Rétro du moment...

Le championnat de France de Trophée Fédéral, Avenir et Coupe Villancher qui se déroulait ce weekend à Nantes était un gros défi pour notre club. Il y a quelques années, nous organisions souvent de grosses compétitions nationales voire internationales, mais avec l’utilisation des grosses salles pour les sports collectifs nous étions limités depuis.

Cette année, nous avons relevé le défi dans la belle salle de la Trocardière, avec quelques accrochages certes, mais grâce aux bénévoles du club, et l’aide précieuse des clubs de Reze GRS et de la Cambronnaise nous l’avons fait!

Il y a eu beaucoup de travail et globalement la compétition était réussie, avec comme toujours de belles prestations de toutes les équipes, dont certaines venaient de bien loin! En effet nous avons eu la joie d’accueillir à nos entrainements la semaine précédant la compétition les équipes de La saline (Ile de La réunion) de Mozaik et Spirale (Guadeloupe) qui ont été absolument adorables !

Et enfin, comme toujours, l’excellente ambiance propre à ce championnat de France Trophée fédéral l’a emporté et a ravi tout le monde ! Les mascottes Minies ont ravies les plus jeunes comme les grands, et les lumières de la Trocardière associées au flash mob ont transformé les palmarès en véritable fête !

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Je m’appelle Manon Dupeuble et je suis depuis tout récemment la nouvelle entraîneure et responsable GR du club de La Nantaise. Je suis rentrée au club en 2006 à l’âge de 12 ans, en compétitif après avoir fait quelques années de loisirs en région parisienne. Dès que j’ai eu 14 ans j’ai commencé à entraîner bénévolement en parallèle de mes entrainements et j’ai fini ma carrière de gymnaste en 2014 après une dernière année en DN1. En 2017, j’ai été diplômée d’état en masso-kinésithérapie, et j’ai du laisser de coté le bénévolat à cause de mes horaires. La même année, la responsable du secteur GR a dû quitter son poste pour raisons personnelles et s’est alors posée la question de qui reprendrait le secteur. L’entraînement me manquait, les filles me manquaient et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure en février, en parallèle de mon activité de kinésithérapeute à mi temps. Tout cela est nouveau pour moi, heureusement je suis bien entourée !

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Je suis particulièrement heureuse d’accueillir Eva Serrano (photo ci-contre accompagnée de Géraldine Miche, Samira Benamrane et Isabelle De Cossio) sur le blog pour connaître son point de vue sur les championnats d’Europe de Guadalajara (ESP) qui se sont terminés dimanche. Double finaliste olympique à Atlanta (USA) en 1996 et Sydney (AUS) en 2000, la française est désormais de l’autre côte de la table, en tant que juge internationale. Après de nombreuses remises en cause, la gymnastique rythmique tient-elle le bon bout en ce qui concerne l’exigence du code de pointage ? Voici son point de vue.

Bodychou : Quel est ton bilan personnel sur ces Championnats d’Europe ?
Eva Serrano : La France est en net progrès, les individuelles juniors ont vraiment bien travaillé. Elles remplissent leurs objectifs, avec deux finales pour Célia Joseph-Noël qui a super bien bossé durant tout le week end !
L’ensemble en progrès réalise le meilleur total point de la saison et termine 10ème. Les compositions sont très appréciées. Maintenant il faut faire le sans faute à chaque engin.
Axelle déçoit par son dernier passage, qui est vraiment catastrophique et qui fait que finalement elle n’arrive pas à se qualifier pour les Jeux Européens. Sinon elle est en net progrès vis à vis du début de l’année sur tous les paramètres D1 D2 /D3D4/artistique. Trop dommage de lâcher sur le dernier engin, nous étions tous très déçus, car l’objectif était atteignable !

B : As-tu eu un coup de coeur ?
E.S. : Oui un énorme coup de coeur pour l’ensemble Bulgare qui est juste extraordinaire. Je ne l’avais vu que en vidéo mais en vrai c’est juste quelque chose de fabuleux!

B : En tant qu’ancienne gymnaste et désormais juge internationale, qu’apprécies-tu dans cette nouvelle révision du code de pointage ?
E.S. : J’apprécie le travail à l’engin qui est devenu plus riche et qui rend la compétition beaucoup plus intéressante car les gymnastes avec pas énormément de qualités physiques arrivent grâce aux difficultés d’engin à se hisser devant.

B : La donne est-elle enfin inversée pour que de nouveaux profils de gymnastes émergent ?
E.S. : Je ne peux pas dire qu’il y a de nouveaux profils, je dirai qu’il n’y a plus de profils type !

B : L’Espagne est une destination où la gymnastique rythmique est tout le temps en effervescence et on s’y laisse facilement prendre. Cela te rappelle de bons souvenirs ?
E.S. : Oui bien évidemment cela me rappelle mon titre de championne d’Europe à Saragosse ! J’ai adoré le public espagnol très connaisseur et qui applaudit vraiment la belle performance. C’était génial cette ambiance, je pense que les gymnastes ont adoré aussi !!

B : Sur ces vingt dernières années, quel est ton regard sur la GR en général ?
E.S. : Sur ces 20 dernières années il y a eu une période que je n’ai pas du tout aimé, celle où il ne fallait faire que des difficultés corporelles. C’était affreux. Les gymnastes avaient une vingtaine de difficultés corporelles dans les enchaînements cela ne ressemblait plus à rien. Puis nous sommes revenus en arrière progressivement pour revenir à aujourd’hui où je pense que nous sommes vers un code avec légèrement trop de difficultés engin. Il faudrait, selon moi, limiter les DE et être plus exigeant sur les critères (pour que ce soit plus complexe). Par contre en D1 je pense que c’est très bien il ne faut pas changer.
J’ai malgré tout dans la tête ma génération avec Maria Petrova, Elena Vitrichenko, Larissa Lukianenko… Le public était fan et il y avait beaucoup d’émotion dans ces enchaînements. C’était aussi une belle époque. Mais je trouve le code plus juste et objectif aujourd’hui qu’avant et ça c’est une belle évolution.

B : Est-il difficile de rester impartiale en tant que juge ?
E.S. : Aujourd’hui c’est beaucoup plus facile de l’être, les règles sont claires donc les classements sont justes.

B : Quel est ton plus beau souvenir de Guadalajara 2018 ?
E.S. : Le passage de Célia au ruban et l’ensemble bulgare aux cordes ballons !!

B : Un mot pour les gymnastes qui aimeraient suivre tes pas :
E.S. : La GR c’est un sport très difficile et très exigeant mais qui apporte tellement d’émotions qu’on ne peut que vouloir le pratiquer !
Crédit Photos © Eva Serrano / Samira Benamrane / Marianne Piquerel

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Les championnats d’Europe de Guadalajara (ESP) se sont terminés ce soir avec des résultats encourageants pour l’équipe de France qui s’illustrait en individuel et en ensemble. Les tricolores se classent 8èmes par équipe (concours général ensemble + individuelles juniors). L’ensemble prend la 10ème place et aurait pu espérer mieux, notamment aux cerceaux, suite au raté sur leur ultime rattrapé.
En revanche, Célia Joseph-Noël (Pôle d’Evry) s’est qualifiée en finale aux deux engins qu’elle présentait pendant le concours par équipe. Elle prend la 8ème place au cerceau et au ruban.
Manelle Inaho (Pôle d’Evry), Hélène Karbanov (Pôle de Calais) et Maëna Millon (Pôle d’Orléans) ont présenté également deux engins chacune pour arriver aux 8 exercices obligatoires du concours junior. Quelques imprécisions par ci par là, mais le travail paye et la France peut réellement être fière de son collectif y compris le travail des entraineurs et de toutes les personnes qui encadrent ces gymnastes jour après jour dans leurs centres d’entraînement respectifs ou à l’INSEP.
Pour le concours multiple individuel de cet après-midi, Axelle Jovenin réalise une belle compétition malgré des cafouillages au ballon, son dernier engin. Elle se classe 19ème sur les 24 participantes en lice.

Pour revenir aux têtes de classement, les russes ont largement raflé le titre européen par équipe avec également celui des ensembles et de chaque finale individuelle junior avec la victoire de Polina Schmatko au cerceau, de Lala Kramarenko au ballon et au ruban et de Daria Trubnikova aux massues.

Mais si l’ensemble sénior russe est une nouvelle fois sacré champion d’Europe au concours général, elles perdent pied en finale avec de grossières erreurs et hésitations. Elles arrivent néanmoins à récupérer le bronze aux cerceaux mais se classent 7èmes au combiné avec une sortie de corde, un échappé de ballon et des imprécisions tout au long de leur enchaînement.

C’est donc en toute logique que les italiennes, médaillées d’argent et vice championnes d’Europe s’emparent de l’or aux cerceaux sur leur magnifique interprétation du Lac des Cygnes dont je suis absolument fan (à force de le répéter je crois que tout le monde le sait :). Médaillées d’argent aux cordes/ballons, on sent réellement qu’elles se font plaisir sur le praticable et on ne peut qu’être ravi de leurs performances.

La Bulgarie, médaillée de bronze au général à cause d’une erreur de trajectoire qui leur coûte une sortie de ballon au combiné, réussit à parfaitement se ressaisir en finale en décrochant l’or, amplement mérité. Pas de podium pour cette redoutable et homogène équipe aux cerceaux puisqu’elles commettent un lâché sur un échange avec un gros déplacement.

Les ukrainiennes également époustouflantes aux cerceaux s’emparent de l’argent, on aurait presque pu les voir sur la plus haute marche du podium avec les italiennes à cette finale. Quant aux azéries, aux résultats très en dents de scie cette saison, elles profitent de la chute des russes pour monter sur la 3ème marche du podium au combiné !

© Thomas Schreyer / FFG – Au second plan de gauche à droite : Axelle Jovenin, Maëna Millon, Célia Joseph-Noël, Manelle Inaho, Hélène Deconninck, Danaé Collard, au premier plan de gauche à droite : Chloé Sivadier, Iliona Prioux, Elisabeth Rachid, Hélène Karbanov et Eloïse Marchon.

Le format des années paires récompense la championne d’Europe en titre parmi les 24 gymnastes individuelles séniors qualifiées lors de l’édition précédente.
La bataille était de taille entre les jumelles russes Averina, déjà sacrées championne du monde et vice championne du monde l’année dernière à Pesaro (ITA). Guadalajara était déjà de bonne augure il y’a quelques semaines pour Arina, la n°2, qui vient ici damer le pion à sa soeur ‘intouchable’. Mais Dina n’est pas si indestructible, puisqu’elle commet de grossières erreurs au cerceau, au ballon et au ruban. Les pleurs sont certes bien de déception mais elle partage tout de même le podium avec sa jumelle même si c’est en seconde position.

On peut sûrement être fortement déçu du final sans ruban de Linoy Ashram (ISR), des lâchés répétés de Salome Pazhava (GEO) ou encore de la sortie de ballon de Neviana Vladinova (BUL) au tout début de son programme mais on peut être ravi de la 3ème place de la biélorusse Ekaterina Galkina qui réussit la meilleure compétition de sa saison. Pour ma part, je trouve cette médaille de bronze vraiment méritée.

Bref, une compétition de cette ampleur, c’est toujours beaucoup d’émotions, mêlées de joie, de déception, mais c’est un rendez-vous qu’on ne louperait pour rien au monde. Je remercie ceux et celles qui m’ont envoyé des photos et des petits mots qui me vont droit au coeur 🙂 N’hésitez surtout pas à partager en commentaire vos impressions sur ces championnats d’Europe que vous ayez été sur place ou derrière votre écran !

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Direction le Grand Prix de Holon (ISR) ce weekend qui se déroulait en même temps que les championnats de France à Chambéry. En individuel, la russe Arina Averina, vice championne du monde, prend le lead au concours général. Elle décroche l’or au cerceau et l’argent au ballon mais elle ne se classera que 6ème à la finale des massues suite à deux lâchés et 5ème au ruban après qu’un noeud l’ait pénalisée pendant de longues secondes en s’immisçant dans son enchaînement.
Sa coéquipière Alekasandra Soldatova, 2ème du général ne participera pas aux finales des massues et du ruban (surement une légère blessure) auxquelles elle s’était qualifiée. C’est Ekaterina Selezneva, juste derrière, qui participe de ce fait aux quatre finales après sa 3ème place des qualifications. Elle prend l’argent au ruban, le bronze aux massues et ne se classe que 4ème au cerceau et au ballon, alors qu’elle était bien plus forte sur ces deux passages au concours général.

La biélorusse Ekaterina Galkina, 4ème, se pare d’or au ballon, victoire largement méritée et très attendue par le petit monde de la GR. Elle décroche le bronze au cerceau mais dégringole en 5ème position aux massues avec des imprécisions et passe totalement à côté de son ruban pour lequel elle se classe en 8ème et dernière place.

Pour les massues d’or, place à la géorgienne Salome Pazhava, 6ème, qui se pare du titre en finale au même titre que l’italienne Milena Baldassarri, 7ème, qui ne cesse de gravir les échelons et qui décroche l’or au ruban et le bronze au ballon.

Quant aux ukrainiennes Vlada Nikolchenko, 8ème, et Yeva Meleschuk, 12ème, elles remportent respectivement l’argent aux massues et le bronze au ruban.

Du côté des ensembles, les russes prennent la tête de la compétition au concours général mais ne prendront que le bronze au combiné et la 4ème place aux cerceaux.
L’Ukraine, 2ème, ne monte pas sur le podium aux ballons/cordes mais s’emparent de l’argent aux cerceaux alors qu’Israël prend une belle revanche sur sa 3ème place des qualifications, devant son public, en décrochant l’or à chaque finale.

Enfin, c’est l’Estonie qui sort son épingle du jeu en montant sur le podium aux deux finales, avec une médaille d’argent au combiné et une de bronze aux cerceaux.

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