blessures. Si vous ne réussissez pas votre enchaînement à 100%, vous devez le répéter encore et encore jusqu’à qu’il soit parfait. Alors qu’avec le cirque, si vous êtes fatiguée ou que vous en avez marre… vous pouvez rentrer chez vous. Les stars restent entre elles à répéter. Pas pour gagner mais pour offrir un beau spectacle aux spectateurs.Aujourd’hui, c’est la mode pour les célébrités de passer d’un sport à un autre dans des projets tels que ‘Danse sur glace’ ou le ‘Roi du ring’. S’il existait le programme ‘Les stars font de la GR’ comment réagireriez vous?
J’y ai pensé mais en tant que professionnelle, je ne comprends pas comment ce serait possible.

Est-il plus difficile de réaliser des sauts que de danser sur des patins?
Ce n’est pas ça, mais dans la plupart des shows télévisés, les hommes participent en général au même titre que les femmes. Il m’est difficile d’imaginer des hommes réaliser des enchaînements avec des massues ou un ruban même si les japonais la pratiquent déjà et sont pour la masculinisation de la GR. Je trouverais plus amusant de lancer un projet comme le ‘Club comique’ et d’y inviter Vladimir Turchinskiy ( violoniste et compositeur d’origine russe, immigré en Israel)… Sinon, il serait plus adapté de faire un programme ‘Les stars font du fitness’ plus que de la gym.

Il était prévu que vous montiez votre propre club de fitness?
Oui, en effet, c’est prévu. J’étais en collaboration avec ‘Maxisport’ mais après leur fusion avec ‘World Class’, le projet a gelé. Maintenant, je commence ‘Fitness pour vous!’ avec l’un des centres de production et prévoit de me rendre dans les grandes villes de Russie pour y donner des cours.

Après avoir quitté le monde du sport, comment se dessinait votre avenir?
J’ai attendu de voir venir. Je pense qu’il est difficile de passer à autre chose après avoir pratiqué un même métier jusqu’à plus de 20 ans.

Nombreux sont les sportifs qui deviennent eux-mêmes entraîneurs par la suite…
C’est une voie difficile et sans merci: se donner corps et âme à un enfant qui peut décider du jour au lendemain qu’il ne se battra pas pour devenir le plus grand des athlètes n’est pas évident à gérer! Hormis ça je ne souhaite tout bonnement pas être entraîneur.

Et en tant qu’observateur?
Le journalisme m’intéressait mais j’ai compris que ce n’était pas non plus pour moi. Pour l’instant, je suis très occupée par les différents projets en cours: le show ‘Alexei Nemov’, ‘Les stars sur glace’ et les séances de tournage. A vrai dire, je suis plutôt attirée par le management. Je pense m’y consacrer pleinement d’ici un an ou deux. Nemov, Kabaeva, Khorkina et moi sommes en pleine recherche dans ce milieu-là. Sans oublier qu’Alina Kabaeva et Svetlana Khorkina travaillent déjà à la Douma d’Etat.Vous avez été vous-même candidate à la ville d’Omsk?
Non, j’ai refusé. Je n’aurais pas été une bonne politicienne. Je ne m’y connais vraiment pas. J’ai répondu: ‘Merci, mais je soutiendrai la Russie dans un autre domaine!’

Etes-vous proche d’Alina Kabaeva?
A la fois oui et non. Nous ne nous croisons plus beaucoup, sauf à l’occasion d’évènements importants. Nous nous sommes toujours entendues même si des tensions se faisaient sentir lors des compétitions et il était préférable de nous éviter. Chaque fois c’était soit elle, soit moi qui gagnait. Malgré ça, il n’y a jamais eu d’animosité entre nous. La presse ne cessait de nous comparer et tentait de nous séparer. Mais la compétition c’est une chose, la vie c’en est une autre et nous savions faire la différence. Pour répondre à votre précédente question sur ce que je voulais faire de ma vie, je reste persuadée que je ferai tout pour avoir une bonne hygiène de vie et que je garderai un pied dans le sport.

Suivez-vous un régime?
Après avoir arrêté la gym, j’ai pris 6 kg. Je ne mangeais pas plus que d’habitude mais je ne m’entraînais plus. Je me suis alors prise en main et j’ai exclu toute nourriture grasse, sucrée, jus de fruits et remplacé par des légumes, de la salade et de l’eau minérale. Ce n’était pas facile au début parce que j’aime bien manger des frites et du chocolat. J’ai toujours remarqué, même en m’entraînant au gymnase, qu’il fallait manger du chocolat pour pallier au manque d’énergie. Et c’est ce que je faisais en dépit de la rigidité du règlement. Notre repas quotidien était composé de blé, de bouillie à base d’orge et de riz. Imaginez que je n’ai mangé que ça depuis 1999! Après la gym, je n’ai jamais pu en remanger. En général, je fais attention à ce que je mange pour être belle dans mes tenues et aussi pour plaire aux hommes.

Justement, vous avez déjà posé pour des revues de charme…
Oui, et je cherchais justement à être la plus spectaculaire possible.

Votre première couverture vous comparait à une vampe. Qu’en pensez-vous?
En réalité, ça ne ma plaît pas. Pas que les photos n’étaient pas belles, mais j’étais jeune et la styliste avait choisi pour thème ‘la dame de pic’ avec un air langoureux, les cheveux tirés en arrière… Selon moi, ça ne m’allait pas. Par contre, quand on m’a reproposé de me photographier pour un autre magazine, j’ai eu l’opportunité de révéler ma vraie féminité. J’ai alors enfin pu laisser l’image de sportive derrière moi et aller de l’avant.

Si ce n’est pas un secret, quel est votre comportement avec les hommes? Etes-vous enigmatique, romantique? Vous écrivez même un journal intime, non?
Plus maintenant, seulement pendant ma carrière gymnique. C’était d’ailleurs plus un journal de bord qu’un journal intime et il est très courant chez les sportifs d’en tenir un, cela permet la discipline.

Alors, et avec les hommes?
Ca dépend. Je peux aussi bien être romantique que jouer ma femme fatale ou être calme et sensible. Mais je sais être une femme chic!

Sensible, vous?
Je parais calme à la surface, mais au fond de moi ça bouillonne. J’ai beaucoup d’amis parmi les hommes, même mariés, et j’ai comme une relation de frère et soeur avec eux. C’est le cas d’ailleurs avec le gymnaste Alexei Nemov, nous sommes très proches.

Etes-vous amie avec des femmes?
C’est plus difficile. Je m’y brûle parfois les doigts. C’est la jalousie entre les femmes que je n’aime pas.

Qui contacteriez-vous en situation d’urgence?
Ma grand-mère, car elle habite aussi à Moscou alors que ma mère et mon autre grand-mère vivent à Omsk.

Appelleriez-vous votre petit ami?
Je préfère gérer mes problèmes toute seule, c’est le sport qui m’a appris à être comme ça.

Vous a-t’on déjà demandée en mariage?
Oui, huit fois déjà. Mais pour le moment, je ne me sens pas prête à m’investir dans une relation. Je sais que ma grand-mère souhaite connaître ses arrières petits enfants mais je lui répète que ça viendra quand ça viendra! J’aimerais en tous cas en avoir deux: d’abord un fils et ensuite une fille!

Grand Prix de Bratislava 2008

le 12 novembre 2008Commentaires fermés

Concours général:
1 – Olga Kapranova (RUS) 73.900
2 – Vera Sessina (RUS) 73.375
3 – Irina Risenson (ISR) 71.000
Résultats complets

Finale corde:
1. KAPRANOVA Olga (RUS) 18.100
2. SESSINA Vera (RUS) 17.900
3. RISENZON Irina (ISR) 17.675
4. WEBER Caroline (AUT) 16.850
5. MITROSZ Joanna (POL) 16.500
6. KIKKAS Irina (EST) 16.450
7. JAVADLI Zeynab (AZE) 15.800
8. LENYSHYN Viktorya (UKR) 15.700
9. MÁČALOVÁ Petra (SVK) 14.500

Finale cerceau:
1. SESSINA Vera (RUS) 18.275
2. KAPRANOVA Olga (RUS) 18.050
3. MITROSZ Joanna (POL) 17.400
4. KIKKAS Irina (EST) 17.050
5. JAVADLI Zeynab (AZE) 16.425
6. WEBER Caroline (AUT) 15.975
7. RISENZON Irina (ISR) 15.775
8. MÁČALOVÁ Petra (SVK) 15.025
9. LENYSHYN Viktorya (UKR) 14.925

Finale massues:
1. KAPRANOVA Olga (RUS) 18.800
2. SESSINA Vera (RUS) 18.550
3. RISENZON Irina (ISR) 17.725
4. MITROSZ Joanna (POL) 17.275
5. WEBER Caroline (AUT) 16.850
6. KIKKAS Irina (EST) 16.625
7. LENYSHYN Viktorya (UKR) 15.850
8. RADIMĚŘSKÁ Nela (CZE) 14.925
9. MÁČALOVÁ Petra (SVK) 13.450

Finale ruban:
1. KAPRANOVA Olga (RUS) 18.350
2. SESSINA Vera (RUS) 18.125
3. RISENZON Irina (ISR) 17.400
4. MITROSZ Joanna (POL) 16.875
5. WEBER Caroline (AUT) 16.575
6. KIKKAS Irina (EST) 16.450
7. LENYSHYN Viktorya (UKR) 16.250
8. MÁČALOVÁ Petra (SVK) 14.650