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Samira Benamrane entraîne actuellement l’ensemble France aux côtés de Géraldine Miche à l’INSEP. Elle revient sur son parcours, son métier, tout simplement sa passion pour la gymnastique rythmique qui lui a fait embrasser cette carrière au plus près de nos élites tricolores.

Bodychou : Tout d’abord, peux-tu me parler de ton parcours qui est plutôt atypique pour une entraîneur de GR ?
Samira Benamrane : Déjà quand j’étais gymnaste, j’étais rattachée à une toute autre fédération que la FFG (Fédération Française de Gymanstique), la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail), ce qui n’a rien à voir. J’ai monté une association à Vitry-sur-Seine dont je suis originaire, d’abord FSGT puis FFG. Par la suite, j’ai monté une autre structure à Saint Fargeau Ponthiery qui a pas mal fonctionné. J’entraînais les soirs en plus de mon activité professionnelle de l’époque. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, j’étais ingénieure informatique à Paris et je n’ai suivi aucun cursus STAPS ou autres filière sportive.

B : Comment le choix s’est-il imposé ?
SB : En plus d’encadrer Saint Fargeau, j’ai commencé à donner un coup de main au club d’Evry. De fil en aiguille, j’ai pris la décision de m’orienter totalement vers la GR après avoir obtenu bien entendu mon Brevet d’État. J’ai par ailleurs eu d’autres casquettes, celle de Directrice Technique aux clubs de Saint-Fargeau et d’Evry, de coordonatrice au Pôle d’Evry et de responsable pré-filière pour faire le lien entre le club et le pôle. Cela m’a permis de découvrir les aspects technique et administratif d’une structure.

B : Tu as ensuite rejoint l’encadrement du Pôle, toujours à Evry ?
SB : Oui mais la transition a été un choix plus personnel que professionnel. C’est le côté de la vie fédérale que je trouve passionnant. Le public n’est pas le même, mais pourtant les deux structures sont complémentaires, ce sont les objectifs qui changent, qui évoluent. C’est la transversalité très riche de ce fonctionnement qui m’a vraiment plue.

B : L’investissement changeait-il radicalement entre club et pôle ?
SB : Ce n’est pas le même rythme ni les mêmes exigences et au-delà de la grande disponibilité que le métier demande, il a fallu que j’adapte ma vie de famille en fonction, notamment après la naissance de mon fils.

B : Depuis 2016, tu as rejoint l’INSEP pour préparer l’ensemble France. L’ascension était logique ou était-ce une nouvelle transition ?
SB : C’est un gros chamboulement et également une sacrée pression sur les épaules. L’environnement est différent, la préparation est différente elle aussi car il s’agit davantage de perfectionner des détails et d’être dans cette recherche constante jour après jour. C’est un poste qu’il ne faut pas accepter à la légère et dont il faut endosser les responsabilités. Mais le challenge est motivant et c’est ce perpétuel mouvement qui m’anime et qui fait que je trouve mon équilibre ! Ce qui est certain, c’est qu’on ne compte pas ses heures, y compris dans les trajets, car je fais le choix de rentrer chez moi tous les soirs pour passer du temps avec mon fils, que j’emmène à l’école le matin avant de rejoindre l’INSEP, et dans la région parisienne, 50km par trajet, c’est long !

B : Tu as retrouvé une majorité des gymnastes de l’ensemble que tu entraînais déjà à Evry. Est-ce que ça facilite les choses ?
SB : Je suis certaines des filles depuis leur 11-12 ans effectivement, mais elles ont poursuivi leur évolution et ont extrêmement mûri en peu de temps. Je ne fais pas de distinction entre les filles, qu’elles viennent de Calais, Evry, Strasbourg ou Orléans car elles sont entraînées de la même façon en pôle. Je m’adapte à chaque gymnaste en fonction de chaque situation mais c’est avant tout un travail d’équipe.

Ce qui me plaît par dessus tout, ce n’est pas le résultat, c’est le chemin qu’il faut parcourir pour arriver aux objectifs.

B : Où se situent les difficultés ?
SB : D’une part, il a fallu passer d’un travail individuel à un travail d’ensemble de A à Z. Même si j’ai déjà travaillé sur les groupes de DN au niveau national, cela n’a rien à voir avec un travail quotidien sur un ensemble à compétitivité internationale. Mais les filles apportent chacune leurs forces et leurs atouts et ce qui est positif c’est d’arriver à proposer quelque chose malgré la disparité physique des filles. On est une des seules équipes au monde à ne pas être catégorique sur les critères de sélection et c’est à la fois une difficulté et un réel atout. L’approche est complètement différente en ensemble, tant au niveau de l’échauffement que de la recherche artistique et musicale, il y a tout un travail constant à réaliser sur les collaborations, et c’est encore plus complexe avec un collectif de sept filles dont quatre sont gauchères et trois droitières. L’objectif de tous les instants pour moi, c’est de maintenir les filles en cohésion et surtout de réaliser des passages sans chutes.
A l’INSEP, il y a également beaucoup d’intervenants qui travaillent avec l’équipe aussi bien au niveau préparation physique que mentale et médicale. C’est une gestion à prendre en compte mais qui est enrichissante à tout point de vue.
La réelle problématique réside dans l’état de forme de chaque fille qui peut se répercuter en blessures (fatigue, stress, prise de poids…). Elles sont accompagnées par des kinésithérapeutes, des diététiciens, des préparateurs physiques afin d’avoir une réelle éducation alimentaire et physique.

B : Qu’est ce que tu aimes et n’aimes pas dans ton métier ?
SB : C’est plus ou moins complémentaire. J’aime le challenge, le fait que ça change constamment, c’est là que réside justement la difficulté. Un jour, j’ai l’impression d’avancer puis de reculer le lendemain. Je dois m’adapter chaque heure de chaque jour, me remettre en question sans arrêt, essayer de trouver la solution différemment et tout recommencer le jour suivant. Ce qui me plaît par dessus tout, ce n’est pas le résultat, c’est le chemin qu’il faut parcourir pour y arriver ! Je crois que c’est ce qui me définit totalement. Il faut savoir rebondir sur la frustration du moment.

B : Quel regard portes-tu sur la GR en France ?
SB : Je regrette qu’il n’y ait pas de passerelle moins brute entre les sections loisirs et le haut niveau, surtout en compétition. Si tous les niveaux étaient représentés sur une même compétition, cela permettrait une sélection plus accrue en pôles et de créer une réelle motivation chez les plus jeunes. La discipline est très exigeante donc globalement on va avoir tendance à favoriser une activité moins ou différemment contraignante, les études également… Mais le regard doit changer sur tout ça car toutes les gymnastes de l’équipe de France poursuivent des études. La majorité des gymnastes sortent bachelières d’un bac scientifique avec mention et félicitations. On sait que l’intérêt naît de la passion exclusivement, il n’y a pas de réel enjeu financier dans un sport comme le nôtre. Il est nécessaire de revaloriser l’image de la discipline à tous les échelons, revaloriser les postes d’encadrement et faire valoir une stabilité professionnelle à l’issue d’une carrière.

B : La France a longtemps été encadrée par les pays de l’Est, notamment la Bulgarie, revendiques-tu la GR « made in France » ?
SB : Dans un sens oui, je pense aussi bien pour les gymnastes que pour l’entraîneur, que cela empêche d’être affecté par une rupture supplémentaire, linguistique, culturelle. L’environnement est déjà tellement unique pour un sportif de haut niveau, il doit rompre avec beaucoup de choses pour arriver à l’excellence, (famille, vie sociale, rythme de vie) que c’est un atout d’être issu d’un « système » que son coach connaît lui aussi.
Je reste persuadée que le travail et la régularité récompensent les efforts quoi qu’il en soit, notre objectif est pour l’instant de se positionner dans le top 8 mondial. Comme dans tout, la réussite se bâtit étape par étape. Encore une fois, c’est le cheminement qui est le plus important et le plus intéressant pour arriver à l’accomplissement. Je crois au développement d’un système intelligent scolaire et sportif au plus proche de la culture française.

B : Le mot de la fin ?
SB : Il faut continuer à garder des étoiles plein les yeux et à rêver. Tous les acteurs de la discipline sont animés par cette même passion qui nous lie tous et c’est ça le plus beau.

Crédit photos © Fanny Cortyl

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Comme vous le verrez ci-dessous, le système qualificatif pour les Jeux Olympiques de Tokyo (JPN) s’étale désormais sur trois ans et ce, à partir des prochains mondiaux 2018 avec les ensembles. Finalement, ce n’est sans doute pas plus mal, différent certes, mais au moins, cela permettra de suivre la détermination et la persévérance sur le moyen/long terme de toutes les gymnastes, plutôt que d’attendre le dernier mondial du cycle olympique. Avec une redistribution à chaque échéance, l’encouragement de certaines nations sera peut être plus propice à leur propulsion. Reste, bien entendu à travailler, apprendre à gérer la pression et éviter les blessures. Que de surprises en perspective !

© FIGSystème qualificatif olympique Tokyo 2020

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Nathalie Deconninck est mère de quatre enfants dont la dernière, Hélène, a intégré l’INSEP pour sa préparation au sein de l’ensemble France à la rentrée 2016. Elle me fait part de son point de vue sur la carrière de haut niveau de sa fille et sur ce que cela a impliqué au niveau parental comme familial.

Bodychou : Tout d’abord, comment Hélène a-t-elle commencé la gymnastique rythmique ?
Nathalie Deconninck : Son frère a longtemps pratiqué la danse et indirectement ou non, Hélène a exprimé le souhait de faire de la danse à son tour. Elle avait 3 ans et demi quand nous l’avons inscrite à la danse et à la gym.
Pour la petite anecdote, avant que je ne sois enceinte d’Hélène, j’avais fait la rencontre de Cécile Philipps, directrice technique au club de GR de Sucy-en-Brie, à l’occasion d’un spectacle de danse de mon fils et je lui avais raconté que si je mettais au monde une seconde fille, elle ferait de la GR. Pourtant sans aucun calcul de ma part, le destin s’est finalement chargé de répondre à ma remarque de l’époque.

B : Comment avez-vous appréhendé la sélection d’Hélène au Pôle d’Evry ?
ND : Ce n’a pas été tant la sélection en elle-même puisque tout s’est déroulé par étape au fil des années mais ça a été davantage une adaptation, à la fois au rythme soutenu des horaires mais également, pour Hélène, d’apprendre à gérer un emploi du temps chargé, optimiser les temps de trajet en avançant sur ses devoirs du collège, travailler plus dur même sur des blessures. Si nos enfants nous surprennent sans cesse, j’ai découvert chez ma fille une force de caractère que je ne soupçonnais pas aussi déterminée face à la charge de travail que le sport de haut niveau exige.

B : Entre Sucy-en-Brie et Evry, votre organisation a-t-elle changé ?
ND : Oui, car même si les deux villes sont théoriquement à une demi heure de distance, en réalité pour la région parisienne, c’est deux fois plus de temps avec la circulation. Le Pôle d’Evry ne dispose pas d’un internat, du coup pendant quatre ans, à raison d’environ quatre heures par jour, nous faisions le trajet, Estelle Collard et moi, pour emmener nos filles. Nous habitons à 50 mètres l’une de l’autre et Danaé a jusqu’à maintenant le même parcours qu’Hélène – même club, même Pôle et même sélection en équipe de France – nos deux familles sont d’ailleurs devenues très proches depuis toutes ces années. La voiture était devenue notre bureau puisque les filles étaient souvent amenées à effectuer leurs devoirs pendant le trajet et même dîner quand les horaires obligeaient (période de DN notamment).

B : Cette organisation n’impactait pas votre vie professionnelle ?
ND : Une fois Hélène en Pôle, j’ai pris la présidence du club de Sucy. Je pouvais, d’une certaine manière, moduler mes horaires en fonction du besoin. Par contre, ce qui m’a vraiment fait bizarre quand tout s’est arrêté au bout de quatre ans, lorsqu’Hélène a intégré l’INSEP à Paris, c’était de devoir employer toutes ces heures à quelque chose de nouveau.

B : Selon vous, quel est le rôle d’un parent de sportif de haut niveau ?
ND : Avant tout, je dirai qu’il s’agit d’un rôle d’accompagnant et de soutien. Chaque jour, on appréhende et on module différemment sans jamais plaindre notre enfant ni rentrer dans le processus d’apitoiement en cas de déception. Au contraire, on est à l’écoute, et encore une fois, on accompagne et on soutient quoi qu’il advienne. En GR, comme dans la majorité des disciplines, les athlètes doivent se surpasser d’un jour à l’autre. Mais je n’ai jamais poussé Hélène, je lui disais plutôt que si c’était insurmontable, elle pouvait arrêter mais ce n’est pas ce qu’elle veut entendre, bien au contraire, on booste tout en restant dans notre rôle de parent et en respectant les décisions de chaque membre de la famille. D’une certaine manière, c’est une leçon de vie, car il s’agit de respecter ses engagements jusqu’au bout.

B : Pour une mère, la fierté est plus forte ou il s’agit de bien autre chose ?
ND : Au delà d’aimer ses enfants et d’être fiers de ce qu’ils sont, je dirais qu’on apprend à connaître son enfant encore plus profondément, ne serait-ce que sur l’endurance et le dépassement de soi, ce sont ces qualités qui sont une réelle source de fierté, bien au delà de l’exploit sportif. Il est primordial de faire confiance à son enfant et en sa capacité à s’engager, à surmonter les épreuves et à connaître ses ressources. Cette confiance fait souvent défaut en France en terme d’éducation et c’est quelque peu dommage car cela dessert les enfants au bout du compte. Laissons les nous surprendre, vous ne serez pas déçus !

B : Quant à vos trois autres enfants ? Comment vivent-ils la carrière de leur soeur cadette ?
ND : Ce sont ses premiers fans. Ils ont une réelle complicité, propre à chacun d’eux d’ailleurs. Dès qu’Hélène dispose de quelques jours de congés, si ce n’est pour les passer avec nous, elle n’hésite pas une seconde pour descendre sur Montpellier chez sa soeur aînée. Elles éprouvent un réel besoin de se retrouver toutes les deux. Puis, quand Hélène est en compétition, on est tous les cinq présents sauf si l’emploi du temps ne le permet pas. Ce partage d’une passion commune a généré une certaine synergie entre nous. On est devenu une petite tribu qui soutient le projet de l’un de ses membres. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a jamais eu de jalousie de leur part vis à vis d’Hélène.

B : Avez-vous fait des sacrifices ?
ND : Avec mon mari, on se disait qu’on n’aurait peut-être pas pu fournir autant s’ils avaient été plusieurs à vivre ce rythme effréné. Mais finalement, je me suis rendue compte que ce n’était pas tout à fait vrai, que nous nous sommes toujours débrouillés pour que nos enfants puissent faire ce qu’ils avaient à faire et les accompagner tous autant qu’ils sont, même si cela signifiait conduire l’un d’eux à l’autre bout de Paris avec un bébé dans la voiture. Nous ne nous sommes pas mis de frein, il s’agit simplement d’organisation, ni plus ni moins.
Des sacrifices, ce n’en était pas vraiment, si ce n’est que nous modulions nous vacances en fonction de son emploi du temps. Hélène bénéficie d’une semaine en juin et de quelques jours en septembre, donc nous faisons tout pour être toujours à la maison sur ces périodes ci car elle a besoin de se ressourcer parmi les siens. Pour ce qui est de boucler une destination de vacances, on décide de le faire passer au second plan et ce n’est pas si grave finalement. Puis l’année prochaine, ce sera déjà le bac de français donc on jonglera également en fonction. Encore une fois, il ne s’agit pas de sacrifice mais d’assumer nos choix.

B : La GR est-elle devenue une passion pour vous ?
ND : Ce que j’admire en France au niveau de la GR, c’est l’engagement des entraîneurs pour leur discipline et leurs filles. On sait bien que ce n’est pas le métier le plus rentable qui soit, ne serait-ce qu’en terme de disponibilité car il ne s’agit pas de pointer ses heures, les journées, les soirées et les weekends se confondent souvent. Et pourtant, c’est le sport qui prévaut sur tout le reste et reste leur principale source de motivation. Je trouve cela admirable.

B : Et avec les parents des autres gymnastes qui composent l’équipe, quels sont vos liens ?
ND : Il existe une très bonne entente entre tous les parents des gymnastes de l’équipe de France, nous sommes solidaires et complices, nous avons vécu une très belle
troisième mi-temps tous ensemble, en prenant soit d’être proches, de descendre dans le même hotel et de se retrouver au restaurant, à Pesaro pour les mondiaux. Ce fut une belle expérience humaine.

B : Pour vous, qu’est-ce qui doit être mis en lumière ?
ND : En tant que présidente de club, la Fédération, depuis plusieurs années met des outils à disposition des clubs. Access Gym, par exemple, est un formidable soutien pour offrir aux groupes loisirs des sources de travail. Hélène et Danaé en sont d’ailleurs les exemples puisqu’elles sont issues des sections loisirs avant d’avoir été sélectionnées par Cécile Philipps lors des des compétitions fédérales. Elles ont toutes deux, grâce au travail de leurs entraîneurs et de leurs capacités propres à gravir les échelons pour approcher leurs rêves. De mon point de vue, le sport doit être accessible à tous, peu importe ses capacités du moment qu’on persévère.

Crédit photos © Nathalie Deconninck / Olivier Aubrais / Fanny Cortyl

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La saison internationale touche presque à sa fin avec le dernier Grand Prix qui se déroulait à Eilat (ISR) ce weekend. Comme pour l’avant dernière étape de Brno (CZE), c’est la russe Yulia Bravikova qui truste tous les podiums, concours général plus finales.

Elle devance ainsi la biélorusse Yulia Evchik, médaillée d’argent au général, au cerceau, aux massues et au ruban. Elle ne se classe que 6ème de la finale au ballon suite à des erreurs. Sa coéquipière Yulia Isachanka, 6ème, récupère le bronze in extrémis aux massues, son unique podium du weekend.

Du côté ukrainien, Kateryna Lutsenko s’empare du bronze au général mais ne réitère pas son exploit en finale. C’est au contraire sa coéquipière Olena Diachenko, 4ème, qui décroche le bronze en finale du cerceau et du ballon.

Quant à la jeune géorgienne Elina Valieva, 5ème, elle tire son épingle du jeu en prenant l’argent au ballon et le bronze au ruban.

Les ensembles israélien et russe étaient en démonstration. Pas de compétition sur ce weekend.

Tous les résultats : cliquez-ici !

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