Dans une équipe, chaque membre est important et la remplaçante l’est particulièrement. L’entraîneur qui l’a choisie pour ce rôle le sait bien, même si il (ou elle) ne lui a pas toujours expliqué en détail. Un choix est toujours difficile et l’entraîneur veut faire le plus judicieux pour amener son équipe, et les gymnastes qui la composent, au meilleur niveau.
Ce choix repose sur de nombreux critères qui ne font pas uniquement référence à la maîtrise gymnique. De toute façon, une équipe est comme une chaîne, « la plus solide n’est forte que par son maillon le plus faible. » Ce n’est pas le rôle le plus facile : la remplaçante travaille autant que les autres à l’entraînement. Peut être même plus car elle doit connaître plusieurs rôles pour pouvoir sauver l’équipe en cas de défaillance. Une blessure, une grippe ou une méforme arrivent si vite sans prévenir. Elle doit donc toujours être prête. On doit pouvoir compter sur elle. Mais rester remplaçante n’est pas son but, elle doit chercher à devenir titulaire et souvent en cours de saison (ou la suivante) la remplaçante devient titulaire. Mais pour cela, il faut qu’elle travaille dur comme les titulaires pour conserver sa place.
Dans une équipe l’entente est très importante. Une équipe sans entente perd beaucoup de ses capacités. Il ne faut surtout pas se battre les unes contre les autres mais réserver la confrontation pour les compétitions individuelles. La remplaçante doit veiller et participer au climat serein du groupe. Elle est là avant, pour aider ses copines à gérer leur stress. Elle les rassure, s’échauffe et s’étire avec elles, trouve les mots, les regards, les sourires ou les silences qu’il faut. Moralement elle souffre beaucoup plus lorsque sur le côté de la scène elle regarde avec angoisse les autres se libérer de leur peur sur le praticable. Elle est toujours là, après l’enchaînement, pour écouter les conseils, les félicitations ou les critiques de l’entraîneur. Elle est encore là pour rassurer et réconforter ses copines, leur remonter le moral s’il le faut. Et sa joie ou sa peine ne sont pas moindres lorsqu’à la proclamation des résultats elle monte sur le podium ou reste au bas avec son équipe. C ‘est pourquoi elle doit être autant, sinon davantage respectée que les autres.
Dany Bino, Journal du Vars, 1996
Photo de l’ensemble Italie, on retrouve les 5 titulaires et la remplaçante, médaillées d’or aux Championnats du Monde de Baku en 2005.

Depuis quelques années la lutte contre le dopage semble progresser. Mais à l’heure où l’on parle d’athlètes génétiquement modifiés, où ce fléau contamine le sport amateur, les tricheurs peuvent-ils être sérieusement inquiétés ?
« Gagner le plus d’argent possible dans un laps de temps très court, cela peut-il constituer un projet de vie? »
Alina Kabaeva est une gymnaste russe. Elle est née le 12 mai 1983 à Tashkent en Uzbékistan. Elle est connue pour son extrême souplesse naturelle. Elle mesure 1.66 m pour 48 kg. A l’heure actuelle, elle est l’une des meilleures gymnastes russes et l’une des plus titrées dans la petite histoire de la gymnastique rythmique.
En 2001 aux Goodwill Games à Brisbane en Australie, elle remporte l’or au ballon, aux massues et à la corde et l’argent au général et au cerceau. Cependant, Alina et sa compatriote Irina Tchachina sont contrôlées positives au furosemide et se retrouvent privées de leurs médailles et titres. Irina Viner, à la fois entraîneur national et Vice Présidente du Comité Technique GR de la FIG signale que ces gymnastes ont pris un complément nutritionnel appelé « Hyper » qui comprend des diuritiques, ce qui, selon Viner, était destiné au syndrome pré-menstruel des gymnastes. Leur stock, s’étant épuisé juste avant les Goodwill Games, leur physiothérapeute avait été obligé d’en commander à une pharmacie sur place. Toujours selon les propos de Viner, le complément vendu n’était pas valable et contenait du furosemide. Ceci étant, la commission demanda au Comité d’Organisation des Goodwill Games de rendre nuls les résultats des deux gymnastes. La FIG annula également leurs résultats des Championnats du Monde à Madrid. C’est l’ukrainienne Tamara Yerofeyeva qui se vit alors décerner le titre de Championne du Monde 2001.




L’ensemble France à l’honneur







