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Préparation pour les championnats du Monde

Comme vous le savez sûrement, chaque année à la fin de l’été, se déroulent les championnats du monde de gymnastique rythmique. Si certaines années, il n’y a pas d’enjeu particulier, hormis de bien se positionner sur le plan international, c’est une bonne façon de se préparer et de se tester avant les éditions qualificatives qui précédent habituellement les années olympiques. Sauf que le système qualificatif a désormais changé et les ensembles devront remporter leur place dès le mois de septembre pour espérer participer aux Olympiades de Tokyo (JPN) en 2020 !

Les championnats du monde ont été créés en 1963 par la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG). Après Pesaro (ITA) en 2017 c’est à Sofia en Bulgarie que les gymnastes (individuelles et ensembles) disputeront la compétition du 10 au 16 septembre 2018. Les Françaises participeront d’ailleurs à l’étape Coupe du Monde de Kazan (RUS) du 24 au 26 août 2018 pour régler les derniers détails.

© Anne-Laure T. Photographe

Une compétition de ce niveau demande une détermination et une préparation particulière !

Tout au long de l’année l’ensemble France participe à des tournois « world cup », comme celui de Guadalajara, des étapes Grand Prix comme les Internationaux de Thiais ou des tournois plus modestes comme la Strass Cup à Strasbourg et ainsi se remmettent sans cesse en question. En fonction des exigences, les gymnastes et leur staff préparent et travaillent de nouveaux enchaînements. Mais les deux mois qui précèdent un championnat du monde sont particulièrement intensifs.

A la fin du mois de juillet les gymnastes de l’ensemble France ont participé à un stage de perfectionnement à Calais, du 16 au 28 juillet. Rappelons que le pôle d’entraînement est considéré comme l’un des meilleurs en France en matiere de gymnastique rythmique. Nos sept gymnastes (Danaé Collard, Hélène Deconninck, Eloïse Marchon, Chloé Sivadier, Elisabeth Rachid, Iliona Prioux et Astrid Rabette) etaient alors accompagnées de leur entraîneure Samira Benmarane, de la directrice du Haut Niveau GR Géraldine Miche, de leur professeur de danse Gregory Milan, ainsi que de leur kinésithérapeute Martin Vanderkam. Elles ont également été encadrées à Calais par l’incontournable entraîneure russe Natalia Dmitrova, pointilleuse et soucieuse du détail. Les filles la suivent d’ailleurs en stage à l’INSEP plusieurs fois au cours de la saison. Elle donne ainsi aux gymnastes l’occasion de perfectionner leurs enchaînements aux 5 cerceaux et au combiné cordes, ballons.

Sur le plan physique les entraînements deviennent plus intenses comme le témoigne Samantha Ay, ancienne gymnaste en équipe de France : « Les entraînements sont plus longs dans le sens où le programme d’entraînement s’alourdit ! L’objectif était de faire 5 à 10 complets sans faute. Donc plus difficile sur le plan physique. La pression est plus importante, précise-t-elle. »
Pression mentale et fatigue physique accompagnent chaque jour un peu plus les gymnastes lors de cette phase. Outre leurs compétences tant gymniques que mentales, leur détermination est très importante lors de ces deux derniers mois !

On leur souhaite donc beaucoup de force et surtout de la réussite pour leurs compétitions à venir avec, on espère, une qualification à la clé !

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Je m’appelle Manon et tiens le compte fan du nouvel ensemble France @frenchteamrg, je pratique également la gymnastique rhythmique depuis quelques années !

En septembre 2017, j’ai eu la chance d’assister aux championnats du monde de Pesaro en Italie, une superbe expérience !

Retrouvez des infos et des photos coup de coeur de l’équipe de France sur mon compte Instagram !

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Le justaucorps est arrivé en GR dans les années 1950 et on ne peut pas dire qu’il ait beaucoup évolué à ses débuts… D’abord monochrome, puis avec deux ou trois couleurs, des formes géométriques simples… Clairement, il est là pour habiller la gymnaste, point. Pas question d’en détourner l’attention.
Mais dans le milieu des années 1990 nous voyons arriver consécutivement les académiques, le voile chair, les couleurs fluos, tissus métallisés, paillettes, puis dans le début des années 2000, les jupettes débarquent, et à partir de là, tout s’emballe ! Chaque saison voit arriver son lot de nouveautés, plus ou moins farfelues…
Prêts à affronter l’univers impitoyable des justaucorps ? C’est parti !

Les tissus
Commençons par la base. Pas de tissu, pas de justaucorps. OK, mais quels tissus ont la cote, et lesquels vaut-il mieux laisser à… La petite sœur qui fait de la GAF ?
Et bien justement : Les tissus pailletés, pelliculés, ou métallisés, très en vogue il y a encore quelques années sont trèèèèèès en déclin, on peut toujours en trouver en petites touches : décors, motifs, bordure, mais beaucoup plus rarement comme base du justaucorps, comme avant. Et ça, justement, c’est une mode qui persiste en GAF, alors si vous en avez en grande quantité, tout n’est pas perdu, vous savez à qui ça peut plaire !

Et là, c’est le drame ! Dès le début, je perds toute crédibilité. Merci Dina… On fera comme si on n’avait rien vu.

© Creapik – Dina Averina (RUS)

En termes de matière, le lycra est évidemment le tissu le plus utilisé, on peut retrouver encore un peu de velours (Velours plat, évidemment… Adeptes du velours « froissé », retournez dans votre secte ! Il était déjà passé ringard quand j’ai commencé la GR au siècle dernier), souvent pour mettre en valeurs certaines découpes.
Le voile ou la résille chair est LE tissu incontournable du justaucorps… A noter que la version à paillettes est resté bloquée dans les années pré-2010, merci de ne pas l’en faire ressortir, car elle accroche, peut faire des trous dans les autres tissus, ou pire : vous griffer ! Si vous aimez vraiment ça, prenez un chat. En plus le chat ronronne.
Depuis quelques années, on trouve de plus en plus de variété dans les nuances de ton chair, ce qui permet de s’adapter à quasiment toutes les couleurs de peau, bien plus esthétique étant donné que le but d’un voile chair est quand même de donner un effet « nu ». Il est juste dommage que le code de pointage n’autorise pas l’utilisation de tissus différents au sein d’un ensemble, pour simplement permettre d’adapter le voile chair aux différentes couleurs de peaux…
(Remarque, le code de pointage, pendant de longues années n’a autorisé le port d’un collant que PAR-DESSUS le justaucorps, je ne connais personne qui ait respecté cette règle… Dédicace à toutes les rebelles des années 2000…)

La jupette
Depuis son apparition, c’est certainement la pièce qui a le plus évolué ! Il est loin le temps où les jupettes avaient simplement la forme d’un abat-jour ! Très souvent elles sont plus longues au milieu et remontent sur les côtés, ce qui permet d’allonger les jambes. Pour accentuer cet effet, elle peut également être en couleur chair sur les côtés, ou, ce qu’on voit souvent depuis 2-3 ans, laisser la culotte apparente sur les hanches, travaillée avec des strass et du tissu chair.

© Creapik – Sara Llana (ESP)

Il y a eu différentes modes pour les jupettes, difficile de ne pas mentionner la mode du « frou-frou » qui nous a tous atteints dans le début des années 2010 puis est retombé comme un soufflé à peine 5 ans plus tard, et celle des franges de fils, encore utilisées maintenant, mais plus souvent plus par petites touches asymétriques que sur toute la jupette.

Alexandra Merkulova (RUS) en 2012, dont la jupette frou-frous au ballon a presque autant fait parler que son utilisation d’une massue-micro pour chanter « Let’s Get Loud » l’année suivante – © Creapik

La culotte
Vous pensez que la culotte est un simple morceau de tissu sans autre intérêt que de cacher ce qui doit l’être ? Que nenni ! En haut niveau la culotte est une partie du justaucorpshyper travaillée comme le reste ! En même temps, étant donné les éléments de souplesse réalisés, on la voit presque plus que le reste du justaucorps, donc autant y mettre un paquet de strass !
Ce qu’on voit beaucoup : des culottes avec continuité du motif du buste, ou depuis quelques années, avec du tissu chair sur les côtés, superposables aux découpes de la jupette.

Les manches
Les manches sont peut-être le seul élément sur lequel il n’y a pas de tendance franche… On voit encore de tout : manches longues, avec ou sans passant de doigt, courtes, absentes ou asymétriques. Petite nouveauté depuis quelques années : les petites manches volantes sur les épaules, très simples à faire et qui permettent de « casser » des épaules un peu carrées, ou encore bouffantes pour un style slave.

Petite originalité, la manche qui finit évasée, de Yanika Vartlaan (UKR) – © Creapik

Les justaucorps mutants
Non, je ne parle pas de justaucorps exposés à de la radioactivité, développant des super pouvoirs… Mutant signifie aussi: « Qui change de forme, évolue ».
C’est la grande innovation de la saison dernière… Qui n’a pas entendu parler du justaucorps cerceau de Dina Averina ?
On en trouve pour l’instant de deux types : La jupette qui se retourne (Dina au cerceau), et plus récemment l’ensemble russe), ou comme chez Alexandra Soldatova (RUS), le tissu à sequins mobiles bicolores qui jusqu’à présent se contentait d’habiller les coussins qui font fureur dans les chambres d’ados.

C’est une mode assez intéressante dans le sens où on rentre quasiment dans une ère « technologique » du justaucorps, on pourrait presque faire appel à des ingénieurs : il faut réfléchir à de nouvelles techniques, qui permettraient de faire évoluer la forme ou la couleur du justaucorps, au moment voulu, sans gêner les mouvements précédant la mutation… Car parfois ça ne tient qu’à un fil…

© Anh Viet Chau – Détail de la tenue de l’ensemble russe

Ce qui m’embête un peu dans tout ça c’est que cela nécessite une intervention de la gymnaste. C’est peut-être très fluide, très bien amené dans la compo, mais à un moment, pour que ça marche, la gymnaste DOIT manipuler son justaucorps, ce qui devrait être pénalisé.
Prochaine étape ? J’attends les justaucorps recouverts de LED dont les motifs programmés évolueront avec la musique. Le tout alimenté par pile ultra plate. Too much ? Je donne pas 10 ans avant que ça arrive. David Hasselhoff se sentira moins seul comme ça…

Les pièces mobiles
Depuis quelques années on voit de plus en plus de pièces pas totalement cousues aux justaucorps, des drapés aux épaulettes à galons, en passant par les plumes ou les morceaux de voile flottant, tout semble possible, du moment que cela n’est pas trop long et ne gêne pas le mouvement.

© Creapik – La douceur des plumes de Mira Varay (HUN)…

© Creapik – …contre la rigueur des épaulettes de l’ensemble azéri.

La deco
Des strass, des strass, et encore des strass… Oui même s’ils sont noirs sur un lycra noir, ça c’est une mode qui n’est pas près de passer : il faut du strass partout. Petit défi : trouver 1 cm² sans strass sur ce justaucorps. Vous avez 2h.

Creapik – Ekaterina Selezneva

En tendance ces dernières années : Les demi perles, qui n’ont pas remplacé les strass car n’ont pas leur brillance mais apportent un peu de matière, ainsi qu’un style un peu précieux.
Encore plus récent: les petits miroirs à coudre, en plastique. Prendre garde à l’endroit où ils sont cousus : éviter les parties où ils peuvent être trop rigides voire douloureux (pliure du bras, cou…)

Creapik – L’ensemble France

En dehors des strass, on trouve beaucoup de travail de peinture, que ce soit à la main pour permettre plus de détails qu’avec de la découpe ou à l’aérographe qui permet fondus et dégradés.

Les OVNIs (on les voit une fois, on cligne des yeux, et on ne les voit plus)
Cela allait sans doute avec un élan bio-zen-hipster-quinoa-boulgour, ces petits justaucorps entièrement recouverts de fleurs fuchsia qu’arboraient les russes en 2011, dotés de bracelets en strass (vite retirés car contrevenant au code de pointage), qui allaient avec un enchaînement tout aussi original… Ça a duré un peu moins d’un an, puis on est revenu au style habituel. Un bug dans la matrice, sûrement.

Olivier Aubrais – Anastasia Nazarenko (ensemble russe)

Personne n’a essayé de justaucorps aussi « nude » avant elle, et personne n’a réessayé après : le justaucorps totalement chair d’Evgenia Kanaeva, souvent imité, jamais égalé. Ce justaucorps « improbablement élégant » grâce à sa découpe de « nuisette » entièrement en strass, est lui aussi sorti en 2011. Mais que s’est-il passé en Russie cette année-là ?

FIG – Evgenia Kanaeva (RUS)

La mode dont j’aimerais qu’elle cesse (mais vraiment)
Les amis, l’heure est grave. La mode du football a envahi notre sport.
Je ne trouve pas de meilleure explication à cette arrivée massive de « chaussettes », couvrant tout le tibia et coupant totalement la ligne de jambes. D’abord apparue avec les Russes, qui nous ont habitués à certains styles plutôt kitsch, cette mode se répand maintenant et a maintenant atteint l’Azerbaïdjan… Où s’arrêtera-t-elle ?

Creapik – L’ensemble azéri

Des pronostics pour la suite de l’évolution, ou des envies particulières de nouvelle mode pour nos chères gymnastes ? Les paris sont lancés ! Et vous, c’est quoi votre truc ?

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Je m’appelle Vanessa, j’ai 31 ans et j’ai été gymnaste FFG pendant 22 ans, et également un peu en FSCF et FFSU. Depuis, je continue d’aider mon club, avec les montages musiques, le site internet, les photos, quelques aides en compétition, et je suis récemment entrée au bureau. Je fais aussi beaucoup d’affiches pour mon club, quelques clubs alentours, le tournoi de Thiais et plus récemment Calais.
Je dessine des justaucorps depuis toute petite, j’ai commencé à en coudre il y a 10 ans, d’abord pour moi puis pour les filles du club, les amies etc.
Pour partager mon travail et mes retours d’expérience, j’ai créé mon site Creapik, mais également d’autres sites comme le Wiki de la GR, sur lequel tout le monde peut écrire des articles, le Portail de la GR, un peu en friche ces derniers temps, et je suis également depuis plusieurs années modératrice sur le forum de la GR
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Le championnat de France de Trophée Fédéral, Avenir et Coupe Villancher qui se déroulait ce weekend à Nantes était un gros défi pour notre club. Il y a quelques années, nous organisions souvent de grosses compétitions nationales voire internationales, mais avec l’utilisation des grosses salles pour les sports collectifs nous étions limités depuis.

Cette année, nous avons relevé le défi dans la belle salle de la Trocardière, avec quelques accrochages certes, mais grâce aux bénévoles du club, et l’aide précieuse des clubs de Reze GRS et de la Cambronnaise nous l’avons fait!

Il y a eu beaucoup de travail et globalement la compétition était réussie, avec comme toujours de belles prestations de toutes les équipes, dont certaines venaient de bien loin! En effet nous avons eu la joie d’accueillir à nos entrainements la semaine précédant la compétition les équipes de La saline (Ile de La réunion) de Mozaik et Spirale (Guadeloupe) qui ont été absolument adorables !

Et enfin, comme toujours, l’excellente ambiance propre à ce championnat de France Trophée fédéral l’a emporté et a ravi tout le monde ! Les mascottes Minies ont ravies les plus jeunes comme les grands, et les lumières de la Trocardière associées au flash mob ont transformé les palmarès en véritable fête !

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Je m’appelle Manon Dupeuble et je suis depuis tout récemment la nouvelle entraîneure et responsable GR du club de La Nantaise. Je suis rentrée au club en 2006 à l’âge de 12 ans, en compétitif après avoir fait quelques années de loisirs en région parisienne. Dès que j’ai eu 14 ans j’ai commencé à entraîner bénévolement en parallèle de mes entrainements et j’ai fini ma carrière de gymnaste en 2014 après une dernière année en DN1. En 2017, j’ai été diplômée d’état en masso-kinésithérapie, et j’ai du laisser de coté le bénévolat à cause de mes horaires. La même année, la responsable du secteur GR a dû quitter son poste pour raisons personnelles et s’est alors posée la question de qui reprendrait le secteur. L’entraînement me manquait, les filles me manquaient et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure en février, en parallèle de mon activité de kinésithérapeute à mi temps. Tout cela est nouveau pour moi, heureusement je suis bien entourée !

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Je suis particulièrement heureuse d’accueillir Eva Serrano (photo ci-contre accompagnée de Géraldine Miche, Samira Benamrane et Isabelle De Cossio) sur le blog pour connaître son point de vue sur les championnats d’Europe de Guadalajara (ESP) qui se sont terminés dimanche. Double finaliste olympique à Atlanta (USA) en 1996 et Sydney (AUS) en 2000, la française est désormais de l’autre côte de la table, en tant que juge internationale. Après de nombreuses remises en cause, la gymnastique rythmique tient-elle le bon bout en ce qui concerne l’exigence du code de pointage ? Voici son point de vue.

Bodychou : Quel est ton bilan personnel sur ces Championnats d’Europe ?
Eva Serrano : La France est en net progrès, les individuelles juniors ont vraiment bien travaillé. Elles remplissent leurs objectifs, avec deux finales pour Célia Joseph-Noël qui a super bien bossé durant tout le week end !
L’ensemble en progrès réalise le meilleur total point de la saison et termine 10ème. Les compositions sont très appréciées. Maintenant il faut faire le sans faute à chaque engin.
Axelle déçoit par son dernier passage, qui est vraiment catastrophique et qui fait que finalement elle n’arrive pas à se qualifier pour les Jeux Européens. Sinon elle est en net progrès vis à vis du début de l’année sur tous les paramètres D1 D2 /D3D4/artistique. Trop dommage de lâcher sur le dernier engin, nous étions tous très déçus, car l’objectif était atteignable !

B : As-tu eu un coup de coeur ?
E.S. : Oui un énorme coup de coeur pour l’ensemble Bulgare qui est juste extraordinaire. Je ne l’avais vu que en vidéo mais en vrai c’est juste quelque chose de fabuleux!

B : En tant qu’ancienne gymnaste et désormais juge internationale, qu’apprécies-tu dans cette nouvelle révision du code de pointage ?
E.S. : J’apprécie le travail à l’engin qui est devenu plus riche et qui rend la compétition beaucoup plus intéressante car les gymnastes avec pas énormément de qualités physiques arrivent grâce aux difficultés d’engin à se hisser devant.

B : La donne est-elle enfin inversée pour que de nouveaux profils de gymnastes émergent ?
E.S. : Je ne peux pas dire qu’il y a de nouveaux profils, je dirai qu’il n’y a plus de profils type !

B : L’Espagne est une destination où la gymnastique rythmique est tout le temps en effervescence et on s’y laisse facilement prendre. Cela te rappelle de bons souvenirs ?
E.S. : Oui bien évidemment cela me rappelle mon titre de championne d’Europe à Saragosse ! J’ai adoré le public espagnol très connaisseur et qui applaudit vraiment la belle performance. C’était génial cette ambiance, je pense que les gymnastes ont adoré aussi !!

B : Sur ces vingt dernières années, quel est ton regard sur la GR en général ?
E.S. : Sur ces 20 dernières années il y a eu une période que je n’ai pas du tout aimé, celle où il ne fallait faire que des difficultés corporelles. C’était affreux. Les gymnastes avaient une vingtaine de difficultés corporelles dans les enchaînements cela ne ressemblait plus à rien. Puis nous sommes revenus en arrière progressivement pour revenir à aujourd’hui où je pense que nous sommes vers un code avec légèrement trop de difficultés engin. Il faudrait, selon moi, limiter les DE et être plus exigeant sur les critères (pour que ce soit plus complexe). Par contre en D1 je pense que c’est très bien il ne faut pas changer.
J’ai malgré tout dans la tête ma génération avec Maria Petrova, Elena Vitrichenko, Larissa Lukianenko… Le public était fan et il y avait beaucoup d’émotion dans ces enchaînements. C’était aussi une belle époque. Mais je trouve le code plus juste et objectif aujourd’hui qu’avant et ça c’est une belle évolution.

B : Est-il difficile de rester impartiale en tant que juge ?
E.S. : Aujourd’hui c’est beaucoup plus facile de l’être, les règles sont claires donc les classements sont justes.

B : Quel est ton plus beau souvenir de Guadalajara 2018 ?
E.S. : Le passage de Célia au ruban et l’ensemble bulgare aux cordes ballons !!

B : Un mot pour les gymnastes qui aimeraient suivre tes pas :
E.S. : La GR c’est un sport très difficile et très exigeant mais qui apporte tellement d’émotions qu’on ne peut que vouloir le pratiquer !
Crédit Photos © Eva Serrano / Samira Benamrane / Marianne Piquerel

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